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Le blog de Thaddée

"Ce qui parle le mieux de nous, ce n'est pas ce que nous disons, c'est ce que nous faisons. Je fais des livres qui parlent de moi sans le dire." TS | Actualité OB Kiwi et plates-formes de blogs, Déco blogs, Balades à Sète, Chroniques lyonnaises et fidésiennes, Escapades, Histoires de chats et d'oiseaux, Littérature, Photographie, Société, Poupées, Tricot, La vie ... Communauté : "Victor & Victoria", esprit shabby chic, romantique et cosy.

Il fait si froid

Publié le 26 Janvier 2017 par Thaddée dans Poésie Toutan

Pixabay, images libres de droits

Pixabay, images libres de droits

Si le soleil pouvait

Réchauffer nos carcasses

Salement éprouvées

Par les années qui passent

 

Elles s'en vont buter

Sur le mur du silence

... Et si la vérité

N'était pas ce qu'on pense.

 

© Thaddée, 25-26 janvier 2017, Poésie Toutan

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Les secrets d'un mort

Publié le 25 Janvier 2017 par Thaddée dans Poésie Toutan

Mais tout ce que vous dites

Arrive bien trop tard

Je ne veux pas l'entendre

 

Parce qu'elle nous a quittés

Qu'elle essaie de dormir

Là, de l'autre côté

 

Paix donc à son âme

 

Que ce qui s'est passé

Repose dans son lit

 

Aux tréfonds de la terre

Et du ciel infini

 

Les secrets de ma mère

Avec elle, sont partis.

 

© Thaddée, 25 janvier 2017, Poésie Toutan

► Source de l'image : pictures good live journal

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Chez maman tout est si bien rangé

Publié le 24 Janvier 2017 par Thaddée dans Une vie comme les autres

Pour peu que vous fréquentiez ce blog depuis quelque temps, vous savez que le mot "déco" me fait vibrer. Les circonstances font que ce mot prend tout son sens. Depuis six ans je vis dans un heureux foutoir. Faut-il vous rappeler que j'habitais, sur la commune d'Oullins, un grand appartement sur terrasse et jardin dont un promoteur a tout fait pour me chasser. Dans l'urgence, j'ai loué un tout petit logement sur Sainte-Foy. Lors du déménagement j'ai sacrifié plus de la moitié de mes meubles dont une armoire ancienne dont je pleure encore la perte. Si bien qu'à l'arrivée les choses se sont entassées par terre, dans l'attente incertaine d'un rangement ultérieur.

Le grand désordre, un livre de Kitty Crowther

Le grand désordre, un livre de Kitty Crowther

La situation ne posait pas vraiment problème, lorsque survint ce 27 décembre le décès prématuré de maman. Décès du dernier parent signifie liquidation de ses meubles, de ses livres, de ses vêtements. Entre parenthèses c'est un crève-coeur d'ouvrir placards et tiroirs qu'on n'osait pas toucher de son vivant, c'est comme perpétrer un viol sur l'être aimé. S'ensuit le casse-tête du tri : qu'est-ce qu'on garde ? qu'est-ce qu'on donne ? qu'est-ce qu'on jette ? - Chez moi c'est si petit que ne se pose pas vraiment la question de récupérer meubles et vêtements. Cependant j'hérite, par la force des choses, d'un certain nombre de livres et d'objets qui vont sous peu venir envahir ma fort modeste surface habitable. En sus, ma soeur en profitera pour me restituer les nombreux cartons qu'elle a eu la gentillesse de stocker chez elle depuis mon déménagement.

 VARIA Armoire de chambre style contemporain décor noyer et blanc

VARIA Armoire de chambre style contemporain décor noyer et blanc

Vu comme ça, on pourrait croire que j'ai mûrement réfléchi à la question. Détrompez-vous. Depuis le départ de maman tout se passe dans un brouillard mental qui laisse peu de place à la réflexion. C'est donc sans vraiment y penser que j'ai passé commande de deux armoires et d'une bibliothèque ultra costaude pour compenser le manque cruel de rangements. J'ai passé 48 heures à mesurer dans tous les coins, avant de prendre la décision que j'aurais dû prendre il y a plusieurs années, à savoir : optimiser mon espace vital.

