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Le blog de Thaddée

"Ce qui parle le mieux de nous, ce n'est pas ce que nous disons, c'est ce que nous faisons. Je fais des livres qui parlent de moi sans le dire." TS | Actualité OB Kiwi et plates-formes de blogs, Déco blogs, Balades à Sète, Chroniques lyonnaises et fidésiennes, Escapades, Histoires de chats et d'oiseaux, Littérature, Photographie, Société, Poupées, Tricot, La vie ... Communauté : "Victor & Victoria", esprit shabby chic, romantique et cosy.

"A toi, qui est mort dans la rue"

Publié le 10 Mars 2012 par Thaddée Sylvant dans Lecture Au coin du feu

Les exclus de la littérature sont poètes, et les poètes souvent exclus... A vos plumes, amis des Muses, notre journal vous ouvre ses pages...

Ces lignes, je les ai lues à la page Poésie du journal mensuel Sans Abri. Je l'ai payé 2€. Un peu plus tard je me suis dit : "T'es bête, tu aurais pu donner au moins 5€ à cet homme, 2 pour son journal, 3 pour lui". Bien que 3€, ça ne pèse pas bien lourd de nos jours, surtout quand on n'a pas de toit.

Sur un banc au soleil j'ai commencé à lire le journal et page 3 : Poésie. Pas moins de six poèmes, pour certains signés d'un simple prénom, pour d'autres du nom entier. J'ai retenu celui d'un anonyme. Saturé de désespoir et de colère, il porte au coeur. Je vous laisse en juger.

plume artipik- A  toi, qui est mort dans la rue -

Bruits du matin, poubelles, klaxons, réveil.
Mal à la tête, trop bu hier. Yeux hagards.
Courbatures. Dur le sol du hangar.
Froid, pluie, pas de soleil.
Teint et ciel blêmes. Envie de gerber. Quel jour de merde !
Heureusement la bouteille de vin n'est pas vide.
Rasade, chaleur, partir avant d'être chassé.

Quel monde, quelle vie. Pas moyen de s'en sortir.
Plus de but, sinon manger et se coucher.
Commencer à mendier.
Rasade, aller encore une pour affronter les regards :
Méprisants, indifférents, fuyants, gênés.
Très peu de regards normaux pour voir la réalité.
L'être humain et non le clochard.
Quel monde. Quelle vie. Pas moyen de s'en sortir.
Un jour en foyer, des fois deux. Puis la rue, un ou plusieurs jours.
Puis de nouveau foyer.
Et ça continue sans fin.
Mais pas souvent sans faim.
Ce matin pas moyen de se laver.
Ni de se raser.
Plus d'importance.

Quel monde. Quelle vie. Pas moyen de s'en sortir.
Jamais de proposition de travail avec un salaire.
Pas de travail, pas de logement. Et pas de logement, pas de travail. Comment faire ?
Services sociaux inutiles, sauf pour ceux qui travaillent dedans.
Police, justice, factices, au service du pouvoir et de l'argent.
Et pourtant de partout il est écrit liberté, égalité, fraternité. Quelle connerie !
Même les églises sont souvent fermées.

Quel monde. Quelle vie. Pas moyen de s'en sortir.
Les riches et les puissants de tous les pays, volent, pillent, exploitent les pauvres.
Et avec ce qu'ils gagnent grâce à cela, ils font des dons.
Afin de s'acheter une conscience ou peut-être un salut.
Qu'est-ce que les riches et les puissants sont bons.
C'est grâce à eux que je ne meurs pas. Que cette vie de chien continue.
Quels salauds !

Quel monde. Quelle vie. Pas moyen de s'en sortir.
Pourquoi suis-je né ?
Vivement la fin, sans regrets.
Qui sait, s'il n'y a pas de vraie vie pour moi avant la mort,
Peut-être y aura-t-il une vraie vie après la mort?
Au pire ce sera le néant.
De toute façon, ce sera mieux que maintenant.
Quel monde. Quelle vie. Pas moyen de s'en sortir.
A ma mort pas de messes dans une cathédrale ou une église
Je suis quelqu'un sans importance.
Le Dieu des pauvres n'a guère suscité d'églises
Totalement Au service des vrais pauvres.
Pendant ma vie, je n'ai dérangé presque personne.
Ma mort, elle ne dérangera personne.
Elle ne vous empêchera pas de dormir.
Faites de beaux rêves. Faites la fête pour oublier les autres.

Quel monde. Quelle vie. Pas moyen de s'en sortir...
Sauf en mourant.

