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Le blog de Thaddée

"Ce qui parle le mieux de nous, ce n'est pas ce que nous disons, c'est ce que nous faisons. Je fais des livres qui parlent de moi sans le dire." TS | Actualité OB Kiwi et plates-formes de blogs, Déco blogs, Balades à Sète, Chroniques lyonnaises et fidésiennes, Escapades, Histoires de chats et d'oiseaux, Littérature, Photographie, Société, Poupées, Tricot, La vie ... Communauté : "Victor & Victoria", esprit shabby chic, romantique et cosy.

Les boloss des Belles Lettres

Publié le 17 Janvier 2016 par Thaddée dans Lecture Au coin du feu

La littérature est une terre de mirages, une femme séduite mais rétive telle une gazelle farouche qui se méfierait des lions voraces que nous sommes, nous, lecteurs. Qu’on la déchire entre nos crocs ou qu’on l’assomme de nos lourdes pattes, elle reste souriante face à son troupeau, car au-delà de la dégradation physique demeure l’amour de l’art... PTDR !!! t’as cru on était là pour te baratiner avec notre vieille dégaine d’intello mais non t’as craqué nous on va t’envoyer la grosse purée littéraire TATATA des gros classiques en rafales sur ta ganache featuring Phèdre, la MILF indomptable, Emma Bovary, la zouz campagnarde pas dégueu, et Gatsby, le David Guetta de la East Coast !! on met la grosse tatane à Lagarde & Michard et BIM ! tout de go on s’impose dans le tiéquar.

Les Boloss des Belles Lettres

Le temps d'une vidéo, le mythique acteur Jean Rochefort (au centre) s'est prêté au jeu des «Boloss des belles lettres» - Michel Pimpant (à gauche) et Quentin Leclerc - en résumant Madame Bovary dans le langage de la rue. PHOTO : FOURNIE PAR LES BOLOSS DES BELLES LETTRES

Le temps d'une vidéo, le mythique acteur Jean Rochefort (au centre) s'est prêté au jeu des «Boloss des belles lettres» - Michel Pimpant (à gauche) et Quentin Leclerc - en résumant Madame Bovary dans le langage de la rue. PHOTO : FOURNIE PAR LES BOLOSS DES BELLES LETTRES

Les boloss des Belles Lettres

Ce sont les charretiers du français moderne. Ils sont deux : Quentin et Michel, à baragouiner petit nègre au grand dam des critiques littéraires si sérieux, si sérieux. Mais nous : soyons un peu sérieux, le temps de raconter leur histoire.

Au commencement était le blog, créé en 2012 par deux zozos zinzins de beaux mots et de prose, Quentin et Michel. La vingtaine dépassée pour l'un, la trentaine bien tassée pour l'autre. L'idée : publier les résumés des grands classiques de la littérature dans la langue de la rue. Sous les assauts conjugués de l'argot et de l'imaginaire, Rastignac devient "un gros daron de la réussite sociale", Le parfum, "le cirque Pinder du Dawa cosmétique", Roméo, "un Véronais fragile qui matche à 200 sur Tinder" et Le Petit Prince, le récit d'un feu de camp en mode Brokeback montain. Le Web se marre. Le succès est immédiat. La presse aussitôt s'en empare. Adapté en livre édité chez J'ai Lu, les textes des Boloss débarquent, maintenant, sur le petit écran Et c'est Jean Rochefort qui s'y colle, visiblement réjoui de bousculer la langue.

► Les boloss des belles lettres | nouveau | série | Jeudi 20:40 France 5 (Télé Z)

Et voilà ce que disent les bolos de l'irruption de Jean Rochefort dans leur délire _▼_

grosse surprise aux tontons !!!! on a mis en orbite le satellite JEAN ROCH dans la station spatiale internationale du lol !!!! le tataneur mystique déboule dans les bacs avec le hit MADAME BOVARY de gustave flaubert enjoy tonton le plaisir parfumé d'un boss allié à la puissance littéraire !!! fais nétour ça à toute ta mifa et aux zouz ou keum que tu kiff pour chopper et kiss sur vos seufs !!!! love et délire !!!!