Ma première idée fut de m'acheter une mezzanine pour me libérer de la surface au sol. J'ai donc écumé les sites marchands, et j'avais trouvé la mezzanine pour adulte censée me faciliter la vie lorsque m'effleurèrent vaguement les premiers doutes quant à l'opportunité de monter une mezza dans un petit appart en soupente. Et c'était sans compter le calvaire d'avoir à grimper chaque soir, et pour les siestes aussi, l'échelle dont les barreaux font mal aux pieds nus ; en plus de ça, où allais-je mettre mon réveil, ma lampe, mes boules Quies, mon Gaviscon, ma crème pour les mains, à moins de m'équiper d'une tablette prévue à cet effet. - Quel bazar. Tu as raison maman, une mezzanine ce n'est plus de mon âge.

Dans les jours à venir je vais me retrouver avec une bibliothèque destinée à soutenir le poids phénoménal de mes manuscrits et de mes innombrables paperasses. Elle se monte par emboîtement, par conséquent ce sera plutôt facile et rapide. Par contre les deux armoires arrivent en kit avec des vis et tout le tintouin, ce qui risque de prendre un peu plus de temps. Je flippe déjà pas mal en songeant au volume considérable des colis. Je me console en me disant : qu'est-ce que ce sera bien quand ce sera tout bien rangé.

A suivre

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Oratorio des hauts-fonds

Publié le 23 Janvier 2017 par Thaddée dans Poésie Toutan

Pixabay, images libres de droits

Pixabay, images libres de droits

Je serai le balein

La requeen de la mer

La delphine et le ré

L'ocelotte et l'orco

 

Pas le do de papa

Ni le si de maman

Sol fa mi la famille

C'est être seul en vie

 

Ce que j'aime les perles

Et leur nacre subtile

Ô le crâne des morts

Qui ne bronche d'un cil

 

Nos jeunes épopées

Sont broyées par l'abysse 

Plus blanchies et séniles

Que le plus vieux des cygnes.

 

© Thaddée, 23 janvier 2017, Poésie Toutan

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Vivre une autre vie

Publié le 17 Janvier 2017 par Thaddée dans Récits Petits mystères au quotidien

Je voudrais revenir sur le rêve que j'ai transcrit il y a quelques jours ▲, dans lequel je voyais maman endormie sur sa tombe, alors qu'en réalité, paix à son âme, elle est dedans. J'ignorais jusqu'à ce jour l'existence de statues couchées sur la dalle. J'en ai trouvé quelques unes que je vous montre, et qui pourront illustrer le rêve que j'ai fait dans la nuit du 13 au 14 janvier de cette année. Ces statues allongées à même la pierre, dans les cimetières, représentent très précisément la vision que j'ai eue de maman reposant paisiblement sous le ciel. Photo provenant du site ▼

Enrico Butti 1847-1932, Sculpture Tombale de la Famille Casati ”La Morente” 1890

Enrico Butti 1847-1932, Sculpture Tombale de la Famille Casati ”La Morente” 1890

pepperloves1.tumblr.com (à gauche) | mysterius.centerblog.net (à droite)pepperloves1.tumblr.com (à gauche) | mysterius.centerblog.net (à droite)

pepperloves1.tumblr.com (à gauche) | mysterius.centerblog.net (à droite)

Passent, sur le chemin derrière nous, des tombes ambulantes à ciel ouvert, sur lesquelles sont allongés des morts éveillés qui commentent la balade et le paysage. On se croirait à une fête de fin d'année scolaire.

Ma famille, Thaddée

Source : mysterius.centerblog.net sur centerblog

Source : mysterius.centerblog.net sur centerblog

Dans mon rêve je voyais les morts s'animer, partir en promenade et plaisanter. D'autres ont imaginé qu'ils se plongeaient dans la lecture comme si leurs habitudes, et les petits plaisirs de la vie, ne les avaient pas complètement désertés.

