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Le blog de Thaddée

"Ce qui parle le mieux de nous, ce n'est pas ce que nous disons, c'est ce que nous faisons. Je fais des livres qui parlent de moi sans le dire." TS | Actualité OB Kiwi et plates-formes de blogs, Déco blogs, Balades à Sète, Chroniques lyonnaises et fidésiennes, Escapades, Histoires de chats et d'oiseaux, Littérature, Photographie, Société, Poupées, Tricot, La vie ... Communauté : "Victor & Victoria", esprit shabby chic, romantique et cosy.

une vie comme les autres

Le souffle du printemps

Publié le 28 Février 2020 par Thaddée dans Tricot, Poupée, Une vie comme les autres

Un beau soleil recommence à baigner nos intérieurs. Avec son retour, une irresistible envie de tenues fraîches et neuves, et de couleurs gaies. Ce que nous ne faisons pas forcément pour nous, nous le faisons pour nos petits-enfants quand nous avons le bonheur d'en avoir ; à défaut, nous habillons nos poupons et poupées de tenues pimpantes et de jolis tissus fleuris.

Sur le modèle de la petite barboteuse de Michelle, une culotte bouffante pour ma Lola

Sur le modèle de la petite barboteuse de Michelle, une culotte bouffante pour ma Lola

Pour attendre patiemment que j'aie complété sa tenue, Lola a revêtu sa nouvelle robe bleue avec pour motifs des fraises toutes roses sur fond vichy.

Le souffle du printemps

Lola n'est pas la seule à avoir été gâtée : Marin, Babyl et Mimi la Nenuco portent leurs nouvelles gigoteuses.

Mais j'ai terminé ce matin l'ensemble de Lola : en plus de la petite culotte bouffante et toujours sur le modèle de la barboteuse de Michelle, un petit haut à bretelles juste nouées sur la nuque, parce qu'il est difficile d'habiller ces bébés tout repliés sur eux-mêmes, et Lola plus encore du fait que je ne veux pas abîmer ses beaux cils et ses jolis cheveux. Les vêtements doivent nécessairement passer par les jambes, donc pas de couture.
Les chaussons ont été tricotés d'après le tuto de Michelle, initialement créé pour des Paola Reina. Les pieds de Lola étant un peu plus grands, j'ai monté 34 mailles au lieu de 30.

Félix petitou dans notre appartement d'Oulins (69), il avait quelques mois

Félix petitou dans notre appartement d'Oulins (69), il avait quelques mois

Hier matin nous étions chez le vétérinaire avec Félix, un très bon vétérinaire qui l'a facilement manipulé sans que Félix lui arrache la tête. On a coupé les griffettes dont une était incarnée. Le cœur va bien, même si l'hyperthyroïdie génère un léger souffle cardiaque. En revanche ... Félix ne pèse plus que 3,7 kg contre les 8 kg et quelque qu'il pesait avant sa maladie ... Il est vraiment très maigre et vomit beaucoup. Bien sûr je m'inquiète de son état de santé. Chaque jour, en me disant que c'est peut-être le dernier, je le couvre de caresses et de baisers. Et nous jouons à cache-cache et nous faisons la course, mais il triche en passant derrière le canapé accolé au mur, ce que je ne peux pas faire bien évidemment. Félix, il avait quelques semaines à son arrivée chez moi dans le coin d'une boîte à chaussures. Toute une vie s'est passée depuis : il a 15 ans 1/2.

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Quelque chose d'éternel

Publié le 16 Novembre 2019 par Thaddée dans Photo et Vidéo, Journal d'un écrivain, Une vie comme les autres

La Mer en fête sur ses marches comme une ode de pierre

Saint-John Perse, Amers

Mardi 5 novembre - En premier lieu : grâce à Jean-François qui me questionne régulièrement sur mon écriture j'ai réussi, ce matin, à rédiger le début d'une nouvelle intitulée Section 4 que je publierai  sur le blog morceau par morceau pour que vous n'ayez pas trop à lire en une seule fois.

Lundi 4 novembre - Cet après-midi je file à la Poste de la Corniche faire des photocopies. La mer est à deux pas. J'en profite pour aller voir où en est la plage après les tempêtes d'il y a quinze jours.

