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Le blog de Thaddée

"Ce qui parle le mieux de nous, ce n'est pas ce que nous disons, c'est ce que nous faisons. Je fais des livres qui parlent de moi sans le dire." TS | Actualité OB Kiwi et plates-formes de blogs, Déco blogs, Balades à Sète, Chroniques lyonnaises et fidésiennes, Escapades, Histoires de chats et d'oiseaux, Littérature, Photographie, Société, Poupées, Tricot, La vie ... Communauté : "Victor & Victoria", esprit shabby chic, romantique et cosy.

Païen / Chrétien, la vie, la mort

Publié le 31 Octobre 2014 par Thaddée dans Photo et Vidéo

Halloween est une fête païenne. La Toussaint est la célébration chrétienne des défunts. Les deux se jouent à quelques jours d'écart et ne font souvent plus qu'un dans l'esprit des gens. Un grand nombre de blogueurs ont exprimé leur sainte horreur d'Halloween dans leurs commentaires sur les blogs : pour eux cette tradition qui relève de la farce carnavalesque est inutile, grotesque, voire choquante. - Est-ce parce qu'elle entre en conflit avec leurs convictions religieuses ? - Est-ce parce qu'ils la trouvent tout simplement malsaine avec ses vampires et ses zombies ? - Coûteuse en des temps difficiles du point de vue financier ?- De mauvais goût, sous ses fards et ses masques, à l'heure où frappent dans toute les France les clowns agressifs et menaçants, les chasseurs de clowns déguisés en Superman, eux-mêmes armés jusqu'aux dents ?

Personnellement je n'ai jamais accroché à cette fête d'Halloween, modérément relayée dans notre pays par des inconditionnels du mort-vivant. Fut une époque où je répugnais même à me déguiser. Cela me mettait fort mal à l'aise ! Je ne voulais même pas revêtir un de ces merveilleux caftans tout cousus d'or et de broderies que mon amie marocaine Nadia avait étalés sur un lit, à mon intention, à l'occasion d'un mariage traditionnel. Les joies du déguisement, je les ai découvertes, et je leur ai trouvées une saveur toute particulière à l'âge de vingt-cinq ans, aux côtés des amis dont je vous parlais récemment dans mon récit Au quatrième top il sera exactement. Là, je me rappelle avoir dansé toute la nuit sur alligator 427 de Thiéfaine dans un accoutrement punk, un collier de chien autour du cou. Ah que c'était bon, que c'était fou, et que ça me laissera à tout jamais un souvenir impérissable !

Pour en revenir à Halloween et la Toussaint, si intimement liés dans notre inconscient collectif, eh bien j'ai décidé, pour aujourd'hui, de mêler étroitement les deux : espoir et sérénité d'une petite chapelle où s'expose le visage du Christ, tant aimé, que tant d'hommes et de femmes aimeraient voir et toucher, pour le consoler de ses souffrances et le remercier de son sacrifice ; alterné avec des images sombres, et non moins belles, d'êtres humains grimés et maquillés en vue d'une nuit d'octobre on ne peut plus chaude. Allez, je vous mets sur le grill. On commence par quoi ?

Belle de nuit aux yeux verts de chat cherche loup-garou aux yeux jaunes

Belle de nuit aux yeux verts de chat cherche loup-garou aux yeux jaunes

Païen / Chrétien, la vie, la mort

On en remet une couche ; on force le trait. - Pourquoi ? - Et si c'était pour exorciser ses peurs ? - Peur de la nuit, peur de la mort, peur des ombres qui rôdent autour de nous pour nous faire du mal et nous entraîner au néant tant redouté. On se fait belle, on se fait beau, sous les traits indécents d'un gothique ou d'une vampire ; on prend les yeux d'un animal dangereux. On joue - à être : quelqu'un d'autre, quelque chose d'autre, l'espace de quelques heures. On marque les esprits sous de fausses identités. Schizophrénie riche et provocante, elle s'expose pour mieux nous cacher sous nos masques dorés. Des arcs-en-ciel, et l'espace intersidéral, se dessinent sur nos paupières et sur les traits de nos visages. Nous aspirons à grandir, toucher le ciel, acquérir des super pouvoirs, au moins le pouvoir de séduire. Au moins le pouvoir d'ensorceler.

Mais au pied de l'église Saint-Luc à Sainte-Foy-les-Lyon se cache l'humble chapelle avec ses offrandes et ses prières.