Les boloss des Belles Lettres

Tout ça c'est bien beau mais c'est quoi un bolos ? - Et c'est là que ça se corse (pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? ) La traduction de "bolos" est pour le moins ... épineuse et contestée. Personne ne s'accorde sur sa véritable définition. Naïf, salaud, bourgeois, lopette : un bolos c'est à peu près tout ça en même temps. Difficile d'y voir clair. On peut tout de même en déduire que le bolos est un individu inadapté, décalé, qui se fait remarquer par son crétinisme et/ou sa mauvaise réputation. En outre (histoire de compliquer encore un peu plus les choses) on peut écrire indifféremment : bolos, boloss ou bolosse, d'où, bien sûr, d'âpres querelles orthographiques.( Il faut quand même savoir que dans les collèges et les lycées, sur MSN ou sur les blogs, bolos désigne aujourd'hui un 'pigeon', une victime, un individu faible.)

Bolos - Mot apparu dans la banlieue parisienne (Val-de-Marne ou Seine-Saint-Denis) dans les années 2000, d’origine incertaine : soninké, arabe ou verlan. Le dictionnaire de la zone cite l’hypothèse du linguiste Jean-Pierre Goudaillier selon laquelle bolos serait le verlan de lobos (« lobotomisés »). D’autres soutiennent que le mot est la contraction de bourgeois et lopette, le bolos étant alors un individu dont il est facile d’extorquer de l’argent. Une autre hypothèse est l'évolution salaud > verlan lauss > mon lauss > beau lauss > bolos, compte tenu de l'utilisation de mon lauss dès 1995 par Sté Strausz dans le refrain du titre de rap C'est la même histoire.

Bolos étymologie | Wiktionnaire

Pour lire de la littérature classique à la sauce boloss c'est ici _▼_

Perso, ça me botterait drôlement d'écrire une langue française complètement réinventée. Ce n'est pas faute, d'ailleurs, de m'y essayer de temps en temps. Mais c'est moins facile qu'il n'y paraît ! En tout cas je tire mon chapeau à ces deux-là : hier soir je lisais à voix haute un de leurs fameux résumés littéraires et franchement, ça me faisait sourire. Parce que le mélange des genres et des langues, classique et boloss, faut bien avouer que ça paie. Supersuper bravo les boloss.

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LibreOffice, concurrent gratuit de Word

Publié le 16 Janvier 2016 par Thaddée dans Les blogs et moi

Je ne peux pas concevoir d'ordinateur sans traitement de texte. Sur mon PC de bureau un technicien informatique m'avait gentiment installé Word. Donc pas de licence et pas de CD pour installer Word sur mon nouvel ordinateur. Et il faut compter 135 euros pour télécharger la dernière version.

LibreOffice, concurrent gratuit de Word

C'est là que j'ai découvert LibreOffice, entièrement gratuit, et qui offre toutes les fonctionnalités de Word. Un réel soulagement pour moi qui hésitait à mettre autant d'argent dans l'achat de Word et qui ne peut pas se passer d'un traitement de texte. Ci-dessous, une brève présentation de la suite bureautique et de son traitement de texte _▼_.

LibreOffice (parfois abrégé en LibO ou LO notamment sur les forums de discussions) est une suite bureautique libre et gratuite, dérivée du projet OpenOffice.org, créée et gérée par The Document Foundation2.
LibreOffice utilise nativement le format ouvert OpenDocument.
LibreOffice permet aussi l'importation et l'exportation des documents aux formats Microsoft Office (.doc(x), .xls(x), .ppt(x)…) afin de permettre l'échange de documents avec les utilisateurs ne disposant pas d'une suite bureautique compatible OpenDocument. D'autre part, LibreOffice permet aussi le traitement des fichiers Portable Document Format (PDF), en effet il est possible non seulement d'exporter un document en format PDF, mais aussi d'y effectuer des modifications.
LibreOffice permet aussi l'importation et l'exportation des documents au format HTML, permettant ainsi d'être utilisé comme éditeur de pages Web.
LibreOffice Writer est un traitement de texte. Il permet de gérer en plusieurs langues les paragraphes et mettre en forme les documents, tant au niveau de leur contenu sémantique que de leur mise en page. C'est le module le plus couramment utilisé. Il est compatible avec le format Microsoft Word dont c'est le principal concurrent.

