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Le blog de Thaddée

"Ce qui parle le mieux de nous, ce n'est pas ce que nous disons, c'est ce que nous faisons. Je fais des livres qui parlent de moi sans le dire." TS | Actualité OB Kiwi et plates-formes de blogs, Déco blogs, Balades à Sète, Chroniques lyonnaises et fidésiennes, Escapades, Histoires de chats et d'oiseaux, Littérature, Photographie, Société, Poupées, Tricot, La vie ... Communauté : "Victor & Victoria", esprit shabby chic, romantique et cosy.

Ne plus rêver des cimes

Publié le 19 Avril 2014 par Thaddée in Journal d'un écrivain, Lecture Au coin du feu

Ne plus rêver des cimes

Il y a quelques jours, en effectuant des recherches sur le stress de la page blanche, sans doute pour me rassurer, j'ai identifié la nature de mes blocages. Je souffre ... de perfectionnisme.

« Je dois produire quelque chose de supérieur à ce qui se fait habituellement. »

 

Une personne perfectionniste se fixe des standards irréalistes et beaucoup trop élevés qui génèrent de l'anxiété (ex. : révolutionner le domaine). La pression pour atteindre ces standards peut l'amener à s'imposer des règles rigides ou à attendre d'être dans des dispositions idéales pour accomplir un travail parfait.

Le perfectionnisme : quand le mieux devient l’ennemi du bien

 

La personne perfectionniste s’impose des standards d’excellence extrêmement difficiles à atteindre, voire impossibles. Elle ne sait doser ses efforts, se surinvestissant parfois dans des activités de moindre importance au détriment de certaines plus prioritaires. Pour elle, les détails comptent autant que l’ensemble et elle demeure inflexible dans le choix de ses priorités et de ses façons de faire. La personne perfectionniste a de la difficulté à travailler en équipe et à déléguer. Elle doute constamment d’elle-même et n’accepte pas ses limites et ses imperfections. Sa valeur en tant que personne dépend de ses succès et de sa réussite. Elle se juge sévèrement et accepte mal la critique. La moindre erreur est vécue comme une cuisante défaite. La personne perfectionniste est une éternelle insatisfaite et ressent très souvent de l’anxiété, de la honte et de la culpabilité. Elle appréhende l’avenir et redoute l’échec.

On retrouve à l’origine du perfectionnisme un mode de raisonnement souvent incohérent et erroné. La philosophie du « tout ou rien » est très présente chez les perfectionnistes. Des pensées telles que « si mon travail n’est pas parfait, il ne vaut rien » et « je dois exceller en tout » sont courantes. La personne qui adopte cette philosophie fait peu de nuance, se perçoit comme un échec et a peu d’estime d’elle-même.

Les perfectionnistes ont également tendance à tout généraliser. Ils ou elles voient dans un événement négatif isolé l’illustration de ce qui leur arrive tout le temps.

Ne plus rêver des cimes

Depuis que j'ai lu ces articles, je m'attache à dépasser l'idée que je me fais de mon travail. J'écris tous les jours sans me mettre la pression. Du coup, je ressens moins de stress. J'en suis à cent pages à peu près, ce qui représente grosso modo la moitié du bouquin tel que je me le représente et si je me conforme au plan que j'ai dans la tête. Il y a plein de passages à refaire, mais je me donne le temps. Ce n'est certainement pas le livre du siècle, mais ce n'est pas le pire, et ce qui me paraît être le plus important, c'est qu'il s'inscrit dans la lignée de tous mes écrits précédents. J'y vois une maturité qui me faisait peut-être défaut jusqu'ici. C'est à dire que : je me complais moins dans les scènes de violence (même si elles existent) pour m'attacher davantage à la personnalité des personnages. Je suis déjà raide dingue du personnage central - alors que c'est une vraie peste ;-) Fait exceptionnel : je ne suis toujours pas malade, quoique j'éprouve par moments l'angoisse profonde et dévastatrice de mon personnage. J'arrive à concilier travail, écriture, et quotidien. J'effectue mes recherches au fur et à mesure, le gros de la documentation étant été réalisé bien en amont de la rédaction proprement dite. J'avance donc sur un terrain balisé, même si je me laisse surprendre par les sautes d'humeur et les imprévisibles réactions de mon personnage. Voilà bien longtemps que je n'avais pas écrit comme ça. C'est bien sûr au détriment du blogging. Vous devez penser que je vous oublie. J'imagine que vous ne comptez plus sur moi pour passer vous dire bonjour. Mais je reviendrai. Je ne sais pas quand. Une fois que le roman sera terminé. Et ce n'est pas pour demain. Je vous souhaite de Joyeuses Pâques et même si je ne suis pas là, ne perdez pas de vue que vous restez dans mes pensées et qu'un jour ou l'autre je serai de nouveau parmi vous. Amicalement,

Thaddée

PS : j'ai découvert le site et la littérature d'un voisin romancier, Sébastien Fritsch, qui vit à Oullins (69). Un article lui est consacré dans le journal local. Je vous invite à jeter un coup d'oeil sur ce qu'il fait. A mon avis il le fait très bien. Voilà quelqu'un qui sait mettre en avant ses livres, qui sait les vendre, avec beaucoup d'imagination et de goût.

Ne plus rêver des cimes
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