Anonyme
Sans Abri, Journal pour lutter contre la précarité, N°157
Supplément mensuel à l'Itinérant
France, Belgique, Suisse

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Non renouvellement du Pack Premium (OB)

Publié le 9 Mars 2012 par Thaddée Sylvant dans Les blogs et moi

Si vous ne renouvelez pas votre pack Premium vous n'aurez bien sûr plus accès aux fonctionnalités liées à celui-ci :

  • Votre propre nom de domaine (ex: www.monnomdedomaine.com)
  • 30 Go d'espace de stockage
  • 15 alias mail disponibles
  • Des designs exclusivement Premium
  • Une liberté facile

Et aussi : 200 catégories au lieu de 50 en mode gratuit, 200 pages au lieu de 30, 20 modules Texte Libre au lieu de 8, nombre illimité d'albums photos.

D'autre part :

  • Votre blog repassera en mode Privilège et ne sera plus en Premium
  • Votre nom de domaine ne sera plus rattaché à votre blog et ne sera donc plus accessible
  • Votre blog ne sera accessible que par l'adresse de blog OverBlog que vous avez créée à l'inscription (ex: monblog.over-blog.com)
  • Votre référencement sera perdu et se refera petit à petit, au fil de vos publications
  • Vous perdez l'accès aux alias mail, si vous les utilisiez
En revanche :

  • Vous conservez tout votre contenu : vos articles, commentaires, design, mise en page, etc...
  • Si vous avez atteint l'espace de stockage du niveau Privilège (4Go) vous conservez tout de même toutes vos données (images, vidéos, etc...), néanmoins vous ne pourrez plus en rajouter.
  • Les liens automatiques de votre nom de domaine à votre blog OverBlog (ex: monblog.over-blog.com) sont modifiés automatiquement.
 
Source : compilation des
fiches techniques d'OverBlog
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La route du lac et des quatre saisons

Publié le 9 Mars 2012 par Thaddée Sylvant dans Poésie 2012 Credo

marque-page 2Jeudi 8 mars 2012, 19:25 - Si l'on pouvait interrompre le cours de sa vie aussi facilement que la lecture d'un livre. Et reprendre son cours à la page que l'on a marquée. Revenir en arrière, ou jeter un coup d'oeil sur la fin. Si l'on pouvait... sauter certains passages, et relire les paragraphes ou les chapitres préférés. Si l'on pouvait ranger sa vie sur une étagère et l'oublier quelques jours, quelques années durant. Si notre vie pouvait devenir notre livre de chevet, que l'on cite à tout va comme une référence en la matière.

Peut-être : est-ce pour ça qu'on écrit. Pour contrôler : faits, rythme, et ton. S'inventer sa vie, restant le meilleur moyen d'être et de rester soi-même.

Quand on n'écrit plus, c'est la vie qui va mal. On ne lit pas non plus. Tout se délite et se ralentit. Le monde autour de soi se vide de sa substance. Il se dessèche, il se resserre autour du noyau.

On est là, oisif, passif, un caillou sec dans le crâne. Par intermittences, secoué de mots sans suite et d'idées toutes décousues. Le passé remonte à la surface. Les perspectives d'avenir s'effacent. Reste l'instant présent. Inepte, inerte, aride. Lourd comme une pierre, et rien derrière, et rien devant. Rien autour non plus. Qu'un sourd bourdonnement.

 Vendredi 9 mars 2012, 08:15
Pourquoi ne puis-je écrire qu'en situation de légitime défense ?

 

carte.jpg

Plaintive nostalgie / Des libertés fertiles / A perdre mon chemin / Comme je me trouvais ¶ Même s'il vit cent ans / L'arbre qui s'enracine / Il ne sert qu'à nourrir / L'âpre feu des bûchers Je brûle à l'intérieur / D'inerties fatalistes / Où la mort n'est plus rien / Qu'une issue de secours Car je souffre vois-tu / Dedans toutes mes fibres / Et l'envie d'en finir / Me poursuit nuit et jour Je ne sais qui je suis / Ni comment je subsiste / Où me conduit le cercle / Des tristes obsessions La hantise l'idée fixe / Et l'hallucination / Des vieux sommeils fétides / Secoués de frissons Dresse-toi casse tout / Fais sauter les verrous / Du souvenir abject / Qui te jette en prison Des cailloux dans ton sac / Et ton sac sur le dos / Prends la route du lac / Et des quatre saisons.

©TS 2012 

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Ce petit coeur fait le tour de la blogosphère

Publié le 7 Mars 2012 par Thaddée Sylvant dans Echange et Partage

Coeur-Amitie.jpg

Je l'ai trouvé chez Mamounette, Deux chats dans ma cuisine, un blog attachant sur lequel Mamounette nous fait partager, à travers ses récits et ses photos, l'histoire tendre, quelquefois tragique, de ses petits trésors, ses chats.