LibreOffice - Wikipédia

Pour télécharger gratuitement LibreOffice, c'est là _▼_

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Banques d'images : Everystockphoto et Unsplash

Publié le 16 Janvier 2016 par Thaddée dans Les blogs et moi

Banques d'images : Everystockphoto et Unsplash

Photos de Lyon sous la neige | Images gratuites everystockphoto

Banques d'images : Everystockphoto et UnsplashBanques d'images : Everystockphoto et Unsplash

Plutôt que de me les geler en allant photographier Lyon sous la neige j'ai tout bonnement fait une recherche sur le Web. Images gratuites bien sûr, qui vous donnent un aperçu de ce que doit être ma bonne vieille Lugdunum ce matin.

D'autres banques d'images gratuites à utiliser comme on veut proposent de chouettes photos. Le problème c'est qu'elles sont marquées comme ci-dessous _▼_.

Lyon en hiver | istockphoto

Lyon en hiver | istockphoto

Le top du top c'est sur Unsplash que je l'ai trouvé. Unsplash ne connaît pas Lyon sous la neige mais ses photos sont tous simplement d'une beauté saisissante. Jugez par vous-mêmes :

La deuxième est pour Orfée | La troisième et dernière est pour Eric
La deuxième est pour Orfée | La troisième et dernière est pour Eric
La deuxième est pour Orfée | La troisième et dernière est pour Eric

La deuxième est pour Orfée | La troisième et dernière est pour Eric

Unsplash est sûrement la plus connue des banques d’images libres de droits dans le milieu des Startups. Les photos sont tellement belles qu’on aurait presque envie d'en imprimer quelques-unes pour en accrocher chez soit. 10 photos gratuites sont ajoutées tous les 10 jours à cette banque d'images.
Type d'utilisation de la banque d'images: Très large. Print ou web et quelques soit votre domaine d'activité. Le choix est varié et les images sont d’une qualité rare et digne de grands photographes.
Particularités : Cette banque d'images est très connue dans le petit monde des startups donc n'hésitez pas à vous les approprier en les modifiant ou en ajoutant des filtres pour garder une touche personnelle.
Les photos sont toutes : libres de droits et en haute résolution.

Orson blog

Il ne reste qu'à faire un gros splash dans les banques d'images gratuites pour trouver son bonheur et voyager dans le monde sans se fatiguer ni rien dépenser.

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Un journal, des journaux

Publié le 16 Janvier 2016 par Thaddée dans Journal d'un écrivain

Dans un récent article intitulé Le train _▼_ j'évoquais le pouvoir libérateur de l'écriture. Et plus précisément le journal (et même les deux journaux) que j'ai dû rédiger il il y a quelques années pour me guérir d'un traumatisme de l'enfance (qui n'a rien à voir avec ma famille, je tiens à le souligner ici). Ces deux journaux se sont faits sur la toile. L'un d'eux, je le crois, a permis à certaines personnes désemparées de trouver des réponses ou des éléments de réponse à leurs propres interrogations. Je me souviens d'une lectrice qui soutenait ma démarche ; pendant un temps, elle est devenue la voix off de mon auto-psychanalyse, celle qui m'a fait avancer dans mon laborieux processus de raisonnement.

Hier après-midi sur un banc dans le parc de l'hôpital, j'expliquais à ma sœur que l'écriture pouvait constituer une excellente auto-psychanalyse. Pour preuve, il y a quelques années j'ai jeté sur une page tous les souvenirs, même déformés, d'un événement traumatisant de mon enfance ; j'ai exploré ces lambeaux de mémoire et j'ai mené une enquête, au sens propre du mot, sur les circonstances du drame. Quand j'eus mis le point final à cette analyse, plus jamais ensuite je n'ai connu d'épisodes dépressifs. Oh ça m'a fait mal de me creuser la cervelle, un mal de chien, ça fait toujours mal de crever un abcès, mais quelle efficacité redoutable eut ce traitement de choc !

