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Le blog de Thaddée

"Ce qui parle le mieux de nous, ce n'est pas ce que nous disons, c'est ce que nous faisons. Je fais des livres qui parlent de moi sans le dire." TS | Actualité OB Kiwi et plates-formes de blogs, Déco blogs, Balades à Sète, Chroniques lyonnaises et fidésiennes, Escapades, Histoires de chats et d'oiseaux, Littérature, Photographie, Société, Poupées, Tricot, La vie ... Communauté : "Victor & Victoria", esprit shabby chic, romantique et cosy.

croquis 2014

Une chouette sur l'épaule

Publié le 29 Mai 2014 par Thaddée dans Croquis 2014, Echange et Partage

Une chouette sur l'épaule

Honnêtement, je doute que ce portrait soit ressemblant. Mais j'y ai mis tout mon cœur (je ne sais pas si ça se voit ;-) Pour te remercier de ton poème. A toi Mistic, pour qui l'écriture est une seconde nature.

"Je voudrais au roman mettre enfin le mot fin Puis reprendre mon souffle et refermer le livre Entreprendre apaisée un tout nouveau chemin, Une nouvelle histoire. Écrire, souffrir…Vivre !" (Mistic)

Une chouette sur l'épaule
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Le trou de la serrure

Publié le 23 Février 2014 par Thaddée dans Croquis 2014, Journal d'un écrivain

Le trou de la serrure

Je sais. Ce n'est pas encore complètement ça. Je peine à retrouver le niveau que j'avais avant d'arrêter le dessin. A cette époque je dessinais des heures durant, j'en remplissais des pages et des pages. Et dans le lot j'en trouvais quelques uns de pas mal, que j'avais montrés autour de moi. Ce temps-là est loin. Des années ont passé. Des années de blogging qui, je le répète souvent, ont favorisé mon écriture poétique au détriment de l'écriture romanesque, et m'ont fait laisser tomber les croquis.

Je n'ai jamais poussé mes croquis primaires au-delà de leur trait initial, foncièrement grossier, mal dégrossi, car ça ne m'intéresse pas de passer du temps à les travailler. Ces croquis, ce sont tout simplement les brouillons de mes romans. Ils ne servent qu'à ça : à m'inspirer des personnages, des postures, des comportements, des rencontres et des situations particulières. Ils ne sont jamais tout à fait terminés. Leur fonction, c'est débaucher des scènes romanesques.

Autant dire que je ne crois pas me remettre au dessin sans arrière-pensée. Sans éprouver, confusément, le manque et le besoin viscéral d'écrire un nouveau roman. Le dernier que j'ai écrit, il y a environ trois mois, ne m'a pas donné entière satisfaction. Je l'ai plus ou moins laissé en plan.

Je n'ai pour l'heure aucune idée précise de ce que je souhaite écrire. Je n'ai pas d'histoire en vue. C'est juste ... une pulsion. Je ne sais que trop à quoi correspondent cette tristesse, cette sensation de vide, ce besoin de solitude et de silence. Fixer ma pensée sur un dessin qui prend forme, à la fois m'apaise et excite mon imagination. Je me sens fébrile, comme s'il me fallait ma dose de sensations fortes.

Alors bien sûr mes dessins ne sont pas des chefs-d’œuvre et ne le seront jamais. Ils n'ont pas cette prétention. Ils n'ont pour vocation que de déclencher le mécanisme de l'écriture romanesque.

J'ai pris quelques cours de dessin étant jeune. J'avais l'envie, pas la technique. J'ai vraiment commencé à dessiner chez moi, loin de conseils d'un maître qui guidait ma main. Au début je dessinais des chevaux, des chevaux, des chevaux. Puis j'ai dessiné des hommes. Rarement des femmes. Encore moins d'enfants. Les hommes font partie de mon univers littéraire, lequel exclut presque systématiquement les femmes qui ne servent épisodiquement que de faire-valoir. C'est là que se trouve le fondement même de ma littérature : je fait le jeu de l'auteur. Je est un homme. Je suis un homme.