Sous les coupoles de l'abbaye de Fontevraud, le gisant polychrome d'Aliénor d'Aquitaine (1122 – 1204) tient dans ses mains un livre de pierre

Sous les coupoles de l'abbaye de Fontevraud, le gisant polychrome d'Aliénor d'Aquitaine (1122 – 1204) tient dans ses mains un livre de pierre

Adieu gisants raides aux traits creusés, gisants figés dans la mort éternelle. Ici la vie continue, on dort, on se promène, on lit des livres ... et même qu'on se met à rire comme maman dans mon rêve. Après tout, que savons-nous vraiment de l'au-delà ?

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Souffle de vie

Publié le 15 Janvier 2017 par Thaddée dans Photo et Vidéo

Souffle de vie

Hier soir, alors que je sortais fumer la dernière cigarette de la journée, j'ai vu qu'il neigeait. Ca m'a fait plaisir, et j'ai senti ce petit souffle de vie parcourir mes veines froides. J'ai fumé sous la neige, et je me suis rappelé ce que sont les petits bonheurs du quotidien. Il a neigé toute la nuit si bien que ce matin tout était blanc. J'en ai profité pour prendre des photos parce que la neige, ça devient plutôt rare, ces dernières années, sur la région lyonnaise.

Les sapins de Noël mis au rebut retrouvent le bon air de leur montagne
Les sapins de Noël mis au rebut retrouvent le bon air de leur montagne

Les sapins de Noël mis au rebut retrouvent le bon air de leur montagne

Le café-restaurant des Glycines va ouvrir dans quelques minutes
Le café-restaurant des Glycines va ouvrir dans quelques minutes

Le café-restaurant des Glycines va ouvrir dans quelques minutes

Le rue n'est pas tout a fait dégagée de la nuit

Le rue n'est pas tout a fait dégagée de la nuit

L'église, transfigurée

L'église, transfigurée

La maison ventrue et sa glycine que je vous montrais il y a peu

La maison ventrue et sa glycine que je vous montrais il y a peu

Tout devient beau sous la neige, même ce portail que je n'avais pas encore remarqué

Tout devient beau sous la neige, même ce portail que je n'avais pas encore remarqué

Graphismes d'un hiver noir

Graphismes d'un hiver noir

C'est un tableau, n'y touchons pas

C'est un tableau, n'y touchons pas

Le chemin des Fonts, terrible par l'inclinaison de sa pente
Le chemin des Fonts, terrible par l'inclinaison de sa pente
Le chemin des Fonts, terrible par l'inclinaison de sa pente

Le chemin des Fonts, terrible par l'inclinaison de sa pente

A cet endroit, un homme âgé m'interpelle : "C'est beau hein ? "
A cet endroit, un homme âgé m'interpelle : "C'est beau hein ? "

A cet endroit, un homme âgé m'interpelle : "C'est beau hein ? "

Souffle de vie

Je n'ai jamais vu courir autant de gens qu'aujourd'hui, à croire que tout le monde voulait s'imprégner de l'air vivifiant prodigué par les chutes de neige. C'est à peine si l'on discerne, dans l'épaisseur du paysage enneigé, la silhouette de cette femme qui fait son footing à l'entrée du Mont Riant. A Lyon nous attendons, ces jours à venir, des températures qui vont descendre jusqu'à -11°.

Si vous aimez la neige en montagne, allez respirer l'air glacé qui souffle sur le blog de Christian Wolf ▲, fou amoureux d'une Drôme méconnue. C'est époustouflant.

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Arrête ton char !

