Le Blog de Thaddée

Collapsus, micro-création littéraire by Thaddée Sylvant est mis à disposition selon les
termes de la licence Creative Commons Paternité-Pas d'Utilisation
Commerciale-Pas de Modification 2.0 France.
Blog en hibernation. Rien que des photos.
Sur la dernière photo, au centre en haut, on discerne la Tour du Crédit Lyonnais
surnommée "Le Crayon" par les Lyonnais.
Pendant quelque temps je ne publierai que mes photos pour ne pas avoir à discuter de la
visibilité de mes textes sur le blog. J'ai besoin de prendre un peu de recul.
Vous savez, je n'attends pas qu'on me dise que mon blog est magnifique, superbe, sublime, extraordinaire et génial, et je n'espère pas qu'il puisse plaire à tout le monde. Mais je supporte mal
les sous-entendus.
Je crois profondément que tous les blogs sont beaux, parce qu'ils reflètent le caractère et la personnalité, voire l'humeur passagère de leur auteur. Un blog est une création personnelle, et
chacun voit midi à sa porte. Point.
J'ai modéré les commentaires pour me donner le temps de souffler. Je les lirai, les validerai, et j'y répondrai quand je me sentirai d'humeur à le faire.
Il se trouve que depuis trois jours je me prends des claques dans la gueule, il y a des gens qui ne vivent que pour rabaisser les autres, et je n'en dors plus. En me connectant sur mon blog hier
soir j'avais grand besoin de décompresser. Ça n'a pas été le cas. Heureusement, juste avant d'éteindre l'ordinateur, un com. chaleureux est venu adoucir mon amertume. Merci
Éric.
Je ne crois pas avoir jamais fait de remarque désobligeante sur vos blogs. Alors si vous pouviez en faire autant. Merci.
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Vous demandez si vos vers sont bons. Vous me le demandez à moi. Vous l'avez déjà demandé à d'autres. Vous les envoyez aux revues. Vous les comparez à d'autres poèmes et vous vous alarmez quand
certaines rédactions écartent vos essais poétiques. Désormais (puisque vous m'avez permis de vous conseiller), je vous prie de renoncer à tout cela. Votre regard est tourné vers le dehors ; c'est
cela surtout que maintenant vous ne devez plus faire. Personne ne peut vous apporter conseil ou aide, personne. Il n'est qu'un seul chemin. Entrez en vous-même, cherchez le besoin qui vous fait
écrire : examinez s'il pousse ses racines au plus profond de votre coeur. Confessez-vous à vous-même : mouriez-vous s'il vous était défendu d'écrire ? Ceci surtout : demandez-vous à l'heure la
plus silencieuse de votre nuit : "Suis-je vraiment contraint d'écrire ? " Creusez en vous-même vers la plus profonde réponse. Si cette réponse est affirmative, si vous pouvez faire front à une
aussi grave question par un fort et simple : "je dois", alors construisez votre vie selon cette nécessité.
Paris, le 17 février 1903.
Lettres à un jeune poète
Rainer-Maria Rilke
Les Cahiers Rouges, Grasset, 1937
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