A mon tour je le partage avec vous.

Vous pouvez continuer la chaîne de l'amitié en disant où vous l'avez pris.

Passez toutes et tous une belle soirée.

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Pourquoi tu l'emmenais là-bas ?

Publié le 7 Mars 2012 par Thaddée Sylvant dans Journal d'un écrivain

J'en ai parlé récemment : je ne crois pas une seconde que soit accepté mon roman noir envoyé fin décembre de l'année dernière aux Éditions La Madolière. Et d'une : parce que j'ai largement dépassé le nombre de signes autorisés (je ne m'en suis rendu compte qu'après l'expédition du manuscrit, trop tard pour revenir dessus, et quand bien même je l'aurais su, je ne me voyais pas mutiler l'histoire que j'avais déjà pas mal coupée et recoupée). Et de deux : parce que je n'ai reçu aucun accusé de réception de mon texte au format PDF. Et de trois (soyons modestes) : d'autres auteurs auront sans doute fait mieux que moi.

Du coup, je me sens tout à fait libre de vous en proposer ici un extrait. Je rappelle à toutes fins utiles que l'intégralité du roman est déposée chez CopyrightFrance, pour sa protection contre la copie et le plagiat.

J'ai choisi de vous montrer un extrait assez long pour que vous puissiez prendre la température (chaud chaud) du roman, bien qu'il s'agisse ici d'un passage "politiquement correct" qui ne pourra nuire en aucune façon à l'esprit "tout public" du blog. Il ne saurait être question de choquer la sensibilité de lecteurs non avertis. En vous souhaitant bonne lecture...

 

 



 

Mais Khader ne croyait pas en la fatalité. Les hommes n’avaient qu’à bien se tenir pour qu’il ne leur arrive rien. Voilà la vérité. Tiens il faudra que je parle à la femme de ménage se dit-il en sautant du coq à l’âne dans son crâne surchauffé. Elle aurait sûrement des choses très intéressantes à dire sur son employeur. Dès le lendemain matin, il reprit la voiture de l’ex-instructeur pour retourner au château. Cette fois, il préféra sonner plutôt qu’ouvrir avec les clés d’Heindrich. Au bout d’un moment, parut dans l’entrebâillement de la porte une tête de femme rougeaude et joufflue surmontée d’une sorte de choucroute. C’était la femme de ménage.

« C’est pour quoi ? » cria t-elle d’une voix éraillée mais Khader avait déjà forcé l’entrée du plat de sa main sur la porte et pénétrait sous l’armée de mobiles oscillants.  Il se présenta. Elle tombait des nues bon Dieu de bon Dieu, pour n’avoir jamais entendu parler du Centre.

« Mais comment c’est possible, s’énervait Khader en essayant d’établir le contact, tout le monde connaît le Centre, à trente kilomètres même pas, le bâtiment tout gris surmonté d’un dôme en verre, allons » mais quoi qu’il dise la bonne femme secouait la tête et répétait « jamais entendu parler ».

- Votre employeur, l’Instructeur Heindrich, y travaille. Vous devez bien être au courant quand même. C’est bien Monsieur Heindrich qui habite ici ?

Elle regarda autour d’elle.

- Ben oui mais non dit-elle. C’est quand même pas à lui ici.

- Ah bon, fit Khader sur un ton plus plat qu’une lame.

- Ben non. Ici c’est la résidence secondaire de Monsieur Hendry-Mégève vous voyez. C’est pour quand Monsieur Hendry-Mégève veut recevoir des invités.

- Ah oui, fit Khader avec de moins en moins d’intonations. Mais Monsieur Heindrich y vient souvent lui aussi n’est-ce pas ?

- Oh pas tellement. Sauf quand il a de la compagnie.

Sous le regard plus inquisiteur qu’interrogateur de son visiteur matinal elle embraya de sa propre initiative :

- Quand Monsieur est accompagné par des amis, Monsieur vient ici.

- Combien d’amis ?

- Oh c’est un vrai défilé dit-elle en se servant de sa main comme d’un éventail devant son visage. Des types sans chaussures, des négros, des tapettes à chemise bouffante…

         Khader, il s’en foutait des tapettes à chemise bouffante. Lui ce qui l’intéressait c’était l’ami sans chaussures. A savoir : comment le traitait-il, Monsieur Heindrich, cet ami sans chaussures. Il était sympa avec lui ou pas ?