Païen / Chrétien, la vie, la mort
Païen / Chrétien, la vie, la mort

Champ libre au fantasme : nous apprivoiserons ce soir les loups ... -garous. Nous-mêmes, nous serons ces amazones des ténèbres aux ongles rouges, ou ces cavaliers de l'apocalypse surgis des brouillards épouvantables. Il n'est jamais trop tard pour jouer à se faire peur ; c'est purement homéopathique : c'est ce qui nous permettra de surmonter les craintes et le stress accumulés au quotidien. D'aucuns diront : ça ne sert à rien ! - Mais ... vous ne rêvez jamais ? - N'avez-vous jamais rêvé d'être tout simplement quelqu'un d'autre, pendant quelques heures seulement ? - Oh pas forcément un super héros ; pas forcément une éblouissante princesse. Juste ... quelqu'un d'autre. Ce quelqu'un d'autre que vous sentez tapi au fond de vous-même, et qui ne demande qu'à se montrer de temps en temps sous son vrai jour. Nos multiples personnalités ne sont pas une maladie. Elles sont notre richesse intime ; elles font notre force ; elles nous aident à défier les problèmes et les ennemis qui se présentent devant nous. Ce soir, nous apprivoiserons des loups. Nous sommes de taille à le faire. Et personne, personne, ne nous traitera de folles ou de fous. Parce que tout le monde boira au même chaudron. Parce qu'il est des gens, sur la terre, qui croient encore aux fastes de l'imagination, la folle du logis. Parce qu'on n'est jamais trop âgé pour se faire son cinéma. Parce qu'on a tous besoin, même si on n'en a pas forcément conscience, de passer pour des êtres supérieurs et merveilleux aux yeux des autres. Et que la nuit d'Halloween ça sert à ça : brouiller les pistes, et s'ouvrir une voie royale en produisant un spectacle grandiose à soi tout seul. On a notre place au ciel, au milieu des étoiles noires.

Païen / Chrétien, la vie, la mort

Mais au pied de l'église Saint-Luc à Sainte-Foy-les-Lyon se cache l'humble chapelle avec ses offrandes et ses prières.

Païen / Chrétien, la vie, la mort

Pour les petits et les grands la fête d'Halloween est prétexte à s'amuser. A jouer au sens propre du mot : le je devient jeu. Je devient un autre. On se fond sous l'image qui mettra le plus en valeur, le plus en relief, le fond de nos désirs et de nos manques. On joue à se faire passer pour. Alors, avant que se lève le jour, avant que nos carrosses redeviennent des citrouilles, avant que se dissipent la magie de nos métamorphoses, et le pouvoir de la sorcellerie : soyons nous-mêmes, pour une fois ! ... Et dévoilons aux autres, pendant une fraction de seconde, le visage que nous n'avons jamais osé montrer. La face cachée de la lune. Et notre côté sombre et tellement brillant qu'il sera comme un soleil noir. Et de la poudre aux yeux, enfonçons-nous dans le rêve éveillé. Laissons la magie d'Halloween s'opérer dans les transes du méconnaissable ! - Ce n'est pas péché.

Païen / Chrétien, la vie, la mort

Mais au pied de l'église Saint-Luc à Sainte-Foy-les-Lyon se cache l'humble chapelle avec ses offrandes et ses prières.

Je vous souhaite à toutes et tous un bon week-end. A bientôt sur vos blogs.

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La Pagode Hông Hiên Tu de Fréjus (par André Alliot)

Publié le 30 Octobre 2014 par Thaddée dans Echange et Partage

Depuis 1984, la Pagode de Fréjus figure parmi les membres fondateurs de l’Ordre Bouddhique Vietnamien mondial. Elle constitue l’un des pôles d’attraction majeurs de Fréjus, qui possède dans sa région des édifices et vestiges témoins de plusieurs civilisations très différentes.

Depuis 1984, la Pagode de Fréjus figure parmi les membres fondateurs de l’Ordre Bouddhique Vietnamien mondial. Elle constitue l’un des pôles d’attraction majeurs de Fréjus, qui possède dans sa région des édifices et vestiges témoins de plusieurs civilisations très différentes.

Après avoir lu mon article sur la Pagode Thien Minh de Sainte-Foy-lès-Lyon, Phiphi m'a dit qu'il existait aussi une Pagode à Fréjus. J'ai donc effectué des recherches et trouvé un reportage très complet, très bien illustré, devinez où ? - Chez un confrère d'OB Kiwi !

Ci-dessous, je vous donne cinq liens pour partir à la découverte de la Pagode Hông Hiên Tu à Fréjus _▼_.

