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Papier de Verre, le blog de Kiki, Félix et Thaddée ↫

Ce qui parle le mieux de nous, ce n'est pas ce que nous disons, c'est ce que nous faisons. Je fais des livres qui parlent de moi sans le dire. - TS | Actualité OB Kiwi et plates-formes de blogs, Déco blogs, Balades à Sète, Chroniques lyonnaises et fidésiennes, Histoires de chat, Littérature, Photographie, Société ... Communauté : "Victor & Victoria", esprit shabby chic, romantique et cosy. Blog classé dans la catégorie Lifestyle.

Le lit

Publié le 21 Octobre 2015 par Thaddée in Récits Petits mystères au quotidien

Norwich State Hospital
Norwich State Hospital

Rêve que j'ai fait dans la nuit du lundi 19 au mardi 20 octobre 2015

C'est un chouette appartement, dans l'ensemble assez sombre, et très ancien. Je ne me souviens pas de l'avoir cherché ou d'avoir fait une demande de location mais je n'ai eu qu'à signer au bas d'une feuille pour qu'il soit à moi. Il reste un certain nombre de meubles et d'objets du précédent occupant.

J'entre dans une chambre meublée d'un lit à une place et je n'en reviens pas : un lit ! Depuis combien de temps n'ai-je pas dormi dans un vrai lit ? - Ça va me faire tout drôle.

Un peu plus loin j'en découvre un deuxième : voilà qui est parfait. Je pourrai même loger ma petite sœur. Ça va pas mal débloquer la situation.

Au-dessus du deuxième lit, sur une étagère, des chinoiseries qui ne sont pas du tout à mon goût et dont je me débarrasse sans remords. Et c'est là que mes yeux tombent sur le lit à baldaquin, juste derrière le lit désormais réservé à ma petite sœur.

C'est fou. Un lit à baldaquin. Quelle richesse. Quel luxe, même. Il n'est ni très grand ni très haut. De taille modeste, il accueillera au moins une personne. Mais les douces tentures qui l'habillent, d'un émouvant rose fané, quelle élégance ! Et quelle chaleur il me prodiguera dès lors que je l'aurai équipé d'un gros édredon rouge. Et cette merveille est tout à moi, je ne m'y attendais pas !

J'ouvre.

Derrière les rideaux, une vision d'horreur s'offre à moi : c'est noir et décati, si lépreux qu'une rate n'y mettrait pas ses petits. Les multiples couches de literie loqueteuse empestent le moisi. Je recule d'un pas. Qui me débarrassera de cette chose ?

Je n'oserai même pas faire coucher ma petite sœur dans le lit voisin, de crainte qu'il ne soit contaminé par l'état de décomposition avancée de cette monstruosité.

Et comme l'appartement jouxte le supermarché Simply, des clients s'égarent par chez moi, qu'il me faut reconduire aussi sec à la sortie. Cet appart, c'est un cadeau empoisonné. Je ne sais pas dans quel quartier, dans quel arrondissement, dans quelle banlieue de Lyon il se trouve. En fait, je ne sais pas ce que je fais ici.

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