- Ch’ais pas dit-elle en réfléchissant. Ils s’enferment là-haut (elle montrait du menton le colimaçon qui grimpait vaillamment à la tour Nord). Ils font bien ce qu’ils veulent hein, moi ça me regarde pas.

- Et quand il redescend l’ami sans chaussures il est dans quel état ?

Pour le coup la bonne femme le regarda vraiment de travers.

- Vous croyez peut-être ben que j’ai que ça à faire de surveiller ce qu’ils font et dans quel état ils sont ?

- Pas du tout, la rassura Khader avec un sourire féroce. Je crois au contraire que vous êtes l’ange gardien de cette demeure et que, comme tout bon ange gardien qui se respecte, vous veillez au grain.

- Il  est tout flapi avoua-t-elle tout de go. Une vraie flaque.

- Et Monsieur Heindrich ?

« Oh lui le pauvre » dit-elle en faisant le signe de la croix et ce fut les derniers mots de la conversation. Du moins, c’eût été les derniers mots si, traversé par une idée subite, Khader ne s’était retourné pour lui réclamer les clés des fameuses tours, surtout celle du donjon Nord « si toutefois vous me permettez d’y jeter un coup d’œil » crut-il bon d‘ajouter avec bienveillance. Elle écarta les mains.

- Moi j’y vois pas de mal mais c’est pas possible vous comprenez. Monsieur Hendry-Mégève il est passé y a quelques jours et il les a toutes récupérées, toutes les clés sauf la mienne pour l’entrée.

Il avait fait des cartons aussi, comme pour un déménagement. Il lui avait réglé l’intégralité du mois courant, assorti d’une prime confortable. Il avait l’air très pressé. Avant de partir :

 - Il m’a dit de rentrer chez moi et de revenir quand je voulais d’ici la fin de la semaine récupérer les trucs qui balancent si je voulais pour décorer chez moi et de mettre la clé de la maison dans la boîte aux lettres en partant.

Khader posa les yeux sur les mobiles. Il y avait ce parfum qui traînait dans l’air, de gardénia, de règles, fade, écœurant. « C’est pas tant ces trucs que je voudrais emmener, dit-elle en regardant aussi les mobiles, mais les robots pour ma cuisine, ça au moins c’est utile. »

 

                           *****

 

« Double jeu, double jeu » enrageait Khader en rentrant comme un fou au volant de la voiture d’Heindrich. Il doubla la fosse commune et la décharge publique dans un nuage de poussière. Invectiva d’une voix forte, en secouant ses vêtements dès qu’il fut arrivé à proximité de la cellule d’Heindrich, les Gardes qui plantaient devant sa porte. « Ouvrez-moi ça » brailla-t-il et sitôt qu’il eut accès libre entra pour relever à deux poings l’ex-instructeur qui dormait bien tranquillement par terre.

- Alors comme ça tu nous faisais des partouzes avec Safar au château de Hendry-Mégève ? hurlait-il en cognant à grands coups Heindrich contre le mur. Tu nous as bien roulés dans la farine hein ? Location mon cul !

- Je ne comprends rien à ce que tu dis, riposta l’ex-instructeur en s’évertuant à le repousser.

Khader resserrait mortellement son emprise. « Ah non ? souffla-t-il au ras de ses lèvres. Vraiment tu ne vois pas ? Quand Hendry-Mégève louait Safar pour le week-end, ou les vacances, ou les voyages d’affaires, soi-disant ! et que l’avion atterrissait dans le parc du château, putain ! »

Heindrich se mit à rire. C’était fou, ce type qui se mettait à rire dans une situation aussi délicate. Khader rouvrit les doigts pour le relâcher aussi sec. Il aurait voulu l’étrangler avec la chaîne qui avait pendu Safar l’autre soir au dortoir.

- Ça te fait rire ? dit-il et sa figure avait affreusement blêmi. J’accuse Hendry-Mégève de…

- C’est pas ça le coupa l’ex-instructeur en continuant de se marrer. C’est l’avion dans le parc.

- Tu préfères une piste ? Tu préfères l’hélicoptère ?

Heindrich ouvrit la bouche. Khader lui en flanqua une bonne sur la joue qui lui tombait sous la main. Là, l’ex-instructeur se calma, enfin.

- Pourquoi tu l’emmenais là-bas ?

- Je sais pas de quoi tu parles.

- Je viens de parler avec ta femme de ménage, elle m’a dit qu’elle t’avait vu plusieurs fois t’enfermer avec des hommes dans une des tours du château.

- Et alors, fit Heindrich buté. C’est mon affaire non.

