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Le blog de Thaddée

"Ce qui parle le mieux de nous, ce n'est pas ce que nous disons, c'est ce que nous faisons. Je fais des livres qui parlent de moi sans le dire." TS | Actualité OB Kiwi et plates-formes de blogs, Déco blogs, Balades à Sète, Chroniques lyonnaises et fidésiennes, Escapades, Histoires de chats et d'oiseaux, Littérature, Photographie, Société, Poupées, Tricot, La vie ... Communauté : "Victor & Victoria", esprit shabby chic, romantique et cosy.

recits petits mysteres au quotidien

Le chasseur et le hérisson

Publié le 21 Octobre 2021 par Thaddée dans Récits Petits mystères au quotidien

Je m'en vais vous raconter une histoire : il était une fois un chasseur... hum, ça commence mal n'est-ce pas ? Mais c'est une histoire vraie. Je disais donc : il était une fois un chasseur qui part à la chasse dans la forêt, quoi de plus normal pour un chasseur me direz-vous, son fusil à l'épaule et son chien folâtrant devant lui. En chemin, il aperçoit un hérisson. "Hum, dit-il en se grattant le menton, ce hérisson ferait bien dans mon jardin". Et il prend le hérisson et le met dans un seau devant sa caravane.

La nuit passe.

Le matin il se lève, frais comme un gardon, s'étire et ouvre la porte. Là, devant la caravane... qu'est-ce qu'il voit 👀!?

De petits hérissons sont autour du seau, ils sont venus retrouver leur maman hérisson !

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Le conte (vécu) du Nouvel An

Publié le 1 Janvier 2021 par Thaddée dans Récits Petits mystères au quotidien, Poupée

La Vieille Caserne à Valence où j'ai grandi

Quand j'étais petite, je descendais à la cave avec papa. Je n'étais pas rassurée. C'était une grande cave sombre abritant, pour moi petite fille que j'étais, des tas de mystères et de secrets. On racontait que les nonnes y avaient emmuré leurs nourrissons. Il n'en fallait pas plus pour inquiéter mon imagination déjà débordante.

J'appréciais de remonter dans notre vaste appartement, le préféré de toute la famille, de tout temps, équipé de son poêle à charbon bien chaud. Maman et moi passions de longues heures à trier les boutons, les petits cailloux dans les lentilles, les épingles tombées entre les lattes du vieux plancher. Car maman, en digne fille de sa maman couturière, étalait ses patrons par terre pour nous coudre de ravissants vêtements.

Un jour, toujours en compagnie de papa, j'étais à la cave, pas trop rassurée mais bon, j'aimais tant être avec papa qui n'était pas souvent à la maison du fait de son métier d'enquêteur. Souvent je disais qu'il courait après les voleurs. Quel métier palpitant, dont j'étais fière de parler à l'école. Et ce jour-là papa me réservait une surprise de taille : une poupée géante !

Une très ancienne poupée qui me plongea dans une terreur indescriptible par sa grande taille, moi qui étais encore toute petite. Je crois me rappeler que je l'avais appelée Caroline mais dans mes souvenirs elle ne fit pas long feu parmi mes nombreuses poupées. J'en avais trop peur. La pauvre avait dû  redescendre à la cave.

La poupée sans marque de 84cm

Cette très grande poupée je ne l'ai jamais oubliée. L'une des premières fois où je me rendais aux Puces à Sète j'en entrevis une, immense et presque chauve, et j'éprouvai le même sentiment d'inquiétude et de fascination. 

Il fallait en finir avec cette impression bizarre n'est-ce pas ? Il fallait, un jour ou l'autre, affronter ma peur des très grandes poupées.

Après avoir fait le tour des tout petits poupons qui remplissent un rangement à trois tiroirs en plastique je décidai de passer à l'acte... pas plus tard qu'hier. Sur Vinted je partais en chasse des poupées de très grande taille avec une préférence, bien sûr, pour les poupées anciennes ayant une histoire, une mémoire, un vécu, propres à ressusciter mes beaux souvenirs d'enfance.

Après en avoir sélectionné quelques unes je finis par porter mon choix sur une grande poupée brune de 84cm. Laquelle a quelque chose à voir avec l'une de mes premières poupées, Dominique, que j'avoue ne pas avoir particulièrement aimée. Je luis préférais de loin son frère Raymond.

Seulement voilà : trouver l'emballage adéquat pour un article mesurant près d'1 mètre c'est un casse-tête et je vis le moment où la vendeuse ne pourrait pas m'envoyer ma Dominique. Au même instant, une autre vendeuse m'offrait une réduction intéressante sur une poupée Jesmar, blonde, de 1993 mesurant 80cm, tout en m'assurant qu'elle avait les moyens de me l'expédier sans aucun problème. Quel dilemne !