Quelque chose d'éternel

De petits cairns ont repoussé sur les rochers ; toujours l'oeuvre du même monsieur préoccupé de décorer la plage. L'eau bouillonne pas mal. C'est beau.

Quelque chose d'éternel
Quelque chose d'éternel
Quelque chose d'éternel
Quelque chose d'éternel
Quelque chose d'éternel

A vrai dire il y a eu comme un déclic ces derniers jours : j'ai enfin réalisé que j'habitais au bord de la mer, que c'était chez moi, que je pouvais aller à la plage quand ça me chante, y rester aussi longtemps que je veux sans me précipiter pour reprendre un train. Pareil pour l'appartement : je m'y sens de plus en plus chez moi même si tout n'est pas encore complètement rangé. L'arrivée du froid renforce le sentiment de sécurité qu'on a dans son petit nid.

Quelque chose d'éternel
Quelque chose d'éternel
Quelque chose d'éternel
Quelque chose d'éternel
Quelque chose d'éternel

J'espère toujours croiser les pas du monsieur qui élève ses cairns sur la plage du Lazaret. Je voudrais voir comment il fait, combien de temps ça lui prend de mettre en équilibre une pierre sur une autre. Il se fond dans quelque chose d'éternel : la mer, qui faisait déjà ce bruit de vagues quand j'étais enfant, qui fait le même aujourd'hui, que le fera pour les siècles des siècles.

Notre Dame Souveraine du Monde

Notre Dame Souveraine du Monde

Vivre pour vivre, ce pourrait être ma nouvelle devise. Sans oublier d'écrire. Je vous souhaite à toutes et tous une excellente semaine, à bientôt.

Mercredi 6 novembre - Dans l'après-midi je retourne à la plage du Lazaret, explorer un coin que je ne connais pas : de gros blocs de pierre noirs et de la végétation méditerranéenne bien verte. Un paysage pittoresque et sauvage digne du mois de novembre.

Quelque chose d'éternel
Quelque chose d'éternel
Quelque chose d'éternel
Quelque chose d'éternel
Quelque chose d'éternel

Lundi 11 novembre - J'apporte la touche finale à ma nouvelle. C'est maintenant l'heure de relire et d'affiner. Depuis que j'ai rédigé ce texte les idées affluent de toute part, je me sens "en état d'écriture" même si ça se passe beaucoup plus dans ma tête que sur le clavier. Je regrette le temps où j'écrivais tout à la main ; le temps des manuscrits papier. Mais tout recopier sur l'ordinateur c'est un travail de fou ...

En arrivant devant l'Espace Gorges Brassens, jeudi 14 novembre 2019

En arrivant devant l'Espace Gorges Brassens, jeudi 14 novembre 2019

Jeudi 14 novembre - L'Espace Georges Brassens. J'avais une invitation pour le musée, alors pourquoi me priver d'une visite gratuite. Une seule photo de l'extérieur ; aucune à l'intérieur. Il faut dire : il y a tant à entendre avec la voix de Brassens (audio-guide) qui nous accompagne de salle en salle, et tant à voir avec des photos de lui en compagnie de Brel, Depardieu, Enrico Macias et plein d'autres connus ou pas, ses manuscrits, ses techniques d'écriture et de composition musicale ... jusqu'à la salle vidéo, où un écran géant retransmet l'un de ses concerts en direct. Son timbre est si chaud, si bienveillant son regard ... Que d'émotion.

Félix samedi 16 novembre 2019, 15:50

Félix samedi 16 novembre 2019, 15:50

Samedi 16 novembre - Depuis quelques jours Félix recommence à miauler et je ne comprends ce qu'il veut. Il a bon appétit, joue comme un petit fou ... Sent-il la neige ? est-il "en chaleur" ? La nuit il se tient tranquille à mon côté c'est déjà ça de pris. Et il est vraiment content quand j'ai fait le ménage. Sur ce ... Je boucle enfin cet interminable article qui vous donnera une idée de ce à quoi j'occupe mes journées. En vous souhaitant un agréable week-end, à toutes, à tous,

Amitiés.