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Mena (traduction en bon français)

Publié le 30 Octobre 2014 par Thaddée dans Mini-nouvelles, Journal d'un écrivain

Comme promis, je vais vous traduire en bon français la courte nouvelle Mena qui participait au concours organisé par Overblog sur le thème d'Halloween. Nous sommes le 30 octobre, Overblog a rendu publics il y a quelques jours les résultats de concours. Ont été sélectionnés des articles dédiés au déguisement, au maquillage, à la cuisine, à la déco d'Halloween. Pas d'auteurs littéraires parmi les lauréats. Vous pouvez retrouver ma nouvelle illustrée ci-dessous _▼_

Je recopie le texte d'origine ci-dessous, que vous puissiez y jeter un coup d’œil si vous ne l'avez déjà fait. A noter : que j'ai écrit directement ce texte dans une langue incompréhensible et chaotique, tout simplement parce que je cherchais un angle d'attaque susceptible de passer pour gothique. Rédiger en bon français me paraissait un peu fade en la circonstance. Je voulais d'un texte opaque et noir qui, au final, m'a fait beaucoup rire, ce qui n'était pas le but mais on ne maîtrise pas toujours le résultat qui découle d'une idée. J'ai pris beaucoup de plaisir à cet exercice littéraire. Les premières lignes furent très compliquées ! - Ensuite, si j'ose dire, le pli était pris. Je butais sur quelques mots plus difficiles à déformer ou substituer mais dans l'ensemble, la rédaction ne m'a pas posé problème. Le texte d'origine ci-dessous _▼_

- Mon mère qu'ça casse la barre, injecte Jail à son duo d'alter-égo. Djam vu de nox à point comme ci.

- C'ty com' le mage de la créa prime, balb Joy boulev-toute. M'en fie point mein oculus.

Solit Jude, el ter, erdit nada. Tel si l'émo le claffait vif, el mire el gel violette confit d'étioles prune.

- C'ty le dit-lieu pour canter nos vols, firme Jail qu'est le cap du trio. Ci-contre on pouv' pas tenir max prox de Sat.

- Mein Der, injoncte Joy en se seignant verso. C'ty me fax res, c'ty tel bel !

Lors, de leurs iris orange et nocti manus, les ter goth voquent le gel in citant leur incant.

Hic, in le vieil cime désaf', inter les pulcres fracasse auxes crucis in fraille, le psaulment in rotulus per terra, in closant leurs iris orange, hoc ciant d'arrière-avant.

Mein Der del nox obscurus

Te mandons par trio l'aeter

Capte noster amula

Frande-nous l'aeter !

- Mena, clôt hic el ter, Jude, très bel goth auxes iris noirs et pel d'or.

"Haye, erdit Jail in oculant alentour. S'que c'est okay ? - Comme eter cert à sang pour sang ?"

El trio se verticalise, hic et nunc, par dessous le gel violette confit d'étioles prune. Etc les tombulus qu'on ouït vagir dolce tel nouvel-né, tel moribond, tel bestial sed quel ? - Jail & Joy s'entre-oculent, pas top quiets, voire minimum frayes.

Quelque alba mort-aura se lève del proximus tombulus béant, cependant que vagit le gisant dont ne se vey qu'une haille malolfactive et terra métamorphe. "Quittons, erdit Joy avec un tremble in voce. Ce dit-lieu me fraye, c'est path and flip ! "

Jail tombe d'ac' avec Joy. Captant sa manu toute roide il tire in exit. Lors que la mort-aura qui vagit, se dresse-séant, l'orbite et la boca fumerolles ! Oh non ! Trop proximus del haille qui malodore et tourne l'air d'un humanus ! Il est nunc vertical, tel crucis, et vente avec les humérus !

Rhâââââââ ! pulsent in chora Jail & Joy sed les tibias leur manquent pour se poindre hors manu del haille, lors quel fugit in air son expire de fuel !

Solit, Jude ne bronche.

Mein Der del nox obscurus, cite-el in caverne voce, Te mande solit el aeter, investis mein corpus, capte mein amula, y frande-me l'aeter !

Sitôt qu'erdit Jude, el haille avec el rictus frayant, el sol qui lui sort par l'orbite et la boca, se meut en spire ébullante, et Jude entre ses humérus in crucis, et le capte in sey !

Lors, du gel chutent les étioles avec le fiel de Sat, des tombulus béants se matièrent les morts-auras, et la terra crépie d'étioles, fact des trous in terra, d'hic fugit el fuel del Sat ! In center, maximus, tel bel Sat auxes iris obscurus, al pel qui flambe, Jude se porte en branle sus Jail & Joy, canant tel horrifuge, tel bel qu'exit le vif in morte !

Et des étioles noires in manu, in cap nouvel del nox obscurus et spirit frayant, Jude tire versus la cité proxima, oncques l'oculus inject carlate, et maxi vox des semper morts-auras, frayant, niet coercibles, tel bel qu'el sol in nox !

Erdit ! ... in via del cité :

Sey nox obscurus, sine amula, sed aeter in mein spirit and corpus ! Oye, populo, SEY IN SAT !

(c) Thaddée, le 26 octobre 201

Textes cryptés : pourquoi, comment

Depuis ma prime jeunesse j'ai le goût des langues barbares auxquelles on n'entrave rien. Je me rappelle avoir eu un tee-shirt jaune poussin (toujours en ma possession d'ailleurs, quoique défraîchi et par conséquent pour moitié illisible) imprimé d'un lumineux charabia signé Boris Vian, et qui s'intitule "Un jour".