- Si c’était Safar ce n’est plus ton affaire c’est l’affaire du Centre.


© Thaddée Sylvant, ne pas reproduire, ne pas modifier, pas d'utilisation commerciale

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Misère de l'être, souveraineté du verbe

Publié le 6 Mars 2012 par Thaddée Sylvant dans Journal d'un écrivain

Ce matin, comme je me sens à l’étroit dans l’écriture poétique ! Pas d’idée, trop d’envies, trop-plein de vide ? Et si tout ce vide réclamait plus d’espace, un espace romanesque, dont je puisse à l’envi dilater les limites ?

Tu vois cet univers, veiné comme un cerveau, c’est la trace de mes rêves, ils n’ont pas fait long feu…
Des couleuvres pour ceinture et le reste du temps…
Nerveux comme le vent qui joue au cerf-volant…

 

Qu’est-ce que je veux dire ? – Comment dire, en quelques lignes, le mal être, le froid, la fatigue. La peur récurrente d’avoir perdu mon inspiration. Le manque de temps pour écrire, écrire vraiment.

Comment fait-on pour se libérer de ses propres mots, repousser le cercle vicieux des idées fixes et des obsessions, conquérir d’autres territoires littéraires, plus nobles et plus féconds.

Est-il encore temps de se réinventer ? – Ou bien plutôt : de se trouver.

Pression des mots qui se refusent. Oppression. Prison.

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Peau neuve, avec les insectes et les serpents

Publié le 6 Mars 2012 par Thaddée Sylvant dans Les blogs et moi

Julien-Spianti-1.jpgJ'avoue : beaucoup m'interroger sur la valeur de mon écriture et l'avenir de ce blog. Ce blog que je remonte comme une vieille horloge depuis cinq années consécutives, et qui m'apparaît tout à coup tape-à-l'oeil et tapageur. Ce blog dont la page profil représente un autre site que le mien. Ce blog : tellement lent ; détraqué par les bugs. Et qui part dans tous les sens... comme d'habitude.

J'avoue : ne pas aller très bien physiquement. Ceci explique cela.

Comme j'essaie de faire l'effort de revenir, il me faut regarder en face que je reçois de moins en moins de visites. Les absents, les silencieux, sont des espèces qu'on oublie vite.

C'est un peu décevant : je croyais dur comme fer que le blog, depuis tant d'années, pouvait rouler tout seul pendant quelques jours sans tomber aussitôt dans les oubliettes. Je me disais qu'il y aurait toujours quelqu'un pour, avec ses mots-clés, entrer chez moi effectuer quelques recherches. On se raconte toujours pas mal d'inepties pour se persuader de rester.

On se ment.

Les blogs : ces machines à tuer le temps. Ces machines à se tuer soi-même. Il faut vraiment continuer de les entretenir ? Pour qui ? Pourquoi.

Je sais.

Que je vous sers ici ma vieille rengaine de tous les trois mois : à savoir je pars ou pas ? Ou bien je refais les tapisseries, mais OB n'en a pas beaucoup en magasin. Ça revient toujours à faire du vieux.

Du vieux qui grince et qui rouille. Du vieux qui n'intéresse et ne retient personne. Du vieux fait pour mourir à petit feu comme les petits vieux.

A défaut de manier la plume je peux peux toujours tenter de passer le plumeau pour évacuer toute cette poussière. Et peut-être qu'après...

C'est bête. Il suffirait d'un clic pour tout faire sauter.

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Retour programmé. Bientôt.

Publié le 5 Mars 2012 par Thaddée Sylvant dans Les blogs et moi

romanichel_1927_1928.jpgLundi 5 mars 2012, 18:56 - Ce que ça peut m'énerver, quand j'arrive sur ma page profil, d'y retrouver la page d'accueil d'un autre site ! - Bref.

Quelques petits soucis en cours de résolution m'éloignent de vous. D'ailleurs je ne vais pas m'attarder plus longtemps. Je vous parlerai plus en détail d'ici quelques jours.

Toujours pas de nouvelles du roman que j'ai envoyé aux Éditions La Madolière à la fin de l'année dernière. Pour un peu je souhaiterais qu'il ne soit pas retenu. S'il l'était (mais je n'y crois absolument pas) il serait publié sous un autre nom. Je ne me sens pas d'assumer la paternité (intellectuelle) d'un texte aussi... .

En espérant que vous allez bien je vous dis à bientôt  :-( on dirait un SMS expéditif et convenu ). Je vous retrouve dans quelques jours, dès que mes soucis en cours de résolution seront résolus. Je vous embrasse. Thaddée

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