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Le blog de Thaddée

"Ce qui parle le mieux de nous, ce n'est pas ce que nous disons, c'est ce que nous faisons. Je fais des livres qui parlent de moi sans le dire." TS | Actualité OB Kiwi et plates-formes de blogs, Déco blogs, Balades à Sète, Chroniques lyonnaises et fidésiennes, Escapades, Histoires de chats et d'oiseaux, Littérature, Photographie, Société, Poupées, Tricot, La vie ... Communauté : "Victor & Victoria", esprit shabby chic, romantique et cosy.

Saint Félix et Saint Charly

Publié le 12 Février 2017 par Thaddée dans Photo et Vidéo

Charly ce dimanche 12 février 2017

Charly ce dimanche 12 février 2017

Chose promise chose due. J'avais laissé entendre qu'un chat roux dans un décor corail ce serait sûrement du meilleur effet. Jugez par vous-mêmes : Charly de Pompadour nous a fait la grâce de poser dans la nouvelle déco de sa maîtresse.

Saint Félix et Saint Charly
Saint Félix et Saint Charly
Saint Félix et Saint Charly

Pas très coopératif aujourd'hui le Charly, plus intéressé de surveiller la rue que de croiser mon regard. On fera sans.

Saint Félix et Saint Charly

Salut les z'amis. Moi ze me la coule pépère il fait ni trop çaud ni trop froid c'est idéal. Ze vais bien. Tiens, ze vous mets un poème que mawmaw l'a écrit dans sa folle zeunesse du temps où sa zeunesse était encore très saze. C'est un poème sur une minette, il s'intitule "Sensualité".

La douce chatte ambrée comme un parfum de femme
Blottie dans la chaleur d'un coussin de velours
S'abandonne le soir quand le temps se fait lourd
Et sombrant dans le rêve infiniment se pâme
Et se berce d'odeurs de vent faible et d'amour.
...

Moi avant d'être Thaddée, 16 mai 1978, j'avais 19 ans

Ze vous ai pas tout mis parce que la suite c'est pas très bon. D'ailleurs c'est touzours le souci de mawmaw. Le commence très fort et le finit en brouette. C'est comme ça. Bisou les z'amis, bonne Saint-Félix les çats !

Saint Félix et Saint Charly

Et pour finir une photo que j'ai prise hier matin place Bellecour : un kiosque à fleurs vu par derrière. J'ai une vraie tendresse pour cette photo qui me donne l'impression d'être "ailleurs". Allez comprendre. Passez toutes et tous un très beau dimanche, je vous embrasse, à bientôt !

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Fontaine des Jacobins, Lyon

Publié le 11 Février 2017 par Thaddée dans Photo et Vidéo

De passage à Lyon par beau temps. Jamais avant, je crois, je n'avais pris le temps de photographier ce que j'estime être, avec la fontaine Bartholdi, la plus belle fontaine du centre ville : j'ai nommé la fontaine des Jacobins.

Fontaine des Jacobins, Lyon
Fontaine des Jacobins, Lyon
Fontaine des Jacobins, Lyon
Fontaine des Jacobins, Lyon
Fontaine des Jacobins, Lyon

Pas grand-chose à dire de plus, les photos parlent d'elles-mêmes. Je vous souhaite un beau week-end et demain, c'est la fête de tous les Félix.

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Plus qu'assez / Cette vie / Qui nous casse

Publié le 11 Février 2017 par Thaddée dans Poésie Toutan

Deuil sur deuil
Ma douleur
Fait la sourde

Mes deux sœurs
Mon grand-père
Ma mémé
Mon pépé
Mon amie

N'entend plus
Ma douleur
La rumeur
De leurs âmes

Mon enfant
Mon papa
Ma grand-mère
Mon ami
Ma maman

Pour l'amour
D'une femme
Sainte Vierge
Marie

Ma jeunesse
Ma santé
Et ma foi
Dans la vie.

© Thaddée, samedi 11 février 2017

NB - Ce poème est l'exemple-type d'une écriture qui jaillit sous le coup d'une impulsion. Il n'est pas travaillé pendant des heures, mais lâché tout cru sur la page. Il correspond à ce que j'appelle : un écrit défouloir, qui crève l'abcès. Après quoi, je me sens mieux.