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La tombe sans nom

Publié le 1 Novembre 2019 par Thaddée dans Une vie comme les autres

C'est l'idée de Nounou : comme je ne peux pas aller à Lyon pour la Toussaint, me recueillir sur la tombe de mes parents, je descends au cimetière le Py choisir une tombe abandonnée qui sera dépositaire de leur mémoire. Très vite, je me rends compte que même les tombes les plus anciennes sont généreusement fleuries, peut-être par des exilés qui font la même chose que moi. Je tourne pas mal, en repérant quelques unes par ci par là, sans m'attarder toutefois car elles portent un nom, des dates de naissance et de mort, le portrait des personnes défuntes, et ce serait trop dur pour moi de confondre ma propre histoire avec celle de ces âmes. Alors je continue de chercher jusqu'à stopper net devant LA tombe qui recevra mes fleurs : elle est sans nom, sans date et sans portrait ;  juste un beau Christ qui lui apporte sa touche religieuse nécessaire, car mes parents étaient très croyants et maman très pratiquante. Sans plus réfléchir, avec reconnaissance, je dépose ma potée de cyclamens sur la pierre.

La tombe sans nom

A la suite de quoi, ne sachant rien d'elles, je m'adresse d'abord aux personnes qui reposent là, peut-être pour les remercier de bien vouloir accueillir mon étrange offrande. Puis j'essaie de parler à mes parents. Ce n'est pas facile. Je sais qu'ils ne sont pas là. La tombe que j'ai choisie pour les représenter n'a rien à voir avec leur sépulcre de marbre avec son oiseau sur la stèle. En plus de ça, passent et repassent des visiteurs chargés de leurs pots de chrysanthèmes, impossible de trouver l'intimité qu'il me faut pour apprivoiser la tombe inconnue. Après avoir cramponné mes deux mains aux grilles rouillées je m'aperçois que son petit portillon s'ouvre, facilitant le dépôt de fleurs et d'objets. Décidément je l'ai bien choisie. Il me faut maintenant mémoriser des repères pour la retrouver sans problème lors de mes prochaines visites. Voilà qui est fait. Je m'en vais, je reviens, je m'en vais ...

La tombe sans nom

En m'acheminant vers la sortie je passe par la tombe de Brassens honorée par ses admiratrices et ses admirateurs qui déposent là des fleurs et de petits objets. J'y vois une pipe. Jean-Marc, j'ai associé ton nom à mes pensées, je sais que tu aimes beaucoup Georges Brassens.

Je me permets de prendre en photo ce gisant que je n'avais jamais remarqué

Je me permets de prendre en photo ce gisant que je n'avais jamais remarqué

La tombe sans nom

A l'entrée du cimetière un défilé se prépare avec pompiers et fanfare. Tout est prétexte aux Sétois pour marcher en musique. Des chrysanthèmes du Jardin des Fleurs sont vendus dans l'enceinte et le public se presse pour regarder. Ce que je ressens après avoir déposé mes fleurs sur la tombe sans nom ? - Joie et soulagement. J'ai fait ce que j'avais à faire. Je retournerai au Py quand il y aura moins de monde pour me familiariser avec ma pierre et sa grille rouillée. J'apporterai régulièrement des fleurs. J'ai besoin de me sentir proche de mes parents. Merci Nounou. Tu m'as fait là le plus beau des cadeaux.

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Une surprise pour Félix ?

Publié le 30 Avril 2019 par Thaddée dans Une vie comme les autres

Zeudi 25 avril - Ze sens qu'il se trame quelque çose. Depuis hier mawmaw prend des mesures dans tous les coins de notre petit cez nous. Finalement ce matin après des heures et des heures de recerce sur Internet l'a commandé un nouveau lit parce que l'actuel, ça commence à craindre. Et comme le gagne de la place avec le nouveau lit l'a dit à son Félix : "Mon Félix y'a pas de raison pour que tu aies pas ton petit lit à toi. Je vais donc te chercher un petit lit."