La poupée Jesmar de 1993, 80cm

Et comme je concluais l'achat de la grande Jesmar ne voilà-il pas que la vendeuse de Dominique m'annonce qu'elle a trouvé un carton pour me l'envoyer si je suis encore intéressée. Comme Dominique était mon premier choix, que je n'aime pas faire perdre leur temps aux Vinties, et que j'essaie de toujours respecter mes engagements, je commandai aussi la grande poupée de 84cm sans marque, et me voici dans l'attente de deux poupées géantes au lieu d'une, auxquelles j'ai déjà trouvé des places pour ne pas encombrer le sol et les placer hors de portée de mes chats. Est-ce que j'aurai peur d'elles, comme dans le temps je fus terrorisée par l'indescriptible Caroline ?

A toutes à tous, j'adresse mes vœux de petits bonheurs et de grand joies pour cette Nouvelle Année. Je me souviens d'avoir lu dans un magazine, il y a fort longtemps, une nouvelle littéraire dont un passage m'avait frappée. Qui disait : A son lever ce 1er jour de l'An la petite fille se précipita dans toutes les pièces de la maison pour voir ce qui avait changé. Mais sur le mur de la cuisine il y avait toujours la même petite tache. C'était donc ça, changer d'année ?

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L'Enfer

Publié le 12 Novembre 2020 par Thaddée dans Récits Petits mystères au quotidien

Rêve que j'ai fait dans la nuit du 11 au 12 novembre 2020

Soudain j'ai vu des lueurs vertes dans ses yeux. Le temps de faire volte-face, la petite pièce où nous nous tenions s'était transformée en un espace enfumé peuplé de diablotins gesticulant au petit corps bistre atrocement difforme et nous étions plusieurs damnés à chercher l'issue sans la trouver.

Il a fallu faire connaissance et parler un peu de ce qui nous arrivait. Bon nombre d'entre nous prenait la chose en rigolant pour tromper la peur. Mais quand il s'est agi d'allumer une cigarette, point de flamme au briquet. Il faisait un froid de canard. Et comme nous nous en ouvrions à celui qui nous avait piégés, l'homme aux lueurs vertes dans les yeux, il nous fut répondu que plus jamais nous ne fumerions et que nous aurions toujours aussi froid. "Mais l'enfer c'est chaud" se plaignirent certains d'entre nous. J'ignore quelle fut la réponse. Elle était superflue. Nous étions clairement condamnés à vivre pour l'éternité dans un enfer glacé où il nous était interdit de fumer.

Aussi, quand débarquèrent les policiers pour nous arrêter, trop contents et soulagés étions-nous de nous précipiter sur eux les poignets tendus pour enfiler nos menottes.

Mais des lueurs vertes s'allumèrent dans leurs yeux.

© Thaddée, jeudi 12 novembre 2020

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Moi, ze sais

Publié le 23 Février 2020 par Thaddée dans Récits Petits mystères au quotidien

Non mais pas le flass dans la figure quand même

Non mais pas le flass dans la figure quand même

Cette photo prise il y a quelques jours n'a rien à voir avec ce que je vais vous conter. Il faut plutôt la voir comme un clin d’œil au dernier article de Jean-Marc intitulé "Certains regards".

Moi, ze sais

Hier soir je m'apprête à sortir. Au moment où j'enfile mon blouson je surprends mon Félix fixer intensément quelque chose sur le mur. Bien sûr je pense tout de suite à une bêbête du style araignée, mille pattes, papillon de nuit ... Mais le regard insistant de Félix se déplace au plafond où je ne vois rien non plus, puis à travers l'air invisible où ça devient compliqué d'apercevoir quoi que ce soit. Dès cet instant, pendant au moins dix minutes, il suit des yeux quelque chose que je suis incapable de voir. Lui : il voit, il sent, il sait. Moi je ne vois rien, je ne sens rien, je ne sais rien. Je lui demande : "Est-ce que c'est maman ? Papa ? Grand-mère ? Mes deux sœurs, bien que je ne les aie pas connues ? ... Qu'est-ce que tu vois mon chat ? Qui est là ? - Dis-moi". Cependant Félix ne se laisse aucunement distraire par mes interrogations. D'ailleurs je fais attention de ne plus bouger, non seulement pour ne pas le déranger dans sa contemplation extra-lucide, mais aussi pour tenter de capter à mon tour l'essence de la présence surnaturelle qui retient toute son attention. Je sais qu'il a saisi le passage d'un esprit. Moi je crois en ces choses. Et puis. Nous habitons sur le Mont Saint-Clair, connu pour sa forte charge magnétique.

Après quelques minutes de ce rêve éveillé, je sors faire quelques pas devant chez moi. Je ne suis pas libérée de l'emprise d'une certaine émotion. Car ce soir j'ai reçu la visite de quelqu'un qui m'est cher. Ou de quelqu'un qui essaie de se manifester pour me parler. Établirons-nous jamais le contact ... Je me souviens. Quand j'étais jeune. Les verres, les miroirs, l'écriture automatique. Nous battions le rappel de tous les fantômes de la Terre. Aujourd'hui je n'allume même plus une bougie, j'ai peur de déclencher ce maudit détecteur de fumée.

N'empêche. J'ai vu de mes yeux vu : mon chat captivé par quelque chose qui dépassait de loin la portée de mes sens. Et je sais : que les chats pressentent un tremblement de terre avant que nous-mêmes, nous en éprouvions les secousses. Et que les chats : connaissent la mort d'un être proche avant même que nous en soyons informés.