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Sixties' song

Publié le 9 Février 2017 par Thaddée dans Photo et Vidéo

Pas de Charly aujourd'hui ; je l'ai croisé, il est en vadrouille. Dommage : un chat rouquin dans un salon de sa couleur, c'eût été du meilleur effet ! Ce sera pour la prochaine fois. Aujourd'hui, gros plan sur la nouvelle déco de l'Atelier Pompadour : elle est orange. Une couleur sixties, associée à ma jeunesse, qui n'est pas sans me réchauffer le coeur : elle me rappelle mes vieux sous-pulls et débardeurs !

Sixties' song

L'orange est une couleur tonifiante et piquante qui insuffle partout où elle passe une dose de bonne humeur. On l'associe souvent à la créativité et à la communication, car il est vrai qu'elle est porteuse d'optimisme et d'ouverture d'esprit. Très à la mode durant les années sixties avec le mouvement hippie, mise de côté injustement à la fin du XXe siècle, l'orange recommence à avoir la cote !

Code couleur

Atelier Pompadour, jeudi 9 février 2017

Atelier Pompadour, jeudi 9 février 2017

Un orange chaleureux, délicatement rafraîchi par le motif vintage des coussins à fond blanc

Un orange chaleureux, délicatement rafraîchi par le motif vintage des coussins à fond blanc

Détails : la chaise, l'accoudoir, les coussins
Détails : la chaise, l'accoudoir, les coussins
Détails : la chaise, l'accoudoir, les coussins

Détails : la chaise, l'accoudoir, les coussins

On n'attend plus que Charly qui saura se fondre comme un caméléon dans ce décor assorti à son pelage. Mais au fait ... d'où vient ce joli tissu d'ameublement corail ?

Photo © Atelier Pompadour, Tous Droits Réservés

Photo © Atelier Pompadour, Tous Droits Réservés

Wallpaper Corail de chez Canovas

Wallpaper Corail de chez Canovas

Un fauteuil restauré par Noémie, de l'Atelier Pompadour, recouvert du même tissu que les coussins du canapé. C'est un tissu de chez Canovas, vous trouverez le lien ci-dessus ▲.

Manuel Canovas est une marque indiscutablement de style français dont les collections s'inspirent de l'art de vivre du 18ème siècle revisité dans un goût plus moderne. Ces tissus de luxe sont immédiatement identifiables par l'usage de couleurs vives et de subtiles harmonies où se marient des nuances de rose indien, d'anis, d'améthyste, et de turquoise.
Les motifs élégants et la qualité des tissus font de Canovas une marque idéale tant dans un habitat particulier que pour des hôtels. Cette gamme exceptionnelle se compose de soies, de damasques, de toiles de Jouy, d'imprimés et de broderies. "Canovas c'est l'art de vivre à la française" explique Ariane Dalle, "avec une palette de couleurs bien particulière et une véritable touche d'originalité."

Déco Ameublement

Manuel Canovas, je vous en ai déjà parlé. Ou plutôt, je vous ai déjà montré quelques unes de ses créations, chaque fois présentes en vitrine de l'Atelier Pompadour . Rappelez-vous ▼.

L'art du camouflage

L'art du camouflage

Toile de jouy

Toile de jouy

C'est toujours un plaisir de partir à la découverte des vitrines de l'Atelier Pompadour. Elles exaltent mon goût de la décoration d'intérieur, et je me plais à rechercher la signature des tissus d'ameublement. C'est grâce à Noémie que je connais maintenant les grands noms du papier peint : Designers Guild, Manuel Canovas, Jean-Paul Gaultier ... Designers Guild, c'est la marque de ce joli canapé que je vous avais montré dans deux articles antérieurs.

L'occasion de retrouver Charly, son altesse rousse, Monsieur le Marquis de Pompadour. Félix, qui n'a pas tant de titres, compte une souris de plus depuis hier matin : rouge avec des plumes. On n'a jamais trop de souris quand on est un chat. J'en profiter pour embrasser les vôtres et vous souhaiter un excellent week-end. A bientôt.