Publié le 14 Janvier 2017 par Thaddée dans Poésie Toutan

Source : http://www.atmosphere-citation.com/

 

Des univers en branle

Et leurs planètes folles

Dévissent de leur axe

Pour se ruer sur nous

 

J'ai coupé mon platane

Et brûlé ma cabane

Salué mon bourreau

Qui fumait dans les cendres

 

Mais l'univers en branle

Et ses planètes folles

Dévissent de leur axe

Pour se ruer sur nous

 

Cautérisé mes plaies

Dans la noirceur des planches

Rendu à chaque jour

La blancheur du dimanche

 

Mais l'univers en branle 

Et ses planètes folles

Dévissent de leur axe

Pour se ruer sur nous

 

Cataclysme imminent

Dans mon crâne malade

J'ai brûlé ma cabane

Et c'était un début

 

Mais l'univers en branle

Et ses planètes folles

Dévissent de leur axe

Pour se ruer sur moi

 

Est-ce que c'est notre faute

Si nous sommes tout seuls

A faire n'importe quoi

Sans que personne s'en mêle

 

Est-ce que c'est de la mienne

Si ses ultimes voeux

Te pèsent plus à toi

Qu'à n'importe qui d'autre

 

Tu n'as qu'un mot à dire 

Je reprends l'attelage

Et je me tire à Sète

Avec tes pieux serments

 

Je vivrai sur la mer

Tout le reste du temps

Je n'ai peur ni d'y croire

Ni de partir vraiment. 

 

© Thaddée, 14 janvier 2017, Poésie Toutan

***

Exceptionnellement, ce poème est fermé aux commentaires. Merci de votre compréhension.

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Ma famille

Publié le 14 Janvier 2017 par Thaddée dans Récits Petits mystères au quotidien

Avant de vous conter mon rêve, quelques nouvelles : depuis ce matin, je pleure. Je ne sais si c'est à cause de la douleur ou du rêve que j'ai fait, sans doute un peu des deux. J'ai mal comme fait mal une crise d'appendicite, à moins que ce ne soit un muscle spasmé par la colopathie fonctionnelle. Le Spasfon vient de faire effet : je respire.

Rêve que j'ai fait dans la nuit du vendredi 13 au samedi 14 janvier 2017

C'est jour de réunion, si l'on peut parler de réunion, vu que nous sommes six, soit le tiers de ce que nous devrions être, et que notre chef de service n'est pas encore arrivée. Je ronge mon frein : comme si je n'avais que ça à faire d'attendre le bon vouloir des autres. 

La salle est immense et divisée, je m'en aviserai plus tard, en trois îlots d'inégale surface. Nous nous trouvons dans la partie la plus grande, cependant que nous jouxte une salle de réunion de surface plus modeste ainsi qu'une salle de repos équipée d'un lit, où se reposent deux ou trois personnes dont j'ignore s'il s'agit de collègues ou non.

Nous attendons ainsi pendant une demi-heure, une heure peut-être, jusqu'à ce que lâchent mes nerfs déjà fort éprouvés. Je me lève pour m'occuper des poubelles. Il y a tant de poubelles que c'en est effrayant. D'où viennent toutes ces poubelles, et que vais-je en faire ?

Tandis que j'entreprends de m'en débarrasser dans le conteneur réservé à cet effet je croise mon petit groupe d'amis. Les accompagne un garçon que je ne connais pas, Bernard. Très vite, je comprends quelles sombres résolutions animent mon amie Ben, toujours salement inspirée, laquelle donne à lécher à son chien loup le mamelon de Bernard. J'ai peur que le chien morde. Ca la fait rire.

Puis nous allons au cimetière, nous recueillir sur je ne sais quelle tombe, semble-t-il un proche de Bernard. Alors je m'excuse et je m'éloigne sans me retourner pour partir à la recherche de celle de maman. Je suis dans l'allée des 900 et quelque, or la tombe de maman se trouve dans l'allée des 100 et quelque. Je marche un moment. La voilà.

Ophelia (1851-2) by John Everett Millais Photo: © Tate

Ophelia (1851-2) by John Everett Millais Photo: © Tate

Je reste un moment à contempler, l'esprit absent, maman endormie sur la pierre avec son doudou. Elle est si blanche. Juste à ma droite, se tient une espèce de kermesse : une femme vient de gagner un énorme colis, elle n'arrête pas de dire merci.