Bon ze suis pas sûr d'avoir tout compris pour son lit et le mien, le gain de place et le réaménazement du coin çambre, paraît qu'au printemps les z'humains l'ont très envie de rafraîcir leur espace de vie, et partant leur mode de vie. Moi ze demande rien : z'ai mon dôme où ze passe le plus clair de mon temps quand ce n'est pas sur le fauteuil ou sur le lit. Mais si le m'acète un petit lit rien que pour moi ze suis pas contre. Enfin faut voir, ze suis un çat très exigeant dans tous les domaines.

Ce matin après avoir commandé son lit, mawmaw l'a commandé le mien et après ça l'était excitée comme une puce et l'a dit : " Mon Félix je t'ai trouvé un petit lit adorable, tu l'auras dans quelques jours." L'a pris cez zooplus qu'elle connaît dézà pour avoir aceté il y a quelques années un arbre à çat qui sert de porte-plantes. Ze sais pas si vous vous rappelez le déballaze de l'arbre à çat ▲ ?

Zooplus c'est très bien parce qu'y a plein de cadeaux dans le colis, surtout des cadeaux pour mawmaw d'ailleurs, la dernière fois y'avait un zoli cahier. Voilà, soit dit en passant si vous avez envie de gâter votre çat, c'est une bonne adresse. Ca vaut aussi pour les lapins et les ciens. Bon. Y'a le serveur qu'est en maintenance donc pas de publication pour l'instant, ça se fera plus tard. D'ici ze vous souhaite un bon après-midi. Cez nous le vent le casse toutes les brances. Vaut mieux pas être dessous ... Ze vous embrasse les copinous, à bientôt pour se raconter nos petites vies de çats.

Mardi 30 avril - L'arrivée de mon "tit" lit

Faut dézà vous expliquer que mawmaw l'a dû, à contrecœur, reporter la livraison de son propre lit pour aller au rendez-vous que lui avait fixé l'assistante sociale de la Sécu qui l'a rien trouvé de mieux que lui dire : "Vous avez le rhume !? Vous êtes contagieuse ? Si vous étiez contagieuse vous ne seriez pas venue ? Ca se transmet par les papiers, il n'y a rien de pire que les papiers." Pendant que l'assistante sociale paniquait à l'idée de se faire contaminer, mawmaw le se disait dans son for intérieur : Si j'avais su j'aurais pas venu et j'aurais pu réceptionner mon lit aujourd'hui. Mais venons-en au propos de l'article : l'arrivée de mon petit lit.

Moi Félix, m'est avis que ça c'est un bien grand carton pour un bien petit lit

Moi Félix, m'est avis que ça c'est un bien grand carton pour un bien petit lit

C'est quoi ça ? - Tu ferais mieux de me faire zouer avec ma souris rouze.

C'est quoi ça ? - Tu ferais mieux de me faire zouer avec ma souris rouze.

C'est quand même bizarre comme truc ...

C'est quand même bizarre comme truc ...

Et voilà la niche Pueblo pour chat (note de mawmaw)Et voilà la niche Pueblo pour chat (note de mawmaw)

Et voilà la niche Pueblo pour chat (note de mawmaw)

Francement, dépenser autant d'arzent alors que ze suis si bien sur la çaise

Francement, dépenser autant d'arzent alors que ze suis si bien sur la çaise

Quoique ! ...

Quoique ! ...

Mawmaw prend la relève - Vous avez vu la queue du Félix au rez-de-chaussée de la niche ? Voilà, il l'a étrennée ! J'ai bon espoir qu'il l'adopte parce qu'il aime bien les petits endroits confinés pour se reposer.

Quant à moi je vous souhaite un très joli 1er mai. J'ai pris beaucoup de retard dans la lecture de vos blogs parce que j'étais très occupée par le réaménagement de mon petit chez-moi et je le suis d'ailleurs encore. Parce que c'est pas le tout de réorganiser l'espace, de l'optimiser comme on dit, faut encore que ça convienne à Félix et ça demande beaucoup de réflexion. Mais vous le savez puisque vous-mêmes vous avez des chats ou plutôt ... vous habitez chez vos chats wink.