Un jour
Il y aura autre chose que le jour
Une chose plus franche, que l'on appellera le Jodel
Une encore, translucide comme l'arcanson
Que l'on s'enchâssera dans l'oeil d'un geste élégant
Il y aura l'auraille, plus cruel
Le volutin, plus dégagé
Le comble, moins sempiternel
Le baouf, toujours enneigé
Il y aura le chalamondre
L'ivrunini, le baroïque
Et tout un planté d'analognes
Les heures seront différentes
Pas pareilles, sans résultat
Inutile de fixer maintenant
Le détail précis de tout ça
Une certitude subsiste : un jour
Il y aura autre chose que le jour.

Boris Vian

Vous vous souvenez peut-être d'un poème que j'avais écrit, où s'exprimait dans un patois approximatif une vieille femme. A lire ou relire ci-dessous _▼_.

J'aime assez crypter mes textes. C'est à la fois : jeu et protection. Un texte dans lequel on n'entre pas reste ma propriété, laissant le lecteur derrière la porte. Ni mépris ni provocation. Juste un besoin viscéral de verrouiller le sens, pour qu'un autre sens, plus obscur, en réchappe. Est-ce que vous comprenez ?

Chaque auteur a ses raisons personnelles de crypter son écriture. Ce peut être par jeu, comme dans le cas de ma nouvelle Mena. Ce peut être aussi pour les besoins du scénario. Imaginez un roman dont l'action se déroulerait à l'époque préhistorique. On na va pas broder dans la langue de Balzac ! - Et tout à l'avenant. Ainsi, An'Maï s'est inventé une langue bien à elle dont elle parle mieux que moi dans l'article que vous pouvez lire ci-dessous. Une langue âpre, au plus près des éléments naturels qui restent, à ce jour, les rois de la terre. Dans cet article, An'Maï explique ce que c'est une "conlang" _▼_.

Assez disserté. Voici la traduction en bon français de ma nouvelle Mena. Je sens bien que je vais moi-même connaître quelques difficultés en traduisant certaines phrases !

Ils sont gothiques, et cette nuit va bouleverser leur vie

- Putain comme ça en jette, dit Jail à ses frère et sœur de sang. Jamais vu de nuit comme ça !

- C'est comme la première nuit du monde, balbutie Joy toute bouleversée. J'en crois pas mes yeux.

Seul Jude, le troisième, ne dit rien. A croire que l'émotion le cloue sur place, il fixe hypnotisé le ciel violet confit d'étoiles prune.

- C'est l'endroit idéal pour faire nos incantations, affirme Jail qui est le chef des trois. Ici, on peut pas être plus près de Satan.

- Mon Maître, élucubre Joy en se signant à l'envers. Ça me fait quelque chose, c'est tellement beau !

Dès lors, avec leurs yeux orange et leurs mains noires, ils invoquent le ciel en proférant leurs incantations.

Ici, dans le vieux cimetière désaffecté, parmi les sépulcres fracassés aux croix de ferraille, ils prient à genoux, les yeux fermés, se balançant d'arrière en avant.

Maître de la nuit obscure

Tous les trois te demandons l'immortalité

Prends notre âme

Offre-nous l'immortalité !

- Mena, conclut ici le troisième, Jude, très beau gothique aux yeux noirs, à la peau dorée.

"C'est pas tout ça, dit Jail en regardant autour de lui, est-ce que ça a marché ? - Comment être sûr à cent pour cent ? "

Les trois se relèvent, ici et maintenant, sous le ciel violet confit d'étoiles prune. Et les tombes qu'on entend vagir doucement, comme le nouveau-né, comme le moribond, comme la bête, mais laquelle ? - Jail et Joy échangent un regard, pas trop tranquilles, et même un peu inquiets.

Une espèce d'aura lugubre se lève de la plus proche tombe ouverte, cependant que vagit le mort dont ne se voit qu'un hâillon malodorant et qui tombe en poussière. "Allons-nous-en d'ici, dit Joy avec un tremblement dans la voix. Cet endroit me fait peur, c'est vraiment flippant ! "

Jail tombe d'accord avec Joy. Saisissant sa main toute roide il la tire vers la sortie. Lorsque l'aura vagissant toujours se dresse sur son séant, les yeux et la bouche en feu ! Oh non ! Ils sont vraiment trop près du hâillon qui sent mauvais et prend une apparence humaine ! Il est maintenant debout, tout droit, comme une croix, et brasse l'air avec ses bras !

Rhâââââââ ! crient ensemble Jail et Joy mais les forces leur manquent pour se mettre hors de portée du hâillon, alors même qu'il crache dans l'air son souffle de feu !

Seul, Jude ne bronche pas.

Maître de la nuit obscure, récite-t-il d'une voix caverneuse, pour moi seul je te demande l'immortalité, possède-moi, prends mon âme, et donne-moi l'immortalité !

