Le laboratoire de Khunrath

Publié le par Thaddée

Dimanche 13 décembre 2015 - Tu n'es pas seul

Calendrier de l'Avent

3ème dimanche de l'Avent. Un mois jour pour jour que les attentats de Paris ont fait plus de cent morts, de très nombreux blessés. Une pensée pour leurs familles et leurs amis.

Le laboratoire de Khunrath

Cette gravure me fascine depuis toujours. Pour moi, ce laboratoire est contemporain des apothicaires et des vastes bibliothèques à coupole vitrée. Et puis les laboratoires, c'est porteur de tas d'histoires comme celles du docteur Frankenstein. On y fabrique des créatures interdites. C'est le domaine du fantastique mais aussi de l'ésotérisme. C'est là que l'homme se prend pour Dieu en manipulant les cellules de l'être vivant. Là, qu'il pratique sur les corps d'étranges expériences. Et là, qu'il écrit des formules magiques, et qu'il invente ou découvre ce qui aurait eu tout intérêt à rester secret. La sorcellerie, la profanation du corps humain, se sont manifestées dans un laboratoire comme celui-ci. Il semble qu'il y ait même un autel où se repentir des outrages que l'on a fait subir tant à ses semblables qu'à Dieu. Un autel où l'on prie Dieu de nous assister en nos sombres travaux ...

El laboratorio de Khunrath - "La primera etapa de la Gran Obra”, más conocido como “El laboratorio del alquimista”, muestra a Khunrath en su laboratorio. Dibujo de Hans Vredeman de Vries (1527-1604).

El laboratorio de Khunrath - "La primera etapa de la Gran Obra”, más conocido como “El laboratorio del alquimista”, muestra a Khunrath en su laboratorio. Dibujo de Hans Vredeman de Vries (1527-1604).

Abb. 2: Oratorium – Laboratorium, Stich von Paulus van der Doort nach einer Vorlage von Hans Vredemann von Vries (1595), in: Heinrich Khunrath: Amphitheatrum sapientiae aeternae solius verae (Hanau 1609)

Abb. 2: Oratorium – Laboratorium, Stich von Paulus van der Doort nach einer Vorlage von Hans Vredemann von Vries (1595), in: Heinrich Khunrath: Amphitheatrum sapientiae aeternae solius verae (Hanau 1609)

_▲_ Première version de la Gran Obra, plus connue sous le nom du Laboratoire de l'Alchimiste, montrant Khunrath dans son laboratoire. Et ci-dessous _▼_ quelques variations sur le thème de Hans Vredeman de Vries.

 Heinrich Khunrath, Amphitheatrum sapientiae aeternae, 1602. Genrih Kunrat, Teatr vechnoj mudrosti, 1602 g.

Heinrich Khunrath, Amphitheatrum sapientiae aeternae, 1602. Genrih Kunrat, Teatr vechnoj mudrosti, 1602 g.

Heinrich Khunrath peint dans son laboratoire par Hans Vredeman de Vries.Heinrich Khunrath peint dans son laboratoire par Hans Vredeman de Vries.
Heinrich Khunrath peint dans son laboratoire par Hans Vredeman de Vries.Heinrich Khunrath peint dans son laboratoire par Hans Vredeman de Vries.

Heinrich Khunrath peint dans son laboratoire par Hans Vredeman de Vries.

Engraving from Heinrich Khunrath, Amphitheatrum sapientiae, 1609. Illuminated by Adam McLean.

Engraving from Heinrich Khunrath, Amphitheatrum sapientiae, 1609. Illuminated by Adam McLean.

_▼_ The Alchimy Web Site d'Adam McLean qui a coloré la gravure de Hans Vredeman de Vries _▲_

Je n'en dis pas plus. Il y a plein de sites qui parlent en détail de cette gravure, expliquant pourquoi elle est circulaire, ce qu'elle signifie, dans quels livres on peut la voir. L'important pour moi n'étant pas tant ce qu'elle représente, que ce qu'elle m'inspire.

En bref

Le laboratoire de Khunrath
Heinrich Khunrath

(vers 1560- 9 septembre 1605)

est un médecin 

et alchimiste allemand.

Il est surtout connu

pour son traité alchimique

l'Amphitheatrum Sapientiae Aeternae 

Amphithéâtre de la sagesse éternelle 

- Source : Wikipédia -
Le laboratoire de Khunrath
Hans Vredeman de Vries
ou Jan de Vriese,
ou Friedman de Frise,
(Leeuwarden de Frise, vers 1527
Anvers selon l'hypothèse 
la plus couramment admise,
au plus tôt en 1606)
est un peintre et un architecte
dont la place essentielle
dans la Renaissance flamande
tient à l'usage systématique
qu'il fit de la perspective linéaire,
selon les techniques géométriques italiennes,
et dont il contribua à propager l'emploi. 

- Source : Wikipédia -

Pour le moment je laisse tomber l'écriture. L'essentiel étant de m'imprégner d'idées, mais aussi d'émotions, de sensations. On ne peut pas commencer d'écrire un roman sans éprouver d'émotions. Peut-être qu'à force de me blinder pour faire face à la situation familiale, je ne ressens plus rien. Il faut donc réapprendre la sensibilité, celle qui tout au long de ces années m'a permis de donner vie à mes personnages.

Publié dans Journal d'un écrivain

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