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Félix le bienheureux

Publié le 11 Avril 2019 par Thaddée dans Une vie comme les autres

Voici quelques photos de mon Félix tout épanoui ce matin. Il n'a pas miaulé cette nuit ce qui reste un fait exceptionnel. Regardez comme il croise ses petites pattes et comme il me regarde par en dessous. S'il est aussi détendu c'est peut-être parce que le titi Punki "donne du coffre" et chante comme un perdu. Il ne chante que depuis trois jours et ne s'arrête plus guère que pour piquer une petite graine. Punki c'est le mâle, la huppe, particulièrement calme et confiant

Félix ce matin, jeudi 11 avril 2019
Félix ce matin, jeudi 11 avril 2019
Félix ce matin, jeudi 11 avril 2019

Félix ce matin, jeudi 11 avril 2019

Pour moi, je pars en reconnaissance à Sète mardi prochain. Difficile de faire coïncider les tarifs et la météo, du coup je pars pour pas cher ... sous la pluie. Ce qui ne me dérange absolument pas. Et d'une j'aime la mer sous la pluie, et de deux c'est un avant-goût du quotidien qu'on peut avoir à Sète. Il ne fera pas beau tous les jours quand j'y habiterai n'est-ce pas ? - Car voyez-vous j'ai beaucoup réfléchi ; j'ai considéré toutes les options : si c'est pour vivre dans un patelin du Sud, où les locations sont rares, autant rester à Sainte-Foy où je suis très heureuse. Alors ce sera Sète ou rien. Et ça prendra le temps qu'il faudra.

S'il ne fait pas trop mauvais cet après-midi je retournerai dans le 1er arrondissement prendre quelques photos du dit-endroit que j'ai trouvé fermé mardi dernier. Sur ce, je remercie celles et ceux qui me suivent parce que mon blog accuse une forte baisse de fréquentation depuis quelque temps, donc vos visites me sont d'autant plus précieuses. Ce sont elles qui me donnent envie de continuer à bloguer. A bientôt, et passez toutes et tous une agréable journée.

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Buller, c'est le top du top

Publié le 4 Avril 2019 par Thaddée dans Une vie comme les autres

18:00 - Le repos du guerrier

Cet après-midi nous avions RV à 16:00 chez le vétérinaire. Prise de sang inutile, puisque on ne peut plus le soigner. Mais on a coupé les griffes, écouté le cœur et les poumons, tâté le ventrou, et tout va bien. Par contre, mon gros chat qui pesait plus de 8kg avant sa maladie (la thyroïde) n'en pèse désormais plus qu'entre 4 et 5. Il n'a pas l'air comme ça sur la photo : c'est qu'en fait il reprend des forces. Chez le vétérinaire il s'est battu comme un lion. Il a fallu deux personnes pour essayer de le contenir avec une grande serviette et des gants de protection.

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Un marché à la poubelle

Publié le 3 Avril 2019 par Thaddée dans Planète tétraèdre ne tourne pas rond, Une vie comme les autres

Jour de marché sous la pluie, mercredi 3 avril 2019

Jour de marché sous la pluie, mercredi 3 avril 2019

Depuis quinze jours Sainte-Foy vit dans les poubelles et par beau temps, les mouches commencent à tourner. Je ne sais pas ce que revendiquent les éboueurs mais ils ont sans doute leurs raisons. Les pauvres, ils vont avoir du travail à leur retour. Il semblerait que la grogne s'installe en France. A quand l'émeute ? A quand la prise de la Bastille ?

Pour moi, j'ai reçu ce matin un avis favorable à la reconnaissance de qualité de Travailleur Handicapé, ce qui me donnera accès à un accompagnement personnalisé dans mes recherches d'emploi. C'est plutôt une bonne nouvelle, d'autant plus que je n'attendais pas de réponse avant 6 mois bon poids. Ma demande sera étudiée lors de la commission des droits et de l'autonomie, le 15 mai prochain.

Je vous souhaite à toutes et tous une bonne journée. Bon courage à ceux qui travaillent.