Alors dis-moi Félix : qui était avec nous hier soir ? 

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Voyage désorganisé

Publié le 11 Mars 2019 par Thaddée dans Récits Petits mystères au quotidien

Rêve que j'ai fait dans la nuit du dimanche 10 au lundi 11 mars 2019

Je suis en Inde pour trois jours. Notre programme, à mon groupe et moi, est strictement minuté. Nous logeons dans un palais dont on ne compte pas les salles immenses et lumineuses.

Quand soudain sur la gauche quelque chose attire mon attention. Par une des innombrables baies vitrées qui font entrer le soleil je crois voir tomber une pierre ronde comme un boulet de la montagne toute proche. A force de regarder, il me semble en voir d'autres commencer à bouger puis se mettre à rouler. Bientôt, c'est tout le flanc de la montagne qui s'éboule. Je donne l'alerte dans un cri. Une grosse pierre brune vient crever la verrière sous laquelle nous nous tenons. Notre responsable nous intime aussitôt l'ordre de nous déshabiller et de revêtir nos tenues de protection. Nous entassons nos effets personnels sur des bancs acculés au mur ; nous les reprendrons plus tard, une fois l'éboulement terminé.

Mais quand je reviens, mes vêtements n'y sont plus. J'ai beau soulever les tas de linge et les éparpiller pour fouiller dedans, je ne retrouve pas mon pantalon, mon tee-shirt et ma vareuse militaire. J'en ai des regrets, vraiment. Pour la peine, je vole subrepticement deux robes blanches qu'il me tarde de porter.

Pour l'heure, je décide de ne pas passer une minute de plus dans ce pays de fous. Je veux regagner l'aéroport, rentrer chez mes parents, rassurer mon père. Mais on m'enjoint cordialement à rester cependant qu'arrive une adorable petite jeune fille blonde vêtue d'une robe sans manches, échancrée sur le devant, qui me paraît être sans aucun doute la réplique de l'une des deux que j'ai volées. C'est dit : je ne me baladerai jamais dans cette petite robe légère. Avec le style que j'ai !

Tout à coup, une forme noire assez gigantesque se cogne à la baie vitrée. Ses déplacements secs et saccadés sont ceux d'un insecte ailé géant. Mes camarades et moi nous paniquons et pour la plupart, nous voulons voir de nos yeux ce qui vole à l'extérieur. Mais les murs nous empêchent de savoir exactement de quelle créature monstrueuse il s'agit.

Alors nous sortons pour en avoir le cœur net, et découvrons dans l'instant que c'est un oiseau noir de taille anormale, qui vole droit sur nous ! Avec quelques autres je me réfugie dans une maison sans demander mon reste, ce qui fait rire l'hôtesse des lieux car l'oiseau noir, selon elle, n'est pas dangereux.

En fin de compte, je me résous à passer mes trois jours en Inde où j'ai fort à faire avec, en tête de liste : remettre la main sur mes vêtements.

On pourrait classer mon rêve dans le genre des comédies horrifiques, qu'en pensez-vous cool ?

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Kalidou et la crèche de Noël

Publié le 7 Décembre 2018 par Thaddée dans Une vie comme les autres, Récits Petits mystères au quotidien

Ours gris Kalidou avec écharpe blanche

Je vous assure qu'il me faisait les yeux doux dans la vitrine de Pierflor la fleuriste. Chaque fois que je passais devant, je sentais cette tendresse et cette complicité entre nous. Les rennes et les petits ours à côté ne me disaient rien, mais lui ! ... si bien que j'ai eu peur qu'on me le prenne, et qu'hier je me suis décidée à entrer pour demander s'il était à vendre, connaître son prix et le réserver.

Comme mon père, j'ai un faible pour les produits d'exposition. C'est vers eux que mon intérêt se tourne d'office, au détriment des objets qui sont réellement mis en vente. Vous voulez que je vous raconte une histoire ? Une petite histoire de Noël ? - Alors : il y a trèèès longtemps, quand j'habitais encore sur les les Pentes de la Croix-Rousse, je me cherchais une crèche et comme chaque fois que j'étais en quête d'un objet déco j'allais à Monoprix. Sur place, j'inspecte les rayons. Beaucoup de crèches, mais trop nombreuses à être trop chères ou pas du tout à mon goût. Soudain, j'avise celle qu'il me faut : une petite crèche en bois, style cabane, avec un peu d'herbe sèche collée sur le plancher. C'est elle qu'il me faut ! Je l'embarque direct et me présente à la caisse. La caissière salue mon choix, me disant que c'est certainement l'une des plus jolies du magasin, ce à quoi je réponds : Une chance que je sois arrivée à temps parce que c'était la dernière. Là, sans crier gare et sous mes yeux ébahis, la caissière est prise d'une sorte de malaise avant de bégayer : La dernière ? Déjà ? Mais nous en avons reçu toute une livraison ce matin même ...