Et c'est là que je vois remuer faiblement maman. Je crois avoir la berlue, je regarde mieux. Pas d'erreur : maman bouge. D'autres morts, près d'elle, commencent eux aussi à se mettre en mouvement. 

L'on m'appelle sur mon portable. C'est Ben, sans aucun doute, qui veut savoir où je suis. Je ne réponds pas. Je suis avec maman. Elle s'est redressée, toute blanche encore, mais les yeux bien ouverts. Elle m'expliquera qu'elle s'est réveillée parce qu'elle nous avait entendus l'appeler à l'aide. Et c'est l'occasion de lui faire part de tous mes soucis : les poubelles, le courrier, qui s'entassent tous les jours sans que je puisse enrayer ce monumental débordement qui m'effare et me crève.

Nous parlons un bon moment. Elle est gaie, détendue, souriante. Passent, sur le chemin derrière nous, des tombes ambulantes à ciel ouvert, sur lesquelles sont allongés des morts éveillés qui commentent la balade et le paysage. On se croirait à une fête de fin d'année scolaire. A la tête des morts il y a ce drôle de coffrage voilé d'un léger rideau, sous lequel on aperçoit des piles de petits carrés de tissu orange et vert. Je me demande bien ce que c'est et à quoi ça sert. Maman m'explique qu'il s'agit de mouchoirs destinés aux familles qui ont besoin de pleurer. 

Nous discutons encore un peu. Même qu'elle salue jovialement l'une de mes clientes, la soeur de cette cliente en fait, qui lui ressemble comme deux gouttes d'eau. C'est bon de faire un peu nos commères. Mais maman se fatigue. Elle se rendort. Elle redevient tout à fait immobile, les yeux clos, blanche comme un lys et les doigts entrelacés sur la poitrine. Je cherche de tous côtés son doudou blanc si marrant mais il s'est mélangé avec d'autres doudous, car tout le monde s'est beaucoup amusé cet après-midi, c'était un bel après-midi de fête. Je cale contre son bras un doudou blanc qui n'est pas le sien mais qui lui tiendra compagnie.

 Le Rêve (1910), huile sur toile du Douanier Henri Rousseau

Le Rêve (1910), huile sur toile du Douanier Henri Rousseau

Vient de sonner l'heure de la quitter pour m'en retourner à mes occupations du jour : le courrier. Je passe à la maison voir la petite soeur qui se trouve être bien seule depuis que maman est morte. Mon père est là, et sort sur le balcon. Son balcon, tout plein de plantes et de fleurs extraordinaires.

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Le vol de la mouette

Publié le 13 Janvier 2017 par Thaddée dans Une vie comme les autres

Hôtel Au Valéry, Sète
Hôtel Au Valéry, Sète

Hôtel Au Valéry, Sète

Jeudi 12 janvier 2017, 15:25 - Je viens de me réserver une chambre à L'Hôtel Au Valéry de Sète, à 200 mètres de la gare SNCF. 36 euros la nuit, qui dit mieux ? Et je pourrai louer un vélo directement à l'hôtel. Départ le samedi 18 février. Plus que 37 jours avant mon séjour. Espérons que ça me donnera le temps de me refaire une santé.

Situé entre la gare SNCF et le théâtre municipal, ce petit hôtel vous réserve un chaleureux accueil, somme toute familial. Certaines chambres ont des balcons ou sont équipées de double-vitrage, lorsqu'elle donnent sur la rue. Le patio et la salle de déjeuner sont des plus agréables, simples et élégamment décorés d'images et de photographies de la ville de Sète. Excellent rapport qualité/prix. Enfin, les maîtres des lieux ne manqueront pas de vous conseiller de bonnes adresses en ville ou de vous recommander des sorties aux alentours. Dans le meilleur sens du terme, l'endroit ressemble beaucoup à une pension de famille !