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Y'a pas que les anges déchus qui tombent par terre

Publié le 19 Mars 2019 par Thaddée dans Une vie comme les autres

Je viens d'avoir Pôle Emploi au téléphone : mes faibles indemnités ne me permettront pas de louer un logement à Sète. Alors à moins que mon assistante sociale, dont je n'ai aucune nouvelle depuis quinze jours, m'obtienne une aide financière conséquente, c'est un rêve plié-classé. Des mois et des mois de préparatifs ruinés en quelques secondes.

Juste avant de parler au conseiller de Pôle Emploi j'avais écrit ce poème. J'y croyais encore, j'étais encore dans la perspective de partir bientôt ...

Sète, la Pointe Courte, 18 février 2017

Sète, la Pointe Courte, 18 février 2017

L'amour l'a pas de frontières

~~~~~~~~~~

Mais si je pars demain
Qui passera te voir ?
Qui t'offrira des fleurs
Et qui te pleurera

La nuque sur la pierre
Je penserai à toi
Gisant depuis deux ans
Dedans le caveau froid

Loin des yeux loin du cœur
Mais ca n'existe pas
Nos pauvres liens terrestres
Sont bien plus forts que Ca

Si je m'en vais demain
Je t'emporte avec moi
Tu seras où je suis
Tu verras par mes yeux

Le gouffre de l'étang
Qui m'a fait te quitter
Tu sentiras son souffle
Te caresser les lèvres

Et tu verras la mer
La Méditerranée
Qui m'a pris mon ballon
Ne t'en souviens-tu pas ?

C'était il y a longtemps
Nous étions tous ensemble
Mon père et toi et moi
Nous prenions nos vacances

Sur les plages de sable 
Et les rochers abrupts
J'en ai gardé la trace
Un trou dans le genou

Les oiseaux se balancent
Et les voiliers aussi
Oh ma maman chérie
Regarde-les danser

La nuque sur la pierre
Je vais rêver de toi
Qui marches sur la grève
Et t'avances vers moi.

© Thaddée, mardi 19 mars 2019

Vous pourrez facilement comprendre que je n'ai pas le cœur à répondre à vos commentaires donc, exceptionnellement, je les ferme aujourd'hui, ne m'en veuillez pas. J'envisage l'avenir sous les plus sombres augures. C'est le cas de le dire : et maintenant que vais-je faire ...

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Chacun déménage comme il peut

Publié le 13 Mars 2019 par Thaddée dans Une vie comme les autres

Déménager- Verbe transitif. : 1. Transporter (des objets) d'un logement à un autre. Déménager ses meubles, ses livres.
Verbe intransitif : 1. Changer de logement. Nous déménageons fin mai. 2. (familier) Déraisonner. Tu déménages !

Chacun déménage comme il peut

Tout le monde bouge et moi je stagne. Hier soir, comme je revenais de faire quelques petites coursinettes au Vival de la place, quelle ne fut ma surprise en découvrant que le propriétaire du Coffre à Linge avait liquidé son affaire pour partir à la retraite. Adieu les petites poules, les petites horloges vintage, les peignoirs pour dames. Adieu, ce monsieur cordial et souriant qui ne poussait jamais à la vente et vous saluait toujours d'un petit signe de la main.

Et quelques pas plus loin, même chose avec Zoé en cuisine : après sept ans de bons et loyaux services, Zoé ferme boutique.

Et dans l'histoire moi seule je ne bouge pas, je ne ferme pas boutique, je ne me réinvente pas, je ne sais même pas quoi répondre à ma société de déménagement qui voudrait savoir où j'en suis de mes recherches d'appartement sur Sète, parce que j'en suis au point mort et pour cause, la situation se bloque à nouveau, ça pinaille comme disait mon père, je n'ai toujours reçu aucune Notification de mes Droits de Pôle Emploi, ils sont plus empressés de me recevoir en entretien (demain) que de me payer ce qu'ils me doivent, et la Cafal n'en finit plus de recalculer mon aide au logement au vu des événements récents qui m'ont vu accuser une baisse de revenus conséquente.

Alors quoi. Je me mets à penser à des choses tout à fait extravagantes, comme quoi l'espèce humaine est de toutes les espèces celle que la Nature a le moins gâtée. Pour preuve : regardez un vieil insecte, un vieil oiseau, un vieux chat. N'est-ce pas qu'ils restent beaux ? - Mais nous ... n'avons que quelques années pour briller avant de nous étioler et de nous faner bien plus irrémédiablement que des plantes vertes.