Ni elle ni moi bien sûr n'y comprenons rien. Où sont passées toutes les petites crèches de Monoprix ? N'est-ce pas un mystère insoluble ? Mais voilà qu'elle se reprend pour me poser cette question : Votre crèche, elle était bien dans un carton ?  C'est vous qui l'avez déballée ?  Et moi sans faire le lien de répondre avec toute l'innocence du monde : ben non, elle n'était pas dans un carton ... A mon grand dam la caissière pousse un soupir de soulagement : Vous avez pris la crèche d'exposition ! me gronde-t-elle gentiment et moi de me confondre en excuses, dois-je la remettre en place ? - Non  me dit-elle, ça ira comme ça, et je paie ma petite crèche, rayonnante de bonheur. Petite crèche que j'ai encore avec tous ses personnages et la déco que je rajoute au fil des ans ...

Quant au n'ours, je l'ai payé mais je le leur ai laissé pour la Fête des Lumières ... parce que lui aussi fait partie de la décoration !

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Dans ces pays-là

Publié le 13 Novembre 2018 par Thaddée dans Récits Petits mystères au quotidien

Rêve que j'ai fait dans la nuit du lundi 12 au mardi 13 novembre 2018

 

Dans ces pays-là

C'est avec une surprise non dissimulée que je commence à comprendre : il s'agit de mon ancien appartement, celui que j'aimais tant. Tout un groupe de personnes haut placées considère les nuisances et dégâts que subissent les logements donnant sur la cour. Ils sont tellement accessibles au tout-venant qu'on y entre comme chez soi, qu'on s'y sert comme dans une épicerie, et qu'on en sort ni vu ni connu en toute impunité.

Y'a le boxon dans la cour : des rangées de tables et de bancs séparées par des jardinières et de gros pots de plantes fleuries tout enchevêtrées. On y sent les dîners entre voisins. Profitant de l'aubaine, et sans y être invitée, j'entre dans mon vieil appartement. C'est un jeune couple qui l'habite, comme autrefois nous deux JF et moi. Tout ressemble exactement à ce qu'il était de mon temps. La table dans la cuisine, surchargée de choses hétéroclites et dans l'alcôve, de l'autre côté de la porte, le grand lit ; à son pied une autre table en désordre. Les deux pièces parallèles sont aussi longues que des couloirs. Côté chambre, quelque chose a changé d'une manière effrayante : il y a un grand trou, une sorte de brèche dans le mur au-dessus de la fenêtre, qui donne sur l'extérieur.

Je me lie très vite avec la fille en lui racontant ma vie du temps où j'habitais ici. Je lui confie que j'ai, des années durant, continué à venir ici, passer un jour ou deux, alors que j'avais résilié mon bail de location. Et que je ne me suis jamais fait prendre. Cet appart', c'est mon amour. Je n'ai jamais pu le remplacer par aucun autre. Ma jeunesse et ma chair y sont restées accrochées. Je ne peux pas mieux dire. Et pendant que le garçon s'entretient dans la cour avec les personnages haut placés la fille et moi nous nous rapprochons, je veux me fondre en elle pour retrouver mes sensations d'antan, je veux être elle, un moment, pour habiter de nouveau mon cher appartement.

Mais c'est l'heure d'y aller et je ramasse mes affaires en vitesse, saluant tout le monde et me précipitant à l'aéroport où m'attend JF. Notre avion va bientôt partir. Je cours récupérer les deux mini-mallettes qui serviront à ranger nos billets et notre nécessaire de voyage. Il n'en reste plus que deux. Un coup de chance, d'être arrivée à temps. Avant qu'on embarque, une dame nous raconte que là-bas nous serons accueillis en grande fanfare par des filles en pagne avec des colliers de fleurs autour du cou. Ca se fait comme ça dans ces pays-là.

Dans ces pays-là

Dès notre atterrissage j'ai l'intuition que notre séjour ne sera pas une partie de plaisir. Pas de fille en pagne en vue. Personne pour nous accueillir. Nous traversons l'aéroport aux trois-quarts vide pour déboucher dans les rues surpeuplées. De jeunes gens jouent les équilibristes sur les fils électriques, un truc que même les pires voyous ne font pas en France. Et nous ne sommes pas arrivés au bout de nos surprises. En fouillant mon sac pour y prendre mon appareil photo je découvre avec horreur qu'il ne s'y trouve pas. J'ai dû l'oublier sur la table de ma copine, au pied du lit, au milieu de ses affaires personnelles. Je ne conçois pas de visiter un lieu sans pouvoir le photographier. Pour moi ça n'a pas de sens. Alors je commence à suriner JF, comme quoi il faut de toute urgence partir à la recherche d'un magasin qui vend des appareils, mêmes des jetables ça m'ira.

