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Le blog de Thaddée

"Ce qui parle le mieux de nous, ce n'est pas ce que nous disons, c'est ce que nous faisons. Je fais des livres qui parlent de moi sans le dire." TS | Actualité OB Kiwi et plates-formes de blogs, Déco blogs, Balades à Sète, Chroniques lyonnaises et fidésiennes, Escapades, Histoires de chats et d'oiseaux, Littérature, Photographie, Société, Poupées, Tricot, La vie ... Communauté : "Victor & Victoria", esprit shabby chic, romantique et cosy.

Espérance (titre du poème)

Publié le 3 Février 2017 par Thaddée in Une vie comme les autres

Est-ce que je poursuis ou pas la mise en ligne de mes poèmes de jeunesse ? Les commentaires sur mon blog se raréfient. Je crois que le malheur fait peur à beaucoup de monde. Et le monde va trop vite pour moi ; je tourne en mode ralenti. La frénésie du centre ville m'étourdit et me donne des maux de tête. Il va bien falloir pourtant que je prenne le scooter pour aller faire mes courses ; et demain je dois aller chez maman, dans l'appartement de nos parents dont ils sont partis l'un après l'autre à douze ans d'intervalle. L'appartement qui se vide petit à petit de ses papiers, de ses vêtements, de ses livres ... et qui sera bientôt complètement vide, où nous ne pourrons plus jamais aller, car plus personne de notre famille n'habitera à cette adresse. La page sera définitivement tournée. Quarante ans de trajets en bus, à scooter, en voiture, en taxi, soldés par la mort du dernier parent. Quarante ans ... Il n'en reste pas tant.

Je vous livre ci-dessous un deuxième poème écrit dans l'année de mes dix-sept ans. A cette époque, à dix-sept ans on était encore un enfant. On ne savait rien de la vie. On vivait sous la protection rapprochée de ses parents, on lisait beaucoup, les études c'était très important. A dix-sept ans, je me cachais dans ma coquille. Je n'ai fini par éclore qu'en montant de Valence à Lyon entrer à l'université. Là, j'ai pris le monde à bras-le-corps. Mais à dix-sept ans, je n'existais que dans mes pensées, mes écrits, ma famille. Et c'était le bonheur.

Au plus loin de l'infini ne vois-tu pas, dis,
Ce qui fait qu'un homme est heureux ou non de vivre,
Qui fait qu'une vie est à vivre ou à subir,
Qui fait savoir qu'au fond personne n'est maudit ?

Que tu t'appelles Spartacus ou bien Heathcliff
Que tu sois né ou de révolte ou bien de haine,
Qu'il y ait oui ou non des raisons à ta peine,
Vois dans l'âpre désert surgir l'arbre chétif.

Il ne se dit pas que d'autres sont nés racés,
Qu'il y a des forêts où les arbres sont rois
Ni qu'il est des endroits où l'on ne se bat pas ;

Il est des paradis où l'on vit comme on meurt
Sans avoir vraiment existé ; mais l'arbre sait
Que le désert est sa vie, c'est là son bonheur.

Moi, 28 septembre 76, j'avais 17 ans

Bien des maladresses dans cet humble sonnet qui, si je m'en souviens bien, se targuait de vouloir rivaliser avec son seul maître, Rimbaud. Je n'ai pas été Rimbaud, pourtant j'aurai tout fait pour. Je ne suis que Thaddée, et personne ne me connaît. Si je n'avais pas le blog pour diffuser un peu de mes écrits j'en serais encore à empiler mes brouillons dans les placards et les cartons. Toutefois, je ne peux affirmer vouloir poursuivre la rédaction de ce blog. Tant s'effeuille au vent le livre de ma vie ... est-ce que je ne voudrai pas tourner la page du blog, à lui aussi ?

Ce matin je flotte un peu, je ne vais ni bien ni mal, j'aimerais pouvoir écrire quelque chose de positif, mais je manque singulièrement d'idées. Hier après-midi je me suis offert une courte promenade dans le quartier, j'étais si faible et le vent si fort que j'ai failli tomber. J'ai pris quelques photos. De retour chez moi je me suis demandé si ça valait la peine de les montrer sur le blog. Et c'est pour tout pareil. Je fais un pas en avant ; je recule de deux. D'aucuns appelleraient ça du cynisme. Alors que ce n'est le fait que d'une seule question : pourquoi ?