Et encore. Au cœur de mes digressions : l'espace-temps, ce truc immensurable dont on nous rebat les oreilles, qui tournerait peut-être sur lui-même dans un éternel recommencement ... Et si tout était à son instar, si tout tournait en boucle, au gré des naissances et des extinctions, alors il nous serait promis de renaître encore et encore et puis, au fil de nos vies successives, parvenir à réaliser des rêves qu'une vie seule ne nous permettrait pas de concrétiser.

Voilà où j'en suis. C'est une autre façon de "déménager", vous me suivez cheeky ?

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Dieu serre mais n'étrangle pas

Publié le 28 Février 2019 par Thaddée dans Une vie comme les autres, Photo et Vidéo

Voilà ce que m'a dit ce matin ma petite mamie, une petite dame de mon quartier très âgée que j'aime beaucoup-beaucoup, Dieu serre mais m'étrangle pas, du proverbe espagnol : Dios aprieta pero no ahorca. Il semble effectivement que le Seigneur ait quelque peu relâché son étreinte autour de mon cou. Attendez que je vous explique.

Fresque murale à l'entrée d'Oullins

Il y a quelques jours, alors que je suis encore en arrêt maladie, je reçois de l'Assurance Maladie une offre d'accompagnement pendant mon arrêt de travail, pour m'informer et me conseiller dans mes démarches. Je prends immédiatement contact avec le Service Social de l'Assurance Maladie. J'obtiens un rendez-vous le 27 février à 11:30, à Oullins (c'était hier).

Entrée principale de parc Chabrières, Oullins

Le problème étant que le jour du RV, je ne suis plus en arrêt maladie : j'ai reçu ma lettre de licenciement pour inaptitude physique et dans la foulée je me suis inscrite à Pôle emploi. Je me demande à juste titre si je dois maintenir le rendez-vous, d'autant plus qu'à mes yeux : assistante sociale + sécu = cata.

Le canal de La Saulaie, Oullins

Comme c'est incorrect et compliqué d'annuler à la dernière minute je me rends quand même à l'entretien et dès mon entrée dans le bureau de l'assistante sociale j'annonce la couleur : je ne sais pas si j'ai bien fait de maintenir le rendez-vous, étant donné que je ne suis plus en arrêt maladie depuis le 19 février.

 

Juste quelqu'un de bien

Mais la dame me fait asseoir ; en quelques secondes, établit mon profil : je me retrouve sans emploi à l'âge de 60 ans, je ne sais pas ce que je vais faire, j'accuse une baisse de revenus conséquente et je suis seule. Elle m'annonce aussitôt qu'elle va tout faire pour essayer de m'obtenir une aide financière.

Je tombe des nues. Je n'ai jamais rencontré quelqu'un comme elle, du moins, si rarement. L'après-midi même elle me rappelle pour me revoir lundi matin à Perrache avec une pile de justificatifs attestant de la précarité de ma situation.

Sète, île singulière, île bleue

Cette rencontre me rend un peu d'espoir et va m'aider à tracer ma route. En outre j'ai peut-être trouvé le moyen de dégoter un logement à Sète mais je ne vous en dis pas plus pour l'instant, question de superstition wink.

Le canal de La Saulaie, Oullins

Et pour le reste je suis malade comme un chien depuis bientôt une semaine : maux de tête, maux de ventre, fatigue, nausée - je crois que je souffre d'une gastro carabinée. Il faut dire que je suis dans les papiers jusqu'au cou, j'ai dix mille choses à penser, les rendez-vous se succèdent à tel point que j'oublie où j'étais la veille, et que ça ne va pas s'arranger les jours prochains ... J'ai même une échographie des yeux programmée pour le mois d'avril, l'ophtalmo ayant décelé une tension oculaire laquelle, me dit-il, ne doit pas être bien grave et n'est probablement pas le signe d'un glaucome. Espérons qu'il ait raison ... Je vous souhaite à toutes, à tous, une agréable fin de semaine. 

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