J'aperçois une boutique dont l'enseigne vert fluo me fait de l’œil. "Là ! " je m'écrie en la montrant du doigt. Mais JF me détrompe. Ce n'est pas là que je trouverai un appareil digne de ce nom. C'est le pays des escrocs. C'est aussi le pays des bizarreries, des hurlements et du sang. De passage dans un infâme boui-boui noirâtre et mal famé, pour y manger des choses absolument dégoûtantes, nous assistons à un spectacle qu'on hésiterait même à aller voir au cinéma. Un garçon ensanglanté se tord par terre dans l'indifférence générale. Les gens y sont habitués. Quelqu'un lui crève l’œil. Ce sont des choses qui se pratiquent au quotidien dans ces pays-là. Comme ce n'est pas encore assez lui-même s'inflige des blessures mortelles jusqu'à ce qu'un coup de feu tiré par un passant mette un terme à ses souffrances.

"A quelle heure reprenons-nous l'avion " que je demande à JF aussi sidéré que moi. Il consulte nos billets et me répond 11 heures. Dieu merci. Plus que la nuit à tenir et puis bye-bye, de toute façon ça ne vaut pas le coup de rester si je ne peux pas prendre de photos. Mais il me détrompe encore : c'est 11 heures du soir qu'il voulait dire. Une autre rude journée nous attend donc, au milieu des équilibristes fous, des escrocs, des suppliciés et des anges de la mort. Un ange de la mort dont nous croiserons les pas tout au long de ces deux jours, beau comme pas possible, en lequel je reconnais celui qui a tiré sur le garçon en sang. Je pourrais me pâmer d'amour pour ce genre de mec. Et JF le sent bien. C'est le moment qu'il choisit, évidemment, pour me demander des comptes. Pourquoi l'avoir invité chez moi la veille au soir, sachant pertinemment qu'il habite maintenant à l'autre bout de la ville, au Point du Jour. Pire : sans lui avoir avoué qu’entre-temps j'avais déménagé.   

Que va-t-il découvrir, des méfaits que j'ai commis hier, dans mon ancien appartement ? Soupçonne-t-il un garçon d'être à l'origine de mes mensonges et de mes trahisons ? Mais ses questions n'aboutissent pas, et je m'en tire à bon compte. Nonobstant, il va falloir rester ici encore quelques heures, sans appareil photo, avec le piètre secret qu'il faut retenir au bord de mes lèvres, et ma seule consolation, je dirais même ma sombre exultation, c'est de croiser sans cesse le chemin du tueur qui assainit la ville, une ville où tout individu est un fou dangereux. Je languis quand même de rentrer chez moi.

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Kiki et l'oiseau de maman

Publié le 11 Août 2018 par Thaddée dans Récits Petits mystères au quotidien

Quelque mois avant sa mort, alors que ma Kiki souffrait de difficultés respiratoires et vivait sous antibiotiques, je lui ai fait promettre d'aller voir ma maman et de rester avec elle une fois qu'elle serait passée de l'autre côté. Je le lui ai demandé plusieurs fois parce que c'était une consolation de pouvoir me dire que maman et Kiki étaient ensemble.

Hier soir il est arrivé quelque chose de tout à fait extraordinaire. Félix s'est allongé devant la volière de Kiki et s'est mis à ronronner comme un bienheureux ... cependant que les grilles de la cage étaient ébranlées comme du temps où ma petite perruche grimpait dessus. Déjà très étonnée, et sans trop comprendre ce qui se passait, j'ignorais que je n'étais pas arrivée au bout de les surprises ...

 

Il est l'heure de se coucher. Je me prépare comme chaque soir, renouvelant l'eau de Félix, lui mettant son compte de croquettes pour la nuit. Il est au pied de la volière et ronronne. La volière fait du bruit comme si ma petite perruche y vivait encore. Et là mes yeux se portent sur une boîte à bijoux que j'ai chinée dans un vide-grenier il y a déjà bien quelques années. Sur le couvercle j'avais deux oiseaux porte-bougies auxquels j'ai ajouté les deux oiseaux de maman, récupérés après sa mort parmi d'autres petites choses. Or, j'ai beau regarder, je ne vois pas quatre oiseaux ... mais seulement trois.

Où donc a bien pu passer le quatrième oiseau ? Un de ceux qui étaient à maman ? Je regarde par terre sans trop pouvoir m'expliquer comment il aurait fait pour tomber, la boîte à bijoux n'étant pas à proprement parler tout au bord du buffet. Et tout à coup, je ne sais comment je pense à regarder là, je le découvre au pied de l'urne cinéraire de Kiki ...

 

Pour moi c'est un signe et la reconnaissance, la joie, l'emportent largement sur la surprise. Oui c'est le signe que maman et Kiki sont ensemble. Elles viennent de me le dire, en faisant voler l'oiseau de maman tout contre l'urne de Kiki. Moi je crois en ces choses, qui me font chaud au cœur et me permettent de vivre. Et quand bien même je n'y croirais pas ... Comment m'expliquerais-je la présence de l'oiseau au pied de l'urne ? Et le ronronnement de Félix, et le bruit de la volière ?