Commenter cet article
M
Tout le monde n'est pas attiré par la poésie. C'est peut-être pour cette raison qu'il y a moins de commentaires. Personnellement, je n'en lis pratiquement plus depuis longtemps. Sauf occasionnellement quelques poèmes préférés.<br /> Bonne soirée et caresse à Félix
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L
C'est joli et puis pour les commentaires, je passe en répondant aux commentaires, ou en retrouvant un commentaire d'un autre.
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M
Bonjour Thaddée, voilà un magnifique poème que tu partages avec nous. Je te sens fragile en ce moment ... normal je pense avec ce que tu as vécu récemment. La vie n'est pas toujours facile je comprends. Je te souhaite beaucoup de paix intérieure et de continuer ton blog avec tes poèmes et tes partages sur la vie qu'ils soient personnels ou généraux, cela est bon de te lire. Bises
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Z
Je lis régulièrement tes articles . ils me touchent profondément mais je ne sais pas toujours quoi t'écrire car c'est très personnel ce que tu nous confies .En aucun cas c'est de l'indifférence .<br /> C'est difficile de se relever après un décès qui nous touche de près . j'ai perdu ma maman il y a 10 ans , ma fille il y a 4 ans , ces 2 décès m'ont changée et je sais que ce qui est "perdu" ne reviendra plus , il y a encore des choses que je ne fais pas , des jours où je " flotte" comme tu dis ...Mais il y a d'autres petits bonheurs , d'autres présences à nos côtés . <br /> Repose toi . Continue ton blog , c'est un exutoire qui t'est nécessaire, publie tes poèmes, montre tes photos si cela te fait du bien sans te soucier d'être lue ou non . Choisis de faire ce qui te fait du bien ., t'apporte un peu de baume . <br /> Je t'embrasse fort .
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N
Tu es en train de sombrer dans la grande déprime, ma chère Thaddée. Il faut te ressaisir, le plus vite possible. Je sais que c'est vite dit, mais fais le!!! Le monde est déjà assez triste avec les horreurs que l'on entend partout, tous les jours... Toi même reconnais que les commentaires se raréfient...Tu n'attires pas, du moins pour le moment, la chaleur... Comprends-tu ce que je veux dire? Je ne suis pas là pour te juger, loin de mes pensées, mais il faut que tu te "bouges" pour ta santé, ton bien être personnel. Je t'embrasse et pardonne-moi pour ces écrits qui doivent te sembler très durs. Nell
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N
Un bon coup d'air de mer ...
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N
Grand coup de fatigue , vague de déprime .....<br /> et puis les événements peu réjouissant , le temps , la période .....<br /> <br /> bientôt tu devrais venir respirer un bon de mer , mais hélas le temps est catastrophique ....... Jaùmsi autant plu en cette saison .......<br /> <br /> N'abandonne pas ton blog ! Qu'importe si les coms se raréfient ...... des fois on en attend trop des coms .....<br /> Câlins à Felix
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K
Je suis très touchée Thadée par ton article du jour. Ton poème écrit à 17 ans me plaît bien. Et puis il me ramène à mes 17 ans que je ne peux oublier. C'était en 1975 (nous avons à peu près le même âge)... C'est à cet âge que j'ai rencontré l'homme de ma vie de 20 ans mon aîné... Il est devenu mon mari, celui que j'ai perdu en avril dernier, emporté par une saleté de cancer...<br /> Il est bien normal que tu vives en ce moment dans ce que j'appelle la sinistrose après le décès de ta maman.<br /> Continue ton blog... Nous te lisons, nous te suivons. Nous pouvons t'apporter un peu de soutien.<br /> Aujourd'hui est un jour bien particulier. Il est celui de la naissance de ma petite-fille Lucie. Mon fils m'a déguisée en grand-mère et je suis toute émue. <br /> Je t'embrasse et pense bien à toi.<br /> Béa kimcat
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E
Ou sont mes 17 ans passe une bonne journée bisous
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E
Chère Thaddée, bien souvent à dix-sept ans nous vivons dans un monde de "possibles", un peu rêveurs, un peu renfermés. Après nous réalisons ce pour quoi nous sommes venus au monde. Non, tu n'est pas "que" Thaddée. Tu es Thaddée avec ses particularités et ses richesses propres, tu n'es pas moins qu'un autre, tu es toi, unique et non reproductible. Ton sonnet tient en tout cas bien la route, à 17 ans je n'écrivais pas ce genre de choses (normal, moi je suis Eric et à l'époque je peignais déjà). Petite anecdote à propos des blogs. J'ai un ami qui est décédé assez jeune. La manière la plus agréable de lui dire bonjour est de le visiter sur son blog, toujours présent sur Internet, une petite partie de son âme est là, il sourit toujours autant sur ses photos, il y a toujours autant d'émotion dans ses textes... Plus vivant qu'une visite au cimetière un triste jour froid et pluvieux de novembre... D'ailleurs je crois qu'il s'est fait incinéré :D Bisous chère Thaddée.
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J
Non Thaddée lemalheur ne fait pas peur car nous l'avons tous connu.....La présence sur les blogs est parfois difficile à suivre.... Ton état d'esprit est tout à fait normal après un deuil si cruel. J'ai été moi meme en depression après le décès de ma mère. Il afallu que je parte loin de mon quotidien où elle n'était plus pour me guérir. Seul letemps t'apaisera.Je t'embrasse
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J
On sent tout de même une forme de maturité et de recul dans ces mots de tes 17 ans.<br /> Pour le blog je ne reçois pas tous les avis de publication mais je les vois dans le "reader" (vilain mot) d'OB parfois tardivement car en ce moment on est bien actifs au niveau de l'asso sur le terrain.<br /> Tu sais, je te l'ai déjà dit mais .. sans te poser la question de savoir ce que tu dois publier, tu devrais simplement faire ces choses comme tu les ressens. Vivre le moment présent.<br /> Caresses à tes gentils amis de la maison.
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