Sitôt qu'à parlé Jude, le hâillon au rictus effrayant, le feu lui sortant des orbites et de la bouche, se transforme en spirale enflammée, et Jude en ouvrant les bras le recueille en son sein !

Alors, du ciel chutent les étoiles avec le feu de Satan, des tombes ouvertes s'exhument les morts-vivants, et la terre crépite d'étoiles, les étoiles qui font des trous dans la terre, d'où s'échappe le souffle brûlant de Satan ! Au centre, immense, beau comme le démon aux yeux noirs, la peau en feu, Jude se porte vers Jail et Joy, ricanant horriblement tel un monstre, si beau, si fort, que meurent les deux autres sur le champ !

Et des étoiles noires dans les mains, à la tête de la nuit obscure et des esprits effrayants, Jude se dirige vers la ville proche, l’œil injecté de sang, la voix d'outre-tombe des morts-vivants incoercibles, aussi beau que le soleil en pleine nuit !

Et il proclame, dans les rues de la cité :

Je suis la nuit obscure, sans âme, mais immortel ! Entendez-moi, JE SUIS SATAN !

(c) Thaddée, le 30 octobre 2014

... Eh bien, vous me croyez si vous voulez : je préfère de loin la première version !

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La Pagode Thien Minh de Sainte-Foy-lès-Lyon

Publié le 28 Octobre 2014 par Thaddée dans Photo et Vidéo

Je vous avais déjà emmenés la voir il y a quelques années. Je n'y avais pas remis les pieds depuis. Cet après-midi, après avoir fait le plein de mon vroum-vroum, j'ai fait un crochet par la Pagode. Non seulement pour me vider la tête (j'ai trop souvent mal à la tête ces derniers temps) mais encore pour bien reprendre en main le scooter avant de traverser demain la ville de Lyon.

La Pagode Thien Minh de Sainte-Foy-lès-Lyon
La Pagode Thien Minh de Sainte-Foy-lès-Lyon
La Pagode Thien Minh de Sainte-Foy-lès-Lyon

Nous sommes à l'entrée. Terrible non ? - Par une température printanière et sous un ciel plus bleu qu'une peinture, la Pagode découpe ses élégantes lignes rouges et dorées.

La Pagode Thien Minh de Sainte-Foy-lès-Lyon
La Pagode Thien Minh de Sainte-Foy-lès-Lyon
La Pagode Thien Minh de Sainte-Foy-lès-Lyon

Du rose bonbon pour le Bouddha géant, de l'or pour les dragons qui servent de rampes d'escalier. Tout est très calculé, symétrique, équilibré. Les jardins sont superbement entretenus, décorés de fleurs en pot. Rien n'est laissé au hasard. Esprit bouddhique, bien entendu.

La Pagode Thien Minh de Sainte-Foy-lès-Lyon
La Pagode Thien Minh de Sainte-Foy-lès-Lyon
La Pagode Thien Minh de Sainte-Foy-lès-Lyon

Le jardin s'étage sur plusieurs terrasses enrichies de statues, de fontaines et de sujets religieux. Passent des moines, l'air paisible, qui regardent les fleurs et le ciel et poursuivent leur chemin sans mot dire.

La Pagode Thien Minh de Sainte-Foy-lès-Lyon
La Pagode Thien Minh de Sainte-Foy-lès-Lyon
La Pagode Thien Minh de Sainte-Foy-lès-Lyon

Les dragons sont les gardiens pacifiques du temple. Et partout, n'est que verdure. Un petit bonsaï prend l'air devant le temple supérieur, qui domine la ville de Lyon.

La Pagode Thien Minh de Sainte-Foy-lès-Lyon
La Pagode Thien Minh de Sainte-Foy-lès-Lyon
La Pagode Thien Minh de Sainte-Foy-lès-Lyon

Magnificence pour un lieu de vie qui est aussi un lieu de promenade et de méditation. Même la végétation se met à l'Orient. Des pins, des bambous. C'est riche et surchargé. Il y a quelques années, le temple a brûlé. Il a fallu le restaurer.

La Pagode Thien Minh de Sainte-Foy-lès-Lyon
La Pagode Thien Minh de Sainte-Foy-lès-Lyon
La Pagode Thien Minh de Sainte-Foy-lès-Lyon

Une tortue blanche, qui reprend l'historique de la Pagode Thien Minh. Des moines au crâne rasé qui prient sous l'autel couvert de fresques, et un animal dont je ne sais pas trop ce que c'est, qui ferme la marche. Je redescends l'escalier sans avoir parlé à personne, mais en ayant caressé les dragons qui sont tout lisses et tout ronds. Pagode Thien Minh, une parenthèse temporelle au-dessus de quartier de la Gravière, à Sainte-Foy-lès-Lyon.

aRetrouvez mes articles de novembre 2011, consacrés à la Pagode Thien Minh _▼_
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Publié le 28 Octobre 2014 par thaddée

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Au quatrième top il sera exactement

Publié le 28 Octobre 2014 par Thaddée dans Récits Petits mystères au quotidien

Ce que je vais vous conter là s'est passé il y a très-très longtemps : nous avons tous entre 18 et 25 ans. Il y a Ben, la plus jeune, François et Sophie le frère et la sœur, Christophe, Kathy, Brigitte, Isabelle chez qui nous sommes ce soir-là, dans le quartier de la prison Saint-Paul, et moi-même : j'ai alors 25 ans.

