Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Le blog de Thaddée

"Ce qui parle le mieux de nous, ce n'est pas ce que nous disons, c'est ce que nous faisons. Je fais des livres qui parlent de moi sans le dire." TS | Actualité OB Kiwi et plates-formes de blogs, Déco blogs, Balades à Sète, Chroniques lyonnaises et fidésiennes, Escapades, Histoires de chats et d'oiseaux, Littérature, Photographie, Société, Poupées, Tricot, La vie ... Communauté : "Victor & Victoria", esprit shabby chic, romantique et cosy.

Ils racontent notre histoire

Publié le 26 Septembre 2010 par Thaddée Sylvant in Journal d'un écrivain

Dimanche 26 septembre 2010 – Ecrire, c’est une question de temps. Quand le temps me manque j’écris de la poésie. Si j’en ai devant moi j’entreprends de rédiger une nouvelle qui sans faute se transforme en roman.

J’écris tous mes romans en état d’urgence. Comme si quelque chose de terrible allait bien pouvoir interrompre mon travail et tarir mon inspiration. Lorsque j’ai mis le point final à mon texte je me dis « ouf, c’est fini ». Depuis quelques années, finir d’écrire un roman représente plus un soulagement qu’une délivrance.

Ce matin en copiant un extrait d’Amor sur le blog j’ai pensé : « Encore un roman qui ne changera pas la face du monde. Est-il bien nécessaire de l’avoir écrit ? Qu’est-ce qui justifie son existence ? »

Il y a des questions comme ça qui vous sapent le moral. Mais ces questions sont inévitables.

Ce roman, Amor, n’a peut-être bien d’importance que pour moi. Puisque il raconte mon histoire.

Tous nos romans racontent notre histoire. Même les plus fous. Surtout les plus fous.

Les miens, en plus, m’aident à retrouver la mémoire.

Commenter cet article
A
<br /> <br /> C'est vrai qu'écrire est une question de temps, or, la vie de tous les jours, terre à terre, celle que nous ne racontons pas car elle n'a d'intérêt qu'à nos propres yeux et à ceux de nos proches,<br /> du temps, elle en dévore un max ! C'est sûrement pour cela que, quand nous avons du temps pour écrire, derrière les mots poétiques ou romanesques, nous mettons tant de nous même, comme pour<br /> rattraper le temps perdu à faire autre chose. M'occuper de ceux que j'aime, vole du temps à l'écriture mais de la même façon, l'écriture vole du temps de moi à ceux que j'aime. Difficile de<br /> s'isoler dans sa tour d'ivoire, difficile de concilier l"inconciliable. Quand je n'écris pas, je me dis que je n'aurai jamais assez de temps pour terminer ce que j'ai commencé, tant je crains,<br /> comme tu le dis si bien, que quelque chose de terrible ne m'arrive qui m'empêche d'aller au bout. Et quand je sui plongée dans l'écriture, je culpabilise de n'être plus assez présente aux miens !<br /> Comment faire ? dis-moi !<br /> <br /> <br /> Tu mets toujours le doigt où ça fait mal, mais au final, ça fait du bien !<br /> <br /> <br /> Bisous doux<br /> <br /> <br /> DGAR<br /> <br /> <br /> <br />
Répondre
T
<br /> <br /> Vivre, écrire, c'est inconciliable. C'est l'un ou l'autre. Quand je dis vivre c'est : travailler, s'occuper de sa maison, se promener, accorder du temps à ceux qu'on aime... et comme tu dis, ça<br /> nous prive d'écrire. Et quand on écrit "on n'est plus là" pour rien ni pour personne. C'est désastreux mais c'est comme ça. C'est pourquoi j'écris par petites touches (poésie) quand j'ai plein de<br /> choss à faire. Mais quand j'ai du temps ! ... alors je m'y jette. Mais ce n'est plus très souvent.<br /> <br /> <br /> Quand j'étais plus jeune c'était plus facile : on pouvait faire le choix, avoir du temps ou de l'argent, et je choisissais toujours d'avoir du temps. De nos jours il faut trimer comme des dingues<br /> pour seulement survivre, on n'a plus le choix. Mon écriture s'en ressent. Et puis l'âge peut-être... J'écrivais à la main des heures entières sans manger ni dormir. Je n'écris plus guère à la<br /> main, et je ne peux plus écrire aussi longtemps sans mettre ma santé en péril.<br /> <br /> <br /> Ca devient difficile, difficile, d'écrire des romans... C'est pourquoi je tiens à celui-ci qui m'est tombé dessus presque par miracle. Il vaut ce qu'il vaut mais me réconcilie avec l'écriture, il<br /> me rend courage et confiance.<br /> <br /> <br /> <br />