NB - Les tubes victoriens proviennent de l'île de kahlan

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Journal d'une vie (pas) simple et tranquille

Publié le 24 Novembre 2017 par Thaddée dans Photo et Vidéo, Une vie comme les autres, Récits Petits mystères au quotidien, Echange et Partage, Poésie Toutan, Planète tétraèdre ne tourne pas rond

Moelleux marbré, mardi 21 novembre 2017

Moelleux marbré, mardi 21 novembre 2017

Mardi 21 novembre 2017

Cuisine ce matin : gratin de courge et moelleux marbré. De chaudes odeurs commencent à envahir la cuisine. Et tandis que je m'assieds à mon bureau pour attendre que finissent de cuire mes plats, je sens la présence de maman, je respire son parfum, elle qui aimait tant cuisiner ...

Le gâteau est plutôt réussi, ce qui est une grand première car la pâtisserie et moi, ça fait deux. Il m'a fallu de la farine, du cacao, trois œufs, 20 cl de crème liquide er 45 minutes de cuisson au four traditionnel. C'est tout bête mais ça m'a pris du temps et jusqu'à la dernière minute j'ai eu peur que mon gâteau ressorte du four complètement liquide ou brûlé au troisième degré (c'est ma spécialité).

Gratin de courge, mardi 21 novembre 2017

Gratin de courge, mardi 21 novembre 2017

Pour le gratin de courge je ne me fais aucun souci : c'est mon troisième de la saison, plus que je n'en ai jamais fait. Les deux précédents étaient très bons, donc aucune raison pour que j'aie raté celui-ci. Pour tout dire, je me débrouille plutôt bien en cuisine. Ma spécialité c'est la potée, j'en ai fort souvent régalé ma famille et mes amis. Par contre, la pâtisserie est une catastrophe. Je me souviens encore de ma première expérience : ma pâte à tarte coulait le long de la table !

Brassica oleracea var. acephala, Chou d'ornement

En flânant au soleil j'ai vu chez la fleuriste le nom latin d'une plante que j'aime beaucoup : c'est le Brassica. Le Brassica est un chou d'ornement. Un peu comme les courges, quoi. Il y a celles qu'on mange et celles qu'on expose. Reste à savoir si on peut les manger après les avoir gardées quelques mois durant comme éléments décoratifs dans un coin du salon. Quant au chou d'ornement, la question ne se pose pas : on se contente de l'admirer. Il est tellement beau. On dirait une grosse salade verte au cœur rose. Pour en avoir eu chez moi, sur la terrasse du temps où j'avais un extérieur, je le trouve incroyablement rustique et sympa.

Mercredi 22 novembre 2017 - Partir à midi

Il faut que je me dépêche. Où est mon grand sac ? Bon, par quoi je commence. Les vêtements, c'est plus sûr. Allez. Des pantalons. Des T-shirts. Des pulls. Des chaussettes. Chaudes ou pas chaudes les chaussettes ? Les sous-vêtements. Pas besoin d'en prendre une cargaison, je les laverai au fur et à mesure. Au fait, les serviettes. Est-ce que j'en aurai assez ? J'ai le temps de faire une lessive ou pas ?
- Maman ! Tu peux me laver une serviette ?
Et d'un problème de réglé. Bon Dieu de Bon Dieu il ne me reste pas assez de kleenex et je ne vais quand même pas me coltiner des mouchoirs en tissu. Qu'est-ce qui manque maintenant ? Bouh, ça se voit que je n'ai plus l'habitude de partir en vacances. Bon sang de bonsoir, les produits de toilette. Je n'ai pas de trousse de toilette assez grande. C'est la guigne. Putain j'allais oublier les médicaments. Le Levothyrox. Deux boîtes qu'on m'a données. Oh non ... les cachets sont tout rouges, on dirait de vieilles lentilles ratatinées, c'est pas étonnant qu'ils me rendent malade. Il faut que j'en reprenne. Mais pas le temps de sortir en acheter, je vais rater mon train, et le trajet est long, je languis d'être dans ma petite caravane toute maigre, je me demande si les parents l'aimeraient, bon je vais demander au frère.
- Hey, frangin, tu peux me reprendre du Levothyrox ? Tiens l'ordonnance. Dépêche-toi, je dois partir à midi. Merci !
Mon sac à main. Ne pas le laisser traîner derrière moi, on ne sait jamais. Combien ça va me faire de sacs en tout ? Oh la la ça va peser des tonnes. Bon. Là j'ai pas besoin de la notice, ça fera toujours ça en moins. Qu'est-ce que je pourrais enlever encore ? Ce gros livre, tiens.
- Tu es déjà rentré ? Tu as mon Levothyrox ?
- Ouais mais à la pharmacie ils ont voulu garder ta carte d'identité.
- C'est une blague ? Mais j'en ai besoin pour partir moi, il peut y avoir des contrôles dans le train ou au camping. Et j'ai pas le temps d'y aller. Merde alors. Merde.
Vite vite, il faut y aller. Mais c'est quoi cette rue ? Où est la pharmacie ? Il y en a une à gauche ... C'est là que le frère est allé ?

