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Le blog de Thaddée

"Ce qui parle le mieux de nous, ce n'est pas ce que nous disons, c'est ce que nous faisons. Je fais des livres qui parlent de moi sans le dire." TS | Actualité OB Kiwi et plates-formes de blogs, Déco blogs, Balades à Sète, Chroniques lyonnaises et fidésiennes, Escapades, Histoires de chats et d'oiseaux, Littérature, Photographie, Société, Poupées, Tricot, La vie ... Communauté : "Victor & Victoria", esprit shabby chic, romantique et cosy.

Amor, 1ère partie, Chapitre I

Publié le 24 Septembre 2010 par Thaddée Sylvant in Roman 2010 Amor

 

1ère Partie

 

 

Chapitre  I

Tu ne peux aller nulle part avec moi

 

 

 

           Depuis longtemps je suis tenté de raconter mon histoire. Où j’habite et ce que je fabrique de mon temps.

 

           J’occupe trois mètres carrés de mansarde. Seule m’éclaire une fenêtre de toit, par où je n'enfile guère que le bras pour avoir l’impression d’attraper l’étoile du matin quand je ne dors pas. Je passe le plus clair de mes jours et de mes nuits couché par terre à contempler ma surface habitable de ciel bleu.

 

A la date de mon installation, c’était un trente août je m’en souviens comme si c’était hier, le Gardien des Clés (tel qu'il s'intitulait avec satisfaction) m’accueillit en me montrant la petite ouverture ingrate au-dessus de ma tête : « Là-haut, c’est chez toi. Tu peux t’en servir comme tu veux. Ça n’a l’air de rien à première vue mais c’est un espace extensible à l’infini. Teste-le tu verras. »

 

Je suis terrien moi. Je ne résiste pas au besoin pressant de prendre et de m’approprier. Qu’est-ce que je pouvais bien faire d’un carreau pollué par les pluies carboniques ? Il devait être autour de dix-neuf heures, on n’y voyait déjà plus guère et je me représentais l’avenir tassé sous cette trappe où je ne pouvais même pas passer la tête.

 

Et cependant qu’en mon for intérieur je me désespérais de la situation telle qu’il me la présentait il renchérit, à croire qu’il savait aussi lire dans les pensées : « Mais si tu préfères te contenter de la pauvreté misérable à laquelle te voici condamné, et vivre nu, sans aucun effet personnel et sans aucun bien matériel, dans ce grenier ridicule et minuscule, entre tes quatre murs de pierre et sur le plancher qui grince, libre à toi. Comprends que je t’offre la voie du salut, mais que rien ne t’oblige à la suivre ».

 

- Vous m’offrez. Je n’ai rien demandé.

 

- C’est façon de parler.

 

"Je n'aime pas, répondis-je sans aménité, votre façon de parler."

 

 

[A suivre]

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A
<br /> <br /> Bonsoit Thaddée,<br /> <br /> <br /> To<br /> <br /> <br /> Comme je t'ai déjà commentée par ton formulaire de contact, je vais être très paresseuse en me permettant de partager ce que je t'ai écrit sur le vif. Voici donc, j'ai honte mais j'assume, le<br /> copié collé de mon message :<br /> <br /> <br /> "Merci pour ce partage !  j'ai réellement envie de lire la suite.  Est-ce que ça t'étonne ? Je sens déjà poindre un<br /> brin de mystère au travers de ces quelques premières lignes..."<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> C'était bref mais sincère !<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Bisous mon amie<br /> <br /> <br /> DGAR<br /> <br /> <br /> <br />
Répondre
T
<br /> <br /> Comment ? Du copié-collé sur mon blog !? ... ou quand le privé devient public. DGAR.<br /> <br /> <br /> <br />