Petit Futé

Village Vacances du Lazaret, Sète

Village Vacances du Lazaret, Sète

J'aurais préféré le Village Vacances du Lazaret (plus cher) qui donne sur la plage mais il ne restait plus de place ... et nous sommes en hiver, qu'est-ce que ce sera en été ?

J'ai d'autres projets sur le feu, que je ne souhaite pas évoquer ici (c'est mon côté superstitieux : j'ai toujours peur de ne pas réaliser les rêves dont je parle autour de moi ; pour avoir une chance de voir le jour, il faut qu'ils restent secrets).

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Se donner quinze jours de plus

Publié le 13 Janvier 2017 par Thaddée dans Une vie comme les autres

4 Mugs en céramique, Françoise Saget

4 Mugs en céramique, Françoise Saget

Mardi 10 janvier 2017, 16:39 - J'avoue : passer des commandes est un de mes petits plaisirs du moment. L'occasion pour moi d'attendre avec impatience, excitation, le jour où mon colis me sera livré. Aussi bête que cela paraisse, cette occupation m'ouvre des perspectives ;  elle m'aide à vivre les yeux tournés vers l'avenir. Elle m'offre demain sur un plateau. Parce que le plus dur quand on vient de perdre un être cher, c'est de se donner des raisons de survivre à sa mort ; c'est de retrouver le goût de vivre.

Aussi superficielle que puisse être cette activité, choisir mes articles favoris dans un catalogue me distrait un moment de ma peine et de mon angoisse. Je sens renaître un peu d'intérêt pour l'existence. Je me projette dans l'instant délicieux que représentent l'ouverture du carton, le déballage de la commande et des cadeaux.

Je viens de renouer avec mon amour de jeunesse : Françoise Saget, chez qui j'avais coutume de copieusement me fournir en serviettes de toilette et draps de bain. Jusqu'au moment où je n'ai plus eu besoin de linge de maison, jusqu'au moment de me serrer la ceinture ...

La serviette Chouette Matin, Françoise Saget

La serviette Chouette Matin, Françoise Saget

Linge de toilette Horizon Bretagne | Essuie-mains Gourmandise de LouiseLinge de toilette Horizon Bretagne | Essuie-mains Gourmandise de Louise

Linge de toilette Horizon Bretagne | Essuie-mains Gourmandise de Louise

Depuis quelques jours je gardais sous le coude sa large enveloppe rouge toute pleine de belles promesses et ce matin j'ai pris le temps d'étudier ses offres toutes plus alléchantes les unes que les autres. D'ores et déjà, je savais que j'allais craquer sur la serviette Chouette Matin et le plateau Chouette Matin. Alors j'ai commencé par là, tout doucement, avant de me décider pour l'achat d'essuie-mains et de torchons dont je n'ai pas besoin mais qui rafraîchiront un peu mes vieux assortiments de torchons à carreaux.

J'ai posté mon courrier tout à l'heure.

Viendront plus tard, sans doute, des tentations et des résolutions plus sérieuses et plus constructives, comme voyager, changer de travail, déménager ... mais chaque chose en son temps. Pour l'heure, le seul fait d'aller à la Poste est une victoire sur l'indescriptible léthargie qui me cloue dans mon fauteuil ou dans mon lit. 

Se donner quinze jours de plus

Ainsi font ... non pas les petites marionnettes (quoique) mais les personnes âgées privées de loisirs et de sorties, qui se rabattent sur les catalogues Temps L, Afibel ou Daxon pour tromper l'ennui des journées interminables. Elles commandent tellement que les cadeaux joints à leurs colis s'entassent à leur domicile, encore emballés de plastique ; à moins que, pour s'en débarrasser plus encore que dans un élan de générosité, elles les refourguent à l'aide à domicile qui se retrouve du jour au lendemain et sans avoir rien demandé avec un radiateur d'appoint, une valise à roulettes, un tablier de cuisine, une pendule de salon.

Ai-je moi-même tellement vieilli, en quinze jours, qu'il me faille commander à tour de bras pour me donner l'illusion de faire quelque chose de ma vie ?

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