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Data

Publié le 9 Février 2017 par Thaddée dans Poésie Toutan

Pixabay, images libres de droits

Pixabay, images libres de droits

Aujourd'hui c'est le jour
Où ton destin se joue
Petite sœur fragile
Puisses-tu pour toujours
Demeurer parmi nous.

Thaddée, jeudi 9 février 2017

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Sale Saulaie que j'aime

Publié le 8 Février 2017 par Thaddée dans Lugdunum à tous les temps

L'Yzeron à Oullins

L'Yzeron à Oullins

A Oullins pour signer ma Convention Obsèques. Comme d'hab' quand je vais à Oullins, pas question pour moi de faire du lèche-vitrine dans la Grande Rue bien trop encombrée et trop bruyante. Je porte naturellement mes pas en direction du vieux quartier de La Saulaie, de son canal et de ses vestiges industriels. En attendant mon rendez-vous fixé à 14:30 je m'accorde donc vingt minutes de promenade dans la boue, par un temps gris qui ajoute au sentiment général d'insalubrité. Il me semble que le quartier se dégrade de jour en jour, c'est à peine si je le reconnais.

Sale Saulaie que j'aime

Combien d'années que je passe par ici ? ... sans avoir jamais remarqué l'ombre d'une fresque murale. Encore cette fois j'ai failli la manquer. 

Sale Saulaie que j'aime
Sale Saulaie que j'aime
Sale Saulaie que j'aime

Nettement moins artistique, une épave brûlée pleine à ras bords de déchets. Vaguement l'impression d'être un reporter sans frontières ...

La vertu d'être rose et rond

La vertu d'être rose et rond

Sale Saulaie que j'aime
Sale Saulaie que j'aime
Sale Saulaie que j'aime

Tout le charme incongru d'un pont sous lequel on a peine à passer debout, d'une flânerie le long de l'eau qui m'arrive au menton.

Moi qui suis très déco, je me dis que ce devait être un canapé super cosy avant d'atterrir ici

Moi qui suis très déco, je me dis que ce devait être un canapé super cosy avant d'atterrir ici

La gare et le hammam
La gare et le hammam
La gare et le hammam

La gare et le hammam

Le meilleur pour la fin

Le meilleur pour la fin

Quartier fragile et dangereux, La Saulaie s'enracine désespérément dans son passé, sombrant dans une inéluctable insalubrité qui va l'obliger à se reconvertir et se moderniser. Vous en conviendrez, toute cette crasse, cette casse, ça ne peut plus durer.

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Un grain de poussière

Publié le 8 Février 2017 par Thaddée dans Poésie Toutan

Nager dans le chagrin
Comme en un lac d'eau douce
De l'ivraie, du bon grain
C'est le bon grain qui pousse

Le bon grain de l'amour
En toute saison vert
Qui sur l'air de toujours
Fait l'été, fait l'hiver

Le doux grain du regret
Qui me fond dans la gorge
Et mes pleurs aussi frais
Que sont blonds les champs d'orge

Ô mon amour de mère
Que je pleure en secret
Perdue pour cette Terre
Tu es pourtant si près

Noyée dans le chagrin
Me voilà hors de course
Balayée par le grain
Tel un marin d'eau douce.

Thaddée, mercredi 8 février 2017

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Chat c'est cool

Publié le 6 Février 2017 par Thaddée dans Photo et Vidéo

Charlie devant l'atelier Pompadour, jeudi 2 février 2017

Charlie devant l'atelier Pompadour, jeudi 2 février 2017

Quelques soucis d'ordre familial m'éloignent des blogs. Nonobstant ... j'ai pensé que ça vous ferait plaisir de voir cette photo. Il y a quelques semaines en effet je vous disais que Charlie risquait de partir. Mais je l'ai revu et ce jeudi 2 février j'ai eu le grand bonheur de le croiser devant l'atelier. Plus aucune vitre ne nous séparait. L'occasion de rencontrer en chair et en os un chat joueur et caressant qui s'enroulait tellement autour de ma jambe qu'il ne m'a pas été possible de prendre une photo de plus près. J'attends que la maîtresse de Charlie change la déco de sa vitrine pour reprendre des photos de Charlie dans son nouveau décor. J'espère que vous allez bien et je vous souhaite un bon début de semaine. Je vous embrasse, à bientôt.