Croquis datant du dimanche 23 février 2014Croquis datant du dimanche 23 février 2014

Croquis datant du dimanche 23 février 2014

Ne me demandez pas pourquoi. Je n'ai jamais su répondre à cette question. Sans doute y a-t-il, à l'origine de cette trans-sexualisation littéraire, des troubles du genre, une crise personnelle, une quête inlassable, inassouvie, de mon identité. J'ai toujours écrit pour crever un abcès. Pour me donner la chance incroyable de vivre des vies parallèles et jusqu'ici, ça m'a plutôt réussi, quand d'autres ne voient comme issue à leurs souffrances que l'alcool, la drogue, ou le suicide.

Tout ça pour dire : il y en a parmi vous qui dessinent, et qui dessinent fort bien, d'un trait sûr et délicat. Ils s'étonneront peut-être que j'ose montrer sur ce blog mes gribouillages approximatifs. Mais je me suis juré de mettre le plus possible de moi-même sur ce blog : tout ce que je suis, tout ce que je fais. Le dessin fait partie de mes modes d'expression, au même titre que la photo ou que, fut un temps, le scrap. Alors je montre, et vous en faites ce que vous voulez. L'important, pour moi, étant que je puisse marquer les étapes d'un cheminement créatif et d'une construction personnelle à travers mes erreurs et mes progrès.

Alors oui bien sûr : ce n'est pas parfait et ça ne le sera jamais. Ce ne sont, en gros, que des coups d’œil sur ma vie intérieure. Comme si vous regardiez par le trou de la serrure. Et si ce que vous voyez nourrit un peu votre imaginaire, tant mieux. Si ça vous fait sourire, tant pis. Moi, ça m'aide à vivre ma vie. Ou plutôt, ça m'aide à vivre mes vies parallèles. D'une façon ou d'une autre, ça met en route un nouveau roman.

Le trou de la serrure

Tout en écrivant ces lignes, il me (re-) vient à l'idée qu'on ne sait jamais très bien comment nous perçoivent nos visiteurs. Sur les blogs on travaille à se façonner une image des années durant : je veux dire une image qui synthétiserait, voire qui sublimerait, la personne que l'on est tout au fond, tout au fond de soi. Jusqu'au jour où l'on s'aperçoit avec stupéfaction que les autres se font une drôle d'idée de ce que nous sommes en réalité. Avec tout ce que j'ai donné à lire, j'aimais à penser qu'on me voyait à peu près comme j'étais. Mais pas du tout. Parfois, il m'arrive de tomber des nues. Mes croquis donneront peut-être à voir plus clairement qui je suis, à quoi je pense et ce que je veux dire. Du moins je l'espère, car sinon cela signifierait que je fais fausse route sur ce blog depuis la minute où je l'ai créé.

De même, il m'a fallu quelquefois des années avant de cerner le caractère profond de certains d'entre vous. Car les blogs ne sont finalement qu'une façade. Et l'on ne voit l'autre qu'à travers le trou de la serrure.

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Extremis

Publié le 22 Février 2014 par Thaddée dans Poésie 1980-2009 Crypties, Croquis 2014, Poésie Ex-il

Le texte date de 2008. Le croquis d'aujourd'hui, samedi 22 février 2014.

Le texte date de 2008. Le croquis d'aujourd'hui, samedi 22 février 2014.

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Premières armes, 7 ans plus tard

Publié le 19 Février 2014 par Thaddée dans Croquis 2014

Je continue à renouer avec le dessin. Ce n'est pas facile-facile après des années d'abstinence mais ça revient doucement, gribouillons après gribouillons. J'en ai vraiment besoin en ce moment, allez savoir pourquoi. Grand besoin de vivre à l'intérieur de moi, de me couper des bruits du monde pour n'écouter que la rumeur de mes pensées et de mes émotions. J'espère pouvoir vous montrer prochainement des croquis tels que j'en faisais il y a 6 ou 7 ans. Ils rejoignent mon écriture. Je vous demande encore un peu de patience ... car dès que je rentre du travail je m'enferme dans la musique, le dessin, l'écriture : ils peuplent ma solitude, une solitude nécessaire, qui donnera certainement le jour à quelque chose, je ne sais pas encore quoi. Je vous retrouve dans quelques jours, peut-être plus tôt, je ne peux rien vous promettre mais je pense à vous et je vous embrasse. A bientôt.

Premières armes, 7 ans plus tard
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