© Thaddée, Récits|Rêves, Petits mystères au quotidien

Analyse de texte - Ce rêve est un concentré de mes espoirs déçus, de mes rêves avortés. Souvenez-vous : au mois d'octobre j'avais mon billet pour partir au Sète mais au dernier moment Kiki a fait un malaise et j'ai dû rester en attendant qu'elle aille mieux : j'ai raté mon train. J'envisageais d'y aller en novembre ... mais je suis malade depuis le début du mois. Et vous rappelez-vous mes rêves de caravane ou de mobil home ? Tombés à plat comme des soufflés, eux aussi. Quant au Levothyrox ... c'est mon cheval de bataille du moment.

Ce matin j'ai peur, parce que je ne peux plus avancer, j'ai l'impression d'avoir 90 ans, je n'ai pas été aussi malade depuis mon inflammation de la thyroïde en 2011, laquelle a déclenché l'hypothyroïdie. Si je devais me faire hospitaliser, que deviendraient mes petits compagnons ?

Félix le chat, Choukette la chouette, Nougat l'oursonne et Gaspard le chien, petits animaux faits au crochet par Nell © Photo de Nell

C'est Nell qui m'a confectionné tous ces petits personnages, ils vont bientôt m'arriver par la Poste. Je ne sais pas quoi dire tant c'est une attention touchante ... Merci, Nell. Je leur consacrerai un article quand je les aurai reçus.

Photo du mercredi 22 novembre 2017 autour de 16 heures

Photo du mercredi 22 novembre 2017 autour de 16 heures

Et les étoiles tombent
Comme s'il en pleuvait
Sur mon village sombre
Aux ruelles pavées

Et le vent qui les pousse
En fait l'eau d'un torrent
Les cheveux de la brousse
Un océan vivant

Oui c'est tout l'or du monde
Qui me coule dessus
Dans l'incessante ronde
Des attentes déçues

Une averse où j'entends
Bruire l'âme des morts
M'appeler ma maman
Qui dans l'étoile dort

Dans l'étoile qui tombe
Et s'envole dans l'air
Au souffle d'une tombe
Qui rentre dans l'hiver.

© Thaddée, Requiem, 22.11.17, Poésie Toutan

Jeudi 23 novembre 2017 - Un appart' dans mes moyens

Journal d'une vie (pas) simple et tranquille

- Vous avez formulé une demande pour louer un de nos appartements. C'est impossible. Nos logements sont réservés à l'élite, vous n'entrez pas dans la catégorie de nos clients de prédilection.
C'est la deuxième fois que je fais le coup à mes parents. A peine ai-je emménagé que je les oblige à refaire les cartons pour les déposer à ma nouvelle adresse.
- Tant mieux, que je réponds à l'agent immobilier. J'habite un appartement tellement original, je ne veux pas en changer.
Le dit appartement ne ressemble effectivement à aucun autre. Les sanitaires sont installés dans une vaste salle tapissée de miroirs sans tain où sont accrochés de beaux rideaux jaune doré neufs et raides retenus par des embrasses assorties. J'hésite à y entrer de peur qu'on m'y voie. Tout le sol de l'appartement, recouvert d'un enduit vert-de-gris, est en pente et cabossé. Chez moi ? - C'est unique en son genre.

© Thaddée, Récits|Rêves, Petits mystères au quotidien

Vitrine Pierflor - Photo du jeudi 23 novembre 2017 au soir

Vitrine Pierflor - Photo du jeudi 23 novembre 2017 au soir

Placardée sur certaines vitrines, l'annonce de soldes à l'occasion du Black Friday dont j'ignorais jusqu'au nom. C'est en fait une tradition directement importée des Etats-Unis ... encore une. Et une vague de folie furieuse à venir ce vendredi 24 novembre 2017 ...

Source : Expertcom | Black Friday

Source : Expertcom | Black Friday

Aux États-Unis et au Canada, le Black Friday (littéralement le vendredi noir, parfois traduit par vendredi fou) se déroule le lendemain du repas de Thanksgiving. Il marque traditionnellement le coup d’envoi de la période des achats de fin d’année. Plusieurs commerçants profitent de ce moment pour proposer des soldes importants.

Black Friday (shopping) | Wikipédia

 

Et maintenant le sujet qui fâche
Source : Daily Nord

Source : Daily Nord

Vous êtes bien quelques uns à me suggérer de me procurer du Levothyrox ancienne formule à l'étranger, sachant que l'Espagne et l'Italie, entre autres, ne connaissent pas la polémique qui secoue actuellement la France en matière de santé publique. Ici, laboratoire et patients sont en guerre, mais c'est une guerre sans issue.

Il me serait possible de me fournir en Levothyrox ancienne formule, par le biais de ma sœur, en Espagne. Mais ça fait des semaines que j'hésite et je vais vous expliquer pourquoi.

A savoir, en premier lieu, qu'un changement de traitement n'est pas sans incidence sur l'état de santé du patient. Et pour le reste ... c'est un peu plus compliqué mais ça se tient : pour vous donner un exemple, je viens de faire une prise de sang qui révèle un taux de TSH de 11,5, ce qui représente presque trois fois le taux normal. Ce taux élevé signifie que je suis en hypothyroïdie. Au vu de quoi ma doctoresse m'a prescrit du Levothyrox 125 pour essayer de faire baisser le taux de TSH. Ce Levothyrox 125 est encore un Levothyrox nouvelle formule, étant donné que l'ancienne formule, en France, n'est plus disponible en pharmacie depuis le mois d'avril.