L'écriture, expliquais-je à ma sœur, est un révélateur de l'inconscient. Autant que tu parles, tu ne diras que des choses présentes à ton esprit. Pour peu que tu parles à quelqu'un, ce qui ne manque pas d'arriver, ton discours sera tributaire de l'écoute et des réactions de ton interlocuteur. Alors que, lorsque tu écris, c'est l'écriture qui te répond. Tu n'es pas seule : il y a toi et l'écriture. Entre vous, un échange massif, incontrôlé, d'émotions, de sentiments, et de souvenirs refoulés. L'écriture lit dans tes trous de mémoire. L'écriture met à jour des souffrances dont tu n'as même pas connaissance. En te maltraitant, l'écriture te délivre des traumatismes les plus enfouis, les plus illisibles ; elle entre en communication avec la part la plus sombre et la plus méconnue de toi-même. Elle est le miroir de ton inconscient.

Le train | Papier de Verre

Pixabay, Images gratuites

Pixabay, Images gratuites

Il se pourrait bien que je doive aujourd'hui réitérer l'expérience en explorant un par un les mécanismes qui ont conduit une personne de mon entourage proche à vivre un calvaire et faire vivre un calvaire à tous ceux qui l'approchent. Traumatisme, pathologie mentale ou caractère de cochon : l'un dans l'autre l'air devient irrespirable dès que je me trouve en sa présence et j'en tombe malade un peu trop souvent à mon goût.

Il va sans dire que je ne tiendrai pas ce journal ici même sur ce blog. Je ne me sentirais pas complètement libre de penser et d'écrire ce que je ressens. Je vous connais trop. Vous-mêmes, vous me connaissez bien, et je ne peux m'autoriser à décortiquer sous vos yeux des problèmes personnels qui m'amèneraient à me dévoiler plus qu'il n'est permis. Certains récits doivent se faire dans l'anonymat. C'est le seul moyen de prendre assez de recul vis-à-vis de sa propre personne et d'intégrer le "je" biographique avec lequel je me plais à jouer la plupart du temps.

Il est plus que nécessaire dans ce cas de figure de s'éloigner de Thaddée Sylvant et de mes autres pseudonymes qui courent sur la toile. Hier soir j'ai laissé un com chez l'un d'entre vous, sur Wordpress. Il a été signé contre ma volonté du pseudo sous lequel j'ai ouvert un blog sur Wordpress. Ni une ni deux le blogueur en question, au lieu de venir me répondre sur le blog ici présent, file sur mon blog Wordpress, abandonné depuis des semaines, pour me servir une leçon de morale à sa façon.

Déjà : je n'ai pas besoin de leçon de morale. Je vis des moments difficiles depuis maintenant huit mois. Pour peu que vous fréquentiez mon blog à peu près assidûment, vous savez de quoi je parle. Ajoutez à cela que "le caractère de cochon" évoqué plus haut me persécute et que j'en suis malade au sens propre du mot. Ensuite : je trouve un brin décalé d'aller me commenter sur un blog que je ne fréquente plus, plutôt que de venir ici me donner signe de vie.

Voilà très exactement pourquoi je tiendrai mon prochain journal sous un autre pseudo : pour éviter les commentaires moralisateurs et les sempiternels "merci du partage".

J'ai toujours eu du mal avec les commentaires : je les ressens quelquefois comme une ingérence absolue dans ce que j'accepte de dire et de montrer sur ce blog. Certains d'entre eux me font plaisir et me font même avancer. D'autres ont le don de m'énerver. Je n'y peux rien comme dit le scorpion, c'est dans ma nature.

La solitude est dans ma nature. J'ai du mal avec les autres. Il en sera ainsi jusqu'à la fin de ma vie. D'ailleurs je vais fermer cet article aux commentaires et tenter de redémarrer du bon pied. Je ne veux blesser personne. Je veux aussi me préserver des commentaires qui se font parfois sur le ton de la raillerie. Comme me dit ma doctoresse en fronçant les sourcils : "Protégez-vous".

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T'aimes mon Thème ☺ ?

Publié le 15 Janvier 2016 par Thaddée dans Les blogs et moi

Tentative avortée d'un nouveau Thème (Focale) pour mon blog

Tentative avortée d'un nouveau Thème (Focale) pour mon blog

Hier soir j'ai fait un essayage avec le Thème Focale. Parfait pour la photographie, il l'est peut-être un peu moins pour un blog qui propose pas mal de texte. Bref, j'ai repris tout à l'heure mon Thème antérieur qui me plaît bien, tant par son élégance que par ses nombreuses options de personnalisation.