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Dispositions particulières

Publié le 4 Février 2017 par Thaddée dans Une vie comme les autres

→ Dehors à 05:30 pour fumer ma première cigarette. Petite pluie froide et rafales de vent.

Vitrine de la fleuriste Pierflor, samedi 4 février 2017

 

Debout à cinq heures du matin, comme trop souvent ces derniers semaines. Le soir je tombe comme une masse, la nuit j'écrase comme une marmotte, mais tôt le matin mes pensées me réveillent. En ce moment j'organise mes propres funérailles. Le décès du dernier parent nous oblige à reconsidérer de plus près les frais que devront engager les frères et soeurs à l'heure de notre mort, et nous invite à les soulager des soucis administratifs liés à ce triste événement. Perso je balance encore entre la crémation et l'inhumation. Le feu a l'art et la manière de boucler en deux heures le processus de disparition du corps. Les survivants n'ont pas à imaginer l'horrible spectacle de la décomposition des leurs, et ce durant deux longues années, ce qui est interminable n'est-ce pas ? D'un autre côté, j'ai assez dit et répété que j'aimais à me promener dans les cimetières tout comme je le ferais dans des jardins. Du coup je m'interroge, et je ne sais plus que décider. Il va pourtant falloir que j'arrête ma décision car j'ai rendez-vous ce mercredi 8 février pour signer une convention obsèques. Il y a des tas de choses à prendre en compte avant de signer ce foutu papier : les fleurs par exemple. Certaines personnes demandent à être couvertes d'un tas de fleurs. Moi je ne veux pas. Il m'est resté, des funérailles de mon père, ce parfum écoeurant de brassées de fleurs en train de mourir, dont la plupart sont parties au feu avec lui. Quelques petits bouquets de fleurettes jaunes suffiraient à mon bonheur ... si je suis encore en état, à ce moment là, d'éprouver quelque chose. Voilà qui soulève un tout autre genre de question : qu'est-ce que ça peut nous faire, ce qu'on va devenir après notre mort, entendu qu'on ne sent plus rien, qu'on ne sait plus rien ?

Tout ceci, me direz-vous, est bien morbide, mais ce sont là des questions que nous sommes plus ou moins tenus de nous poser de notre vivant, ne serait-ce que par respect pour les proches qui nous survivront, et qui ont besoin de connaître nos dernières volontés. Dernières volontés que l'église traditionaliste, entre parenthèses, a tôt fait de balayer d'un revers de main pour imposer à la famille l'inhumation du corps, quand bien même le mort aurait spécifiquement opté pour la crémation. Une raison de plus de mettre à plat, très officiellement, chaque point de nos funérailles, et de nous en remettre au professionnalisme d'un expert en la matière. Après tout, une convention obsèques est un contrat qui vaut n'importe quel autre contrat. Il ne s'agit pas, le moment venu, d'y porter un coup de canif ou même un coup de poignard, sous prétexte qu'il est plus confortable pour les vivants de se recueillir sur une tombe. Notre vie nous appartient. Nous avons bien le droit de discuter des termes de notre propre mort.

Je sais que j'évoque ici des sujets pénibles, et je vous prie de bien vouloir m'en excuser. Le blog est sans doute le seul moyen pour moi d'exprimer ce que je pense et ce que je ressens. Hier, je déplorais de ne pas recevoir beaucoup de commentaires. J'avais vraiment l'impression de m'enfermer dans un monologue sans issue. Mais vous avez été nombreux à réagir sur mon dernier article et je vous en remercie. Je ferai l'effort de vous répondre et de vous rendre visite au cours du week-end, sachant qu'aujourd'hui je passe une partie de la journée chez maman. Ce sera peut-être la dernière fois que je me trouverai dans son appartement. "Les dernières fois" jonchent, depuis un mois et quelque, mon chemin de vie. Il faut dire adieu, faire son deuil d'un tas de choses si chères à mon coeur. Ce n'est pas facile. Je compte sur vous pour essayer de me comprendre et de me pardonner.