Or je ne peux pas savoir si le Levothyrox 125 ancienne formule est équivalent au Levothyrox 125 nouvelle formule. Vu que c'est la nouvelle formule qui a déréglé mon taux de TSH, il me paraît peu probable que les dosages de l'une et de l'autre formules soient équivalents.

Je vais tenter de vous expliquer en détail. Jusque là je prenais du Levothyrox 100 en semaine et du 125 le week-end et ça marchait très bien sous l'ancienne formule, mon taux de TSH était impeccable. En prenant la nouvelle formule de Levothyrox, mon taux de TSH est monté à 11,5. Le tout c'est de le faire redescendre n'est-ce pas ? Du coup ma doctoresse m'a prescrit du Levothyrox 125 nouvelle formule à prendre toute la semaine. Mais rien ne me certifie que le Levothyrox 125 ancienne formule est adapté à ma situation. Et il n'y a qu'un médecin pour savoir comment doser le Levothyrox de ses patients. D'où ma question : est-il vraiment prudent de se procurer du Levothyrox ancienne formule à l'étranger, sans le concours d'un médecin seul habilité à le prescrire en tout état de cause, comme on se procurerait une cartouche de cigarettes à moitié prix ?

De nombreux patients ayant repris l'ancienne formule affirment que les effets indésirables qu'ils subissaient jusqu'alors ont complètement disparu. Je suis très sceptique. La seule idée d'un "mieux immédiat" me paraît tout à fait impossible. Et quand bien même ces patients, moralement soulagés d'être revenus à l'ancienne formule, croiraient ressentir une amélioration de leur état général, rien ne prouve que cette amélioration sera durable et définitive.

Quoi qu'il en soit, il est fortement déconseillé d'interrompre ou d'arrêter son traitement, ce qui serait pire que tout. Nous, les patients souffrant d'hypothyroïdie, nous ne POUVONS pas vivre sans Levothyrox, qu'il s'agisse de l'ancienne ou de la nouvelle formule.

Dans l'attente de Noël, Eglise catholique à Lyon - Clic pour voir au format réel
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Pour terminer sur une note plus gaie je vous propose quelques photos prises dans le livret que j'ai reçu hier de l'Eglise catholique à Lyon. Même si, pour raisons personnelles, je n'ai pas pu retourner à l'église depuis le mois de janvier, ce livret m'a fait rêver et a rempli mon cœur de joie. Sachant que Noël cette année risque d'être un peu compliqué. En effet cette fête lumineuse restera toujours pour moi source d'émerveillement ; mais c'est au surlendemain de Noël que notre petite maman nous a quittés l'année dernière. Cette date sera donc, pour toujours aussi, associée à la souffrance de l'avoir perdue. Même s'il m'apparaît que ce n'est pas le fait du hasard si maman est partie deux jours après que soit né le petit Jésus. Comme les cloches sonnaient au jour glacial de ses funérailles. Oh oui, elles carillonnaient comme en un jour de liesse, comme pour célébrer le plus heureux des événements. C'était le 31 décembre 2016.

Dans l'attente de Noël, Eglise catholique à Lyon - Clic pour voir au format réel
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Nous entrons lentement mais sûrement dans la période des fêtes. Chez nous, à Lyon, les festivités de fin d'année s'ouvrent au 8 décembre, avec la Fête des Lumières, c'est à dire les Illuminations, la Fête de la Vierge. Mais avant viendra l'Avent ... du latin adventus, qui veut dire avènement.

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La légende de la tour qui monte, qui monte ...

Publié le 31 Mai 2017 par Thaddée dans Récits Petits mystères au quotidien, Lugdunum à tous les temps

Photo du 18 mars 2017, tour de La Mulatière (69)

Photo du 18 mars 2017, tour de La Mulatière (69)

Il était une fois, il y a très-très longtemps, un sauvage assoiffé de solitude et de lecture. Il s'installa dans une tour, parmi des centaines de livres. Mais un jour, un voisin fit planter un arbre tout près de la tour. Furieux, et désespéré que l'arbre lui bouche la vue, le sauvage fit monter la tour d'un étage. Et plus l'arbre grandissait, l'empêchant de voir le paysage, plus le sauvage faisait grandir la tour. C'est pourquoi cette tour est si haute.

Une autre version de l'histoire raconte qu'un homme très important avait fait bâtir cette haute tour pour pouvoir surveiller, de son sommet, toute la ville.

Mais un vieil homme, aujourd'hui, se rappelle quand il était petit : il montait dans la tour pour rencontrer un homme solitaire, qui vivait entouré de centaines de livres, et à condition de respecter le silence et de ne rien toucher, l'enfant pouvait rester là, dans la tour, avec l'homme épris de solitude et de lecture.

Histoire rapportée par Odile Masquelier, propriétaire du Jardin de La Bonne Maison, à La Mulatière, d'où l'on aperçoit le sommet de la tour.

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