A gauche : avant | A droite : maintenantA gauche : avant | A droite : maintenant

A gauche : avant | A droite : maintenant

J'ai juste changé le motif du fond de page et le motif du fond de blog. Auparavant le blog était ivoire, tirant sur le jaune, avec un fond noir et plat, légèrement métallique. J'ai préféré un fond de page Papier beige-rosé, posé sur un fond plus riche et plus texturé, façon tapisserie à l'ancienne, correspondant mieux à mes goûts et à l'esprit de blog.

A moins de l'arrivée révolutionnaire d'un nouveau Thème qui comblerait toutes mes attentes (est-ce possible ?) je vais essayer de rester fidèle à ce design. Mais vous, lequel préférez-vous ? - Qu'entre nous soit dit : je ne changerai rien, quelle que soit votre préférence ! Comme qui dirait : "C'est mon blog, quand même".

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Universluxe Magazine, Philippe Dubini-Quiquine

Publié le 14 Janvier 2016 par Thaddée dans Communautés et Newsletter

Le magazine du luxe, fraîchement créé sur OBK, vient de s'inscrire à la Communauté Victor & Victoria. Sur son blog, Philippe Dubini-Quiquine présente aussi bien des sacs à main que des montres de luxe et des guitares, pour certains d'esprit vintage.

Philippe Dubini-Quiquine est Président Fondateur d'UniversLuxe Ingénieur CNAM. Titulaire d'une licence de Gestion (Faculté de Nanterre). Titulaire d'un Master 2 en Gestion, Management et Administration d'Entreprise. (Faculté de Sophia Antipolis Nice) Directeur Général de 1998 à 2003 du N°1 de la presse musicale en France.

UniversLuxe est consacré aux articles de luxe, de mode, à l'art de vivre, l'art contemporain et au Vintage. Sont vendus sur la plate-forme des articles neufs, d'occasion et vintage. Les utilisateurs d'UniversLuxe.com sont : les particuliers, les boutiques de luxe, les dépôts vente de luxe, les marques et les sites de e-commerce, etc.

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Le fleuve, là-bas

Publié le 13 Janvier 2016 par Thaddée dans Photo et Vidéo

Ce matin, 9 heures

Ce matin, 9 heures

Y'a des fois, même ici, je me sens ailleurs. L'espace d'un rayon de soleil, le temps d'en capter le rougeoiement. J'imagine. Et puis je cède au retour forcé. Ici. Maintenant.
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Publié le 12 Janvier 2016 par Thaddée

Furyo - De David Bowie, c'est ce souvenir-là que je garde, et qui date ... d'il y a très longtemps.

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Les Noires

Publié le 11 Janvier 2016 par Thaddée dans Récits Petits mystères au quotidien

Rêve que j'ai fait dans la nuit du dimanche 10 janvier au lundi 11 janvier 2016

Les Noires

Je travaille à l'étude, et ça depuis plusieurs années, dans la même école blanche juchée au sommet d'une côte. C'est un job d'appoint qui me dépanne pas mal. Je ne m'y rends pas avec une régularité exemplaire. Mais tout de même j'y ai fait mon trou. Les profs, le directeur, ont besoin de mes services. Ils me connaissent, et reconduisent tacitement mon contrat.

Certaines années je n'y vais pas du tout. En ce moment, on m'y voit souvent. J'ai besoin de travailler, et je me félicite d'avoir cet emploi.

Je me suis même fait une copine avec laquelle je partage la charge énorme de faire se tenir tranquilles des dizaines d'enfants pas toujours très disciplinés. A deux, on s'en sort plutôt bien. On arrive à les cadrer dans un climat de bonne humeur et de détente.

Ce jour-là, je vois passer derrière la grille de l'école une bien étrange famille. Le père est un homme de petite taille, fier comme Artaban, qui gonfle le poitrail d'orgueil et de contentement. Il faut dire qu'il est accompagné par une femme telle que je n'en ai jamais encore vue. Elle est noire, mais la peau de son visage, violette et lustrée, se couvre de reflets d'or. Elle est réellement surnaturelle et magnifique. Même ses rides, fines et profondes, contribuent à la rendre sublime.