A cette époque, nous bossons tous au Quick rue de la Ré. Nous démissionnerons tous ensemble. Le dernier jour, nous cacherons des bouteilles d'alcool dans le congélateur des steaks pour boire bien frais pendant nos dernières heures de travail.

Frasques de jeunesse.

Nous ne pouvons pas vivre un seul jour les uns sans les autres. Il s'en trouve toujours un pour appeler les autres et proposer une fête, une soirée improvisée, une virée nocturne. Et nous enchaînons les nuits blanches à boire, faire tourner les verres pour convoquer les esprits et nous livrer, Ben et moi, à des séances pures et dures d'écriture automatique au terme desquelles, à bout de forces, nous chauffons comme des briques réfractaires.

Je me rappelle bien ce soir-là. Nous avons abusé des nuits sans dormir. Je suis l'ombre de moi-même et je me sens tomber de sommeil. Il faut, d'urgence, que j'aille me coucher.

Au réveil, j'ai l'esprit frais et dispos. C'est depuis fort longtemps ma première nuit réparatrice de huit heures.

Lorsque je débarque au salon ils sont déjà tous debout : mes collègues, mes copains, ma bande à moi, sans lesquels je ne saurais vivre et respirer plus d'une heure.

Les pages gribouillées de notre dernière séance d'écriture automatique à Ben et moi traînent encore sur la table parmi les verres d'alcool. Nous sommes encore tous engourdis par le sommeil à traîner, ralentis, dans l'appartement d'Isabelle. Elle est justement en train de regarder la télé : il faut dire qu'elle ne dé-scotche plus guère de l'écran depuis qu'elle s'est abonnée à Canal+.

J'interroge la pendule murale : il est huit heures passées ; le jour ne va pas tarder à se lever.

Avec à la main le bol de café que m'a préparé François je m'installe à la fenêtre histoire d'être aux premières loges quand se lèvera le jour.

L'air est immobile et tiède. D'ici, on aperçoit les murs et les fenêtres à barreaux de la prison Saint-Paul. On s'est demandé si les détenus pouvaient nous voir et nous observer, nous, jeunes crétins insomniaques ivres de liberté et d'amitié.

C'est un matin vraiment tranquille où rien ne bouge. On n'entend pas un seul oiseau ; on ne voit pas un seul passant en bas dans la rue. C'est un monde absolument désert qui préside aux derniers instants de la nuit.

Les minutes passent. Et des quarts d'heure entiers. Une sournoise nervosité vient m'envahir avant même que j'en prenne vraiment conscience : le jour tarde à se lever.

- A quelle heure il se lève le jour ? je demande en me tournant vers eux.

"- Ché pas, huit heures et demie-neuf heures ? ". Mais neuf heures approchent, et toujours rien : pas une lueur à l'Est ; pas la moindre blancheur qui veuille annoncer le retour du soleil. Je m'agite. Insidieusement une angoisse s'empare de mon esprit trop fréquemment soumis aux épreuves de la boisson, du spiritisme et de l'écriture automatique, ainsi qu'à celle, ô combien plus douloureuse et violente, des rivalités amoureuses.

Je commence à marmonner que c'est bizarre. Et François, grand amateur d'albums illustrés, le doux François qui ne ferait pas de mal à une mouche, s'approche de moi pour s'accouder à son tour à la fenêtre et scruter l'obscurité. Mais rien de rien ne vient éclairer cette nuit formidablement interminable, seulement entachée des clartés sépulcrales de quelque lampadaire urbain.

Je sens refluer dans mes tréfonds la folle prémonition d'une intempestive apocalypse : le jour nouveau n'arrive pas.

- Oh tu sais le temps est peut-être couvert, me dit nonchalamment Isabelle affalée devant son écran télé. Ça devrait plus tarder maintenant.

Et tous renchérissent : ça devrait plus tarder maintenant. C'est moi qui me fais des films.

Mais neuf heures sonnent et j'ai les nerfs qui craquent d'autant. Je n'ai même plus le courage de rester à la fenêtre, attendre le jour qui n'arrive pas.

François, alors, se met à parler tout seul de l'éventualité d'un jour où le soleil ne se lèverait pas. Ma confusion cède à la panique : Et s'il disait vrai ? Si ce jour était arrivé ? Si le soleil ne se levait plus jamais ?

"Il y a quelque chose de pas normal" je bredouille à qui veut bien l'entendre. Et je regarde la pendule avec désespoir. J'émets l'idée qu'elle est sûrement détraquée. Ce n'est pas possible qu'il soit si tard et qu'il fasse encore nuit. Ce-n'est-pas-possible.

Mon affolement contamine tout à coup mon groupe d'amis. Les langues vont bon train. C'est vrai ça ! Pourquoi le soleil ne se lève pas ce matin ? C'est inquiétant tout de même. Qu'es-ce que ça veut dire ? Quelqu'un a entendu parler d'une éclipse ou d'un truc du genre ? Est-ce que c'est la fin du monde ? Que va-t-il se passer ?

Et l'on disserte à bâtons rompus sur l'effroyable possibilité d'être à la fin de nos vies. "Si ça doit arriver moi je préfère ne rien savoir" dit l'un d'eux ; un autre dit qu'il vaut mieux être saoul quand ça arrivera ; et peut-être qu'un autre encore dit qu'on ne se rendra compte de rien.

Moi qui discute avec les esprits, qui excelle dans l'art de les apprivoiser au point qu'ils hantent maintenant mon appartement sur les Pentes de la Croix-Rousse, je n'en mène pas large. Les fantômes, tant qu'on veut. Mais la fin du monde, non merci.

Je cherche une explication à ce mystère épais comme la nuit. Et cent fois je redemande l'heure à mes sœurs et mes frères, embarqués avec moi dans l'épouvantable galère qui va bientôt sombrer corps et biens. C'est à croire que toutes leurs montres ont perdu le Nord, et qu'elles s'emballent ou qu'elles mentent de concert. Il ne peut pas être neuf heures et demie du matin. Ça ne se peut pas ! Ce n'est pas logique ! A cette heure-là normalement il fait plein jour ! Et Isabelle qui regarde tranquillement son film, un film de cul, ça passe aussi le matin les films de cul ?

- Ben sur Canal+ oui, à toute heure de la journée, qu'ils me répondent négligemment.

Et Ben qui boit déjà de l'alcool. On n'est pas encore dix heures du mat' ! Y'a quelque chose qui cloche. Mais quoi ? Je me tourne et me retourne en effroi, m'efforçant de saisir ce qui m'échappe et qui résoudrait l'énigme de cette nuit sans fin.

Isabelle qui regarde un film porno. Ben qui boit de l'alcool. Et tous ils ne m'ont pas l'air si effrayé que ça, quand on regarde bien, pour des gens qui vont peut-être mourir dans les heures qui viennent. Ils dressent un constat voilà tout : ben oui, le soleil ne se lève pas ce matin. Point barre.

Ou bien.

- Ça va on te fait marcher me dit enfin François comme s'il prenait en pitié mon visage décomposé.

"Quoi ? " je réponds faiblement. Tous ils sourient. Les traîtres ! Que m'ont-ils fait ?

- Tu n'as dormi qu'une heure. C'est le soir, m'avoue François.

- C'est pas vrai. Je le saurais si j'avais dormi qu'une heure.

On me tend le téléphone. : "Appelle pour savoir l'heure."

Je compose fébrilement le numéro de l'horloge parlante. J'écoute, sans y croire : Au quatrième top il sera exactement ...

Maintenant c'est un fait acquis : le jour ne se lèvera pas. En tout cas, pas ce soir.

(c) Thaddée, le 28 octobre 2014

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@OverBlog :-) Merci à vous. Overblog est vraiment...

Publié le 27 Octobre 2014 par thaddée

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L'oiseau de papier

Publié le 27 Octobre 2014 par Thaddée dans Poésie 2014 Quintus

Parce que vous m'inspirez, tous autant que vous êtes.

Je serais cet oiseau

Cet oiseau de papier

Posé là sur la table

Avec un encrier

 

Blanche la page

Et les mots sont violets.

 

Un papier blanc plié

Le temps d'une escapade

Et d'un retard mental

Trop vite rattrapé

 

Qui ne verra jamais

Les fabuleux nuages

Et qui ne vaut pas mieux

Qu'un vieux livre au grenier

 

Blanche la neige

Mais nos pas l'ont souillée.

 

Il agite les ailes

Il étire son cou !

Mais sa vie n'est qu'un rêve

Il n'est rien voilà tout

 

Qu'un papier sur la table

Une lettre oubliée

Qui contait une histoire

Et finit au panier.

(c) Thaddée, le 27 octobre 2014, Quintus

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Imposture

Publié le 27 Octobre 2014 par Thaddée dans Une vie comme les autres, Les blogs et moi

Bonjour mes amis,

Tout d'abord je voudrais dire un petit mot de mon "irrégularité" sur les blogs, et plus spécifiquement de ma réponse à vos commentaires. Ce n'est pas que je me désintéresse de ce que vous m'écrivez, loin de là, mais ma forme générale varie beaucoup d'un jour à l'autre et me laisse peu de champ libre en termes d'organisation. Alors que je constatais un mieux réel ces deux derniers jours, avec un regain d'entrain propre en m'encourager sur la voie de la guérison, ce matin la vieille angoisse que je combats pourtant avec des médicaments revenait me coller à la peau. Quelques pas dehors ont suffi à me convaincre que je flippais encore pas mal à l'idée de reprendre mon travail. Je sentais le temps gris me peser sur le cœur un peu comme un étouffoir. Ce malaise s'est à peu près dissipé dès mon retour à la maison mais en début d'après-midi, je n'allais vraiment pas bien, il a fallu que j'aille dormir deux heures histoire de me laver le cerveau. Je viens à peine d'émerger. Devant moi, trois rendez-vous médicaux à honorer : mercredi contrôle à l'Assurance Maladie ; jeudi, consultation chez la gastro-entérologue ; lundi prochain, retour chez la doctoresse mettre à plat les derniers résultats d'examen et faire le point sur mon état général. Depuis plus de deux mois je passe ma vie chez le médecin, entre hôpital et laboratoire.

Imposture

Loin de moi l'idée de me faire plaindre. Qui n'a pas ses problèmes, me direz-vous ? - Peut-être même des problèmes beaucoup plus sérieux que les miens. Non. Ce que je veux dire en rédigeant ces quelques lignes, c'est que j'ai l'impression de nager en eau trouble depuis plus de deux mois, et j'ai comme le sentiment que ça ne va pas se passer comme ça. Quand bien même je reprendrais le boulot, resterait en moi ce fond de vase : un mal être indéfinissable fait de fatigue, d'inquiétude et de découragement. Ce en quoi je croyais m'étant resté dans les mains comme un jouet cassé qui ne servirait qu'à me rappeler qu'on est bien naïf en ce monde, et qu'on est la proie désignée des plus opportunistes et des mieux nantis.

Qu'importe.

Je sais, depuis des siècles ! - que ma bonne étoile veille sur moi, et me montrera la voie en temps voulu, débrouillant sous mes pas l'écheveau de mes chemins emmêlés pour m'ouvrir une route toute neuve, toute droite, en direction du plus beau des jardins.

Voyez-vous, j'ai souvent l'esprit confus depuis que je suis malade. Ce qui explique peut-être ma mauvaise compréhension du concours organisé par Overblog sur le thème d'Halloween. En l'absence de règlement, je croyais tout bêtement qu'il s'agissait d'écrire une histoire d'horreur. Or, les résultats venant de tomber sur le blog du staff, je n'ai pu m'empêcher de penser à quel point j'étais stupide, et comme je pouvais par moments manquer d'imagination. Mon esprit littéraire, me direz-vous, m'inclinait à penser que le but du jeu, c'était de rédiger un texte. Que nenni ! - Le mot de la fin, c'est qu'on parle déguisement, maquillage, décoration, cuisine. Vous allez me dire : on est loin du 100% frissons prédit par l'annonce d'Overblog. Toujours est-il que je suis hors-sujet avec ma nouvelle Mena.

Je vais quand même attendre la toute fin du mois avant de vous traduire ma nouvelle en bon français. On ne sait jamais : des fois que je n'aurais pas eu tout faux en écrivant une horrible petite histoire. Mais quand même il me semble avoir fait fausse route.

Pour autant, ni amertume ni déception car j'ai pris beaucoup de plaisir à rédiger ce méchant petit texte. Ce que j'ai pu m'amuser en l'écrivant et en le relisant ! - Que demander de plus n'est-ce pas ? - Et si j'ai pu intriguer quelques un(e)s d'entre vous, j'ai gagné mon pari : je n'aurai pas écrit Mena pour rien.

Pour tout vous avouer : je ne suis pas fan de la fête d'Halloween, j'ai toujours boudé les costumes et les toiles d'araignées. Et ce que je préfère encore dans cette fête pour enfants, ce sont les pumpkins : les bonnes grosses citrouilles blanches, orange ou bleues. Pour moi la fin du mois d'octobre c'est ça : la douceur des courtes journées d'automne, beaucoup plus que la peur en orange et noir.

Alors peut-être tout simplement que je n'étais pas la personne indiquée pour participer au concours d'Overblog organisé sur le thème d'Halloween. C'était un peu : comme une imposture.

PS : le gros chat noir en photo est le portrait craché de mon bon gros chat noir, mort en novembre 2007 d'une foudroyante maladie des reins. 7 ans déjà. La tristesse est toujours là.

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La sélection de la semaine #2 ...

Publié le 27 Octobre 2014 par thaddée

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