| A la seule force du vent |

par Thaddée  -  6 Juillet 2015, 22:13  -  #Récits Petits mystères au quotidien

| A la seule force du vent |

A la faveur de mes vagabondages sur la toile j'ai fait une merveilleuse découverte : sur une plage de sable, marchent des créatures hybrides géantes, mélange étrange d'insecte et de voilier. C'est l'oeuvre tout à fait fascinante de l'artiste néerlandais Théo Jansen dont les croquis d'ailes et de mouvements décomposés évoquent ceux de Léonard de Vinci. Elles portent toutes un nom ; un nom latin comme les insectes et les plantes. On dirait de la paille, on dirait des machines d'assaut romaines, on dirait des vaisseaux de guerre, elles sont à la fois élégantes et sourdement inquiétantes, elles représentent une nouvelle forme de vie. A la différence des robots : pas de programmation, elles sont indépendantes et se déplacent librement à la force du vent. Fantasme d'un créateur génial, improbable matérialisation d'animaux chimériques, elles nous fascineront et nous terrifieront comme tout ce qui nous dépasse.

Theo Jansen est un artiste sculpteur néerlandais du courant de l'art cinétique, qui se base sur l'art du mouvement que ce soit à travers des œuvres mobiles ou des illusions d'optiques.
Ses œuvres sont notamment caractérisées par des sortes de myriapodes* géants réalisés avec des tubes en plastique (P.V.C) et des bouteilles (vides), se mouvant grâce à la force du vent.

* Les Myriapodes, ou Millipèdes, communément appelés « mille-pattes », sont des animaux au corps allongé et segmenté, pourvus de nombreuses pattes, formant un sous-embranchement des arthropodes.

Wikipédia

Mise en ligne le 14 juin 2010 - En hommage à Theo Jansen et à ses sculptures vivantes, construites de tubes et de film plastique, de bouteilles vides et de cordelettes. Cette sculpture se nomme "Animaris umerus". La voile sur le dessus capte le vent et ondule, l'énergie ainsi captée est stockée sous forme de pression dans les bouteilles qui la restitue aux pattes et permet à l'ensemble de bouger.

Un peu effrayante quand même, comme une armée en marche dont on craint instinctivement la taille, le mouvement mécanique, la force incompressible. Mais son moteur c'est le vent. Elle ferait sans doute moins peur si l'auteur de la vidéo n'avait pas choisi les chœurs guerriers d'Audiomachine _▼_ ...

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A voir absolument, sur le site de Théo Jansen indiqué ci-dessous _▼_ l'apparition poétique d'une machine cinétique presque immatérielle qui va se dissoudre comme un mirage dans la brume de la mer au couchant.

A découvrir aussi l'article du très chouette site soo curious _▼_ article consacré aux machines vivantes de Théo Jansen avec une vidéo et de nombreuses photos.

... Cet été sur la plage, ne soyez pas surpris : il se peut que vous croisiez l'une de ces créatures du vent, leur père ayant décidé de les laisser vivre leur vie ... Et si vous n'avez pas la chance de croiser des Strandbeests, vous pouvez toujours compenser en lisant l'ouvrage Strandbeest les machines à rêves de Théo Jansen par Lena Erzog aux Editions Taschen ce qui est un gage de qualité.

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Au cours des sept dernières années, la photographe et artiste Lena Herzog a suivi l’évolution d’une nouvelle espèce cinétique. Aussi complexes que des insectes, mais avec des élans d’énergie équine, les «Strandbeests» ou «créatures de plage» sont le fruit du projet passionné de l’artiste néerlandais Theo Jansen, qui travaille depuis près de vingt ans à la création d’une nouvelle forme de vie capable de bouger et de survivre par elle-même. Captant le vent dans leurs ailes ultrafines, les Strandbeests s’animent soudain de mouvements étranges, comme si ce n’était pas la brise, mais du sang qui courait à travers leurs formes délicates, pas des tubes de plastique, mais un tissu vivant qui composait leurs membres galopants.
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Cet hommage photographique d’Herzog, qui coïncide avec une exposition itinérante, immortalise la ménagerie de Jansen sur les plages de Hollande où, grâce à un processus d’évolution, les créatures sont désormais capables de trotter sur fond de mer, de sable et de soleil, s’arrêtant pour changer de direction si elles sentent un sol trop meuble ou de l’eau qui risqueraient de les déstabiliser. Avec leur composition soignée, dans un noir et blanc qui invite à la méditation, les images d’Herzog célèbrent la vision créatrice de Jansen et font ressortir le surnaturel croisement de l’animé et de l’inanimé dans ses créatures. Le tout compose une œuvre d’art à part entière, découverte captivante d’une forme de merveilleux teintée de surréalisme qui fait naître de toutes nouvelles conceptions de l’existence.

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