Son image me reste en mémoire plusieurs jours durant jusqu'au jour où ma collègue et moi nous marchons au fond de la cour, là où le sol n'est pas goudronné. Des baraquements s'entassent derrière un lopin de terre où poussent vaille que vaille des mauvaises herbes et des fleurs cultivées. C'est un endroit charmant qui nous sert de cachette secrète lorsque d'aventure ma copine et moi nous avons envie d'échapper à la surveillance discrète des profs et à la turbulence des gamins.

Alors que nous nous promenons en bavardant gaiement, soudées comme nous sommes depuis notre rencontre, surgit contre le mur au fond de la cour une vision des plus inattendues. Une femme avec un tout petit enfant dans les bras piétine la boue tout argentée des plates-bandes laissées pour compte. Elle porte d'incroyables chaussures à si hauts talons que personne à part elle ne pourrait tenir dessus. Mais encore, elle est entièrement revêtue de pièces de tissu brunâtre qui renforcent le troublant mystère émanant de sa personne. Et son visage, à nul autre pareil, est d'une beauté renversante : bleu-noir et brillant, déchiré par des yeux d'une splendeur sans égale, à part peut-être les plus purs joyaux qui puissent exister sur cette Terre.

Pixabay, Images gratuites

Pixabay, Images gratuites

Et, portée par un entêtement forcené dont elle contrôle à merveille le rythme et le poids, elle enfonce méthodiquement dans la terre glaise, imprégnée d'eau, la très longue aiguille effilée fixée sous chacune de ses chaussures, à l'extrême opposé du talon. L'exercice périlleux dont le sens nous échappe la fait tomber à genoux plusieurs fois de suite. Elle se relève et recommence.

- Qui es-tu, lui demandons-nous, et que fais-tu.

Alors, ainsi qu'un mirage terrifiant, son regard se fige et nous perce de part en part. Il faut y voir que ce n'est pas une femme, mais que c'est un homme qui, brusquement, sans explications, tourne les talons pour s'éclipser comme une étoile filante dans un éblouissement furtif de poussière dorée.

Je voudrais le rattraper !

Ma copine me retient fermement par le bras.

- Laisse, m'ordonne-t-elle. Tu vois bien qu'il est parti. Et quoi que ce soit, je crois que c'est très dangereux.

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La terrasse

Publié le 10 Janvier 2016 par Thaddée dans Photo et Vidéo, Lecture Au coin du feu

La terrasse

Heureusement, dans la vie, il y a de jolies choses. Des choses rouges qui vous ravigotent les sangs. Un pied de vigne sert d'entrée à la minuscule terrasse. C'est on ne peut plus chaleureux et ça me rappelle une anecdote de Secrets royaux par Stephen P. Barry.

Juste après le mariage du prince de Galles et son installation au palais de Kensington, le ministère de l'Environnement construisit pour le couple une magnifique terrasse. Elle est vaste, ensoleillée et couvre toute la longueur des deux appartements, avec une serre au milieu, un barbecue et beaucoup de meubles de jardin. Elle est aussi complètement privée, sans immeuble qui la domine.
La princesse Michael, voisine des Galles, en voulut une aussi quand elle vit construire celle-là.

Secrets royaux, Stephen P. Barry

Sur ce, la princesse Michael envoie chercher l'homme chargé de l'entretien de Kensington et fait une demande, mais il refuse en disant que cela serait trop cher. Pris dans des circonstances difficiles, Heseltine, le secrétaire de l'Environnement, reconnaît enfin qu'il serait délicieux que les enfants aient de l'air frais et que oui, elle pouvait avoir un balcon-terrasse.

Malheureusement, il ne se compare pas avec la terrasse des Galles. Pour commencer, comme il est sur le côté du bâtiment, il est dominé par le personnel du prince de Galles et les Galles eux-mêmes s'ils ont envie de se pencher aux fenêtres de leur chambre. Il est très petit, avec un tapis imitant le gazon et juste assez de place pour deux fauteuils. Le cœur de la princesse Michael doit se serrer quand elle pense au merveilleux toit en terrasse au-dessus d'elle, où la princesse Diana prend des bains de soleil.

Secrets royaux, Stephen P. Barry

A moi, l'adorable petite terrasse rouge de la photo me suffirait largement. Il me suffit même de passer la voir et de l'admirer. Nouveau : dans mes Pages (colonne droite) on trouvera désormais les albums photo des mois et des années à venir.

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