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Espérance (titre du poème)

Publié le 3 Février 2017 par Thaddée dans Une vie comme les autres

Est-ce que je poursuis ou pas la mise en ligne de mes poèmes de jeunesse ? Les commentaires sur mon blog se raréfient. Je crois que le malheur fait peur à beaucoup de monde. Et le monde va trop vite pour moi ; je tourne en mode ralenti. La frénésie du centre ville m'étourdit et me donne des maux de tête. Il va bien falloir pourtant que je prenne le scooter pour aller faire mes courses ; et demain je dois aller chez maman, dans l'appartement de nos parents dont ils sont partis l'un après l'autre à douze ans d'intervalle. L'appartement qui se vide petit à petit de ses papiers, de ses vêtements, de ses livres ... et qui sera bientôt complètement vide, où nous ne pourrons plus jamais aller, car plus personne de notre famille n'habitera à cette adresse. La page sera définitivement tournée. Quarante ans de trajets en bus, à scooter, en voiture, en taxi, soldés par la mort du dernier parent. Quarante ans ... Il n'en reste pas tant.

Je vous livre ci-dessous un deuxième poème écrit dans l'année de mes dix-sept ans. A cette époque, à dix-sept ans on était encore un enfant. On ne savait rien de la vie. On vivait sous la protection rapprochée de ses parents, on lisait beaucoup, les études c'était très important. A dix-sept ans, je me cachais dans ma coquille. Je n'ai fini par éclore qu'en montant de Valence à Lyon entrer à l'université. Là, j'ai pris le monde à bras-le-corps. Mais à dix-sept ans, je n'existais que dans mes pensées, mes écrits, ma famille. Et c'était le bonheur.

Au plus loin de l'infini ne vois-tu pas, dis,
Ce qui fait qu'un homme est heureux ou non de vivre,
Qui fait qu'une vie est à vivre ou à subir,
Qui fait savoir qu'au fond personne n'est maudit ?

Que tu t'appelles Spartacus ou bien Heathcliff
Que tu sois né ou de révolte ou bien de haine,
Qu'il y ait oui ou non des raisons à ta peine,
Vois dans l'âpre désert surgir l'arbre chétif.

Il ne se dit pas que d'autres sont nés racés,
Qu'il y a des forêts où les arbres sont rois
Ni qu'il est des endroits où l'on ne se bat pas ;

Il est des paradis où l'on vit comme on meurt
Sans avoir vraiment existé ; mais l'arbre sait
Que le désert est sa vie, c'est là son bonheur.

Moi, 28 septembre 76, j'avais 17 ans

Bien des maladresses dans cet humble sonnet qui, si je m'en souviens bien, se targuait de vouloir rivaliser avec son seul maître, Rimbaud. Je n'ai pas été Rimbaud, pourtant j'aurai tout fait pour. Je ne suis que Thaddée, et personne ne me connaît. Si je n'avais pas le blog pour diffuser un peu de mes écrits j'en serais encore à empiler mes brouillons dans les placards et les cartons. Toutefois, je ne peux affirmer vouloir poursuivre la rédaction de ce blog. Tant s'effeuille au vent le livre de ma vie ... est-ce que je ne voudrai pas tourner la page du blog, à lui aussi ?

Ce matin je flotte un peu, je ne vais ni bien ni mal, j'aimerais pouvoir écrire quelque chose de positif, mais je manque singulièrement d'idées. Hier après-midi je me suis offert une courte promenade dans le quartier, j'étais si faible et le vent si fort que j'ai failli tomber. J'ai pris quelques photos. De retour chez moi je me suis demandé si ça valait la peine de les montrer sur le blog. Et c'est pour tout pareil. Je fais un pas en avant ; je recule de deux. D'aucuns appelleraient ça du cynisme. Alors que ce n'est le fait que d'une